Le chef de l’Etat préside les travaux de la 12e séance du Conseil des ministres
"Le présent projet de Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF) a pour objet de moderniser le cadre juridique régissant de préparation, d’exécution et de contrôle du budget de l’État, afin de l’adapter aux exigences actuelles de la gestion des finances publiques en République de Djibouti", peut-on lire dans le communiqué publié à l'issue du Conseil.
L'ADI reproduit ci-après le communiqué final publié au terme des travaux de cette 12e séance du Conseil des ministres :
En début de séance, Son Excellence le Président de la République, Chef du Gouvernement, a fait une allocution au Conseil sur les modalités à mettre en œuvre afin d’appuyer davantage la jeunesse. A ce titre, le Chef de l’Etat a mentionné l’attribution exceptionnelle et spécifique d’une dotation de 1,8 milliard de francs djiboutiens au Fonds de Développement Économique de Djibouti (FDED) afin de soutenir l’entrepreneuriat national, de lutter contre le chômage des jeunes et de diversifier l’économie. Il a souligné la nécessité de faciliter l’accès des jeunes entrepreneurs au financement pour concrétiser leurs projets et créer des emplois durables. Il a insisté sur le rôle du FDED dans l’accompagnement des bénéficiaires, notamment à travers la formation, l’assistance technique et le suivi des activités. Une attention particulière sera accordée aux secteurs prioritaires tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, le tourisme, les énergies renouvelables, la logistique, les services numériques et l’économie circulaire. Enfin, le Président a rappelé que la réussite de ce programme sera mesurée à la viabilité des entreprises créées, au nombre d’emplois générés et à leur contribution durable à la prospérité nationale.
Ont été examinés et approuvés les textes suivants :
MINISTERE DU BUDGET.
1ERE QUESTION : Projet de Loi Organique relative aux Lois de Finances.
Le présent projet de Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF) a pour objet de moderniser le cadre juridique régissant de préparation, d’exécution et de contrôle du budget de l’État, afin de l’adapter aux exigences actuelles de la gestion des finances publiques en République de Djibouti. Il a pour ambition (i) de renforcer la discipline budgétaire, (ii) d’améliorer l’efficacité de la dépense publique et (iii) de consolider la transparence ainsi que la responsabilité dans la gestion des ressources de l’État. Il s’inscrit dans l’évolution historique du cadre juridique des finances publiques Djiboutiennes.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la Vision Djibouti 2035 et du Plan national de développement (PND) ADEEG 2025-2030. Elle répond à la nécessité de mieux articuler les priorités nationales de développement avec la programmation budgétaire, tout en garantissant une allocation plus efficiente des ressources publiques.
Le texte entend ainsi remplacer la Loi n°107/AN/00/4ème L du 29 octobre 2000 relative aux lois de finances, qui elle-même se substituait à la délibération n°475/6e L du 24 mai 1968 afin d’adapter le cadre réglementaire aux évolutions institutionnelles et aux nouvelles exigences de gouvernance financière.
Le projet de loi organique consacre une approche budgétaire fondée sur des programmes de politiques publiques, assortis d’objectifs et d’indicateurs de performance clairement définis. Cette orientation vise à mieux relier les crédits alloués aux résultats attendus et à améliorer l’évaluation de l’action publique.
Il prévoit également l’élaboration d’un document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle, destiné à renforcer la visibilité sur les ressources et les dépenses de l’État, à anticiper les incidences financières des politiques publiques et à préserver les équilibres budgétaires à moyen terme, dans le respect du principe d’annualité budgétaire.
Le projet introduit la déconcentration de la fonction d’ordonnateur des dépenses au profit des ministres, par délégation de l’ordonnateur unique, ainsi qu’un renforcement de la responsabilité des gestionnaires de programmes.
Il prévoit notamment la gestion des crédits en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, la fongibilité asymétrique des crédits et la fixation de plafonds d’autorisation d’emplois rémunérés par l’État.
Le texte précise également les responsabilités respectives des autorités chargées du Budget et de l’Économie et des Finances, notamment en matière de régulation budgétaire, de préservation des équilibres financiers et de mobilisation des financements extérieurs.
Par ailleurs, le principe de sincérité budgétaire est consacré afin de garantir une évaluation réaliste des recettes et des dépenses, ainsi qu’une meilleure fiabilité des comptes publics.
Le projet de Loi organique prévoit un renforcement des prérogatives du Parlement et de la Cour des comptes en matière d’information, de contrôle et d’évaluation de la gestion budgétaire.
À ce titre, il institue un débat d’orientation budgétaire au Parlement, fondé sur le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle, et prévoit la transmission périodique des situations d’exécution du budget.
Il introduit également le contrôle interne budgétaire, le contrôle de gestion et le contrôle interne comptable, afin d’améliorer la maîtrise des risques, la qualité des comptes et l’évaluation de l’efficacité de la dépense publique.
Enfin, le projet intègre la dématérialisation des procédures d’élaboration et d’exécution budgétaires, comptables et financières de l’État. Il prévoit notamment le développement d’un système intégré de gestion des finances publiques, l’archivage électronique, l’utilisation de la signature numérique et la publication en ligne des données budgétaires.
Ces mesures visent à renforcer la traçabilité des opérations, à fiabiliser l’information financière et à améliorer l’accès aux données relatives à la gestion des ressources publiques. Leur mise en œuvre sera complémentée par des textes réglementaires portant notamment sur (i) le règlement de la comptabilité publique, (ii) la nomenclature budgétaire révisée, (iii) le Plan comptable de l’État et (iv) le Tableau des opérations financières de l’État (TOFE).
Le projet de loi organique est organisé en onze titres couvrant (i) les dispositions générales, (ii) le domaine et la classification des lois de finances, (iii) leur contenu et leur présentation, (iv) le cadrage macroéconomique, (v) les procédures d’élaboration et de vote, (vi) l’exécution des budgets publics, (vii) le contrôle des finances publiques, (viii) la responsabilité des acteurs, (ix) la dématérialisation des procédures ainsi que (x) les dispositions transitoires et finales.
À travers cette réforme proposée, le gouvernement entend se doter d’un cadre juridique adapté aux exigences contemporaines de la gestion publique. Le projet vise ainsi à améliorer la mobilisation et l’utilisation des ressources publiques, à renforcer la transparence financière et à promouvoir une gestion budgétaire davantage fondée sur la performance, la responsabilisation et la reddition des comptes.
Enfin, compte tenu de l’ampleur des transformations envisagées, le projet de loi organique prévoit une mise en œuvre progressive de la réforme, notamment en ce qui concerne la budgétisation par programmes et dotations, la programmation pluriannuelle des dépenses et l’évolution des fonctions d’ordonnateur délégué et subdélégué de l’État.
2EME QUESTION : Projet de Loi portant budget rectificatif de l’Etat pour l’Exercice 2026.
Le présent projet de Loi de Finances Rectificatif (LFR) pour l’année 2026 a pour objet la révision des prévisions budgétaires de la Loi de Finances Initiale (LFI) pour la même année.
La préparation de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2026 intervient dans un contexte international marqué par la persistance des incertitudes économiques et géopolitiques, les perturbations du commerce international, la volatilité des prix des produits énergétiques et alimentaires ainsi que le maintien de conditions de financement contraignantes.
Sur le plan national, le projet de LFR 2026 intervient également dans un contexte caractérisé par des écarts significatifs entre les prévisions de la Loi de Finances Initiale et les résultats observés au cours des premiers mois de l’exercice.
Le Budget Rectificatif 2026 de l’Etat est arrêté en équilibre, en recettes et en dépenses, à la somme de 168 475 768 503 FDJ contre 172 3000 293 496 FDJ dans la Loi de Finances initiale pour l’exercice 2026, soit une réduction nette qui s’élève donc à 3 824 524 993 FDJ, soit 2,22 %.
À fin mai 2026, les recettes générales, dons compris et hors emprunts, s’établissent à 55,204 milliards FDJ, contre une projection de 68,082 milliards FDJ, soit un écart négatif de 12,878 milliards FDJ. Les recettes intérieures présentent, à elles seules, un écart négatif de 10,178 milliards FDJ.
Les dépenses exécutées s’établissent parallèlement à un niveau supérieur à la trajectoire théorique, notamment sous l’effet des dépenses courantes et des dépenses de fonctionnement.
Ainsi, le projet de Loi de Finances Rectificative 2026 procède à une révision du volume global du budget de l’État, lequel passe de 172 300 293 496 FDJ dans la LFI 2026 à 168 475 768 503 FDJ, soit une diminution nette de 3 824 524 993 FDJ correspondant à -2,22 %. Cette diminution résulte principalement de la révision à la baisse des ressources intérieures, partiellement compensée par une augmentation des ressources extérieures.
Le projet de Loi de Finances Rectificative 2026 procède à une révision du volume global du budget de l’État, lequel passe de 172 300 293 496 FDJ dans la LFI 2026 à 168 475 768 503 FDJ, soit une diminution nette de 3 824 524 993 FDJ correspondant à -2,22 %.
Les orientations de la LFR 2026 visent à ajuster les principales catégories de dépenses de l’État afin de garantir une adéquation entre les crédits budgétaires et les besoins réels observés en cours d’exécution. La croissance de 6,5% en 2025 est projetée à 5, 9% en 2026. Ces perspectives demeurent néanmoins exposées aux perturbations du commerce maritime à la hausse des couts, de fret et de l’énergie ainsi qu’au ralentissement de la demande régionale. Les investissements réalisés dans les infrastructures portuaires et logistiques, les télécommunications et les réseaux stratégiques ont renforcé la position de Djibouti comme plateforme régionale de service.
La stratégie retenue dans le cadre de la LFR 2026 en matière de dépenses associe discipline budgétaire et soutien ciblé à la croissance. En matière de recette, les réformes visent à (i) élargir l’assiette fiscale, (ii) améliorer le rendement de la TVA, (iii) poursuivre la numérisation des administrations fiscales et douanières ainsi qu’à (iv) renforcer les contrôles et lutter contre la fraude et l’évasion fiscale.
3EMEQUESTION : Projet de Décret portant attribution au Fonds de Développement Economique de Djibouti (FDED) d’une dotation destinée au financement de l’entreprenariat des jeunes.
Le présent projet de Décret portant attribution d’une dotation financière de 1,8 milliard de francs Djibouti au Fonds de Développement Économique de Djibouti (FDED), destinée à appuyer la jeunesse à travers la relance du financement des activités productives, l’entrepreneuriat et la création d’emplois. Depuis 2016 et jusqu’à nos jours, le FDED a suspendu l’octroi de nouveaux financements et concentre principalement ses activités sur le suivi et le recouvrement de son portefeuille historique. L’attribution de cette dotation vise à permettre la reprise de ses interventions financières au bénéfice des jeunes entrepreneurs, des très petites, petites et moyennes entreprises (TPE/PME), ainsi que des petites et moyennes industries (PMI).
Ce dispositif a pour objectif de faciliter l’accès au financement des porteurs de projets et de soutenir le développement d’activités économiques génératrices de revenus et d’emplois. Il s’inscrit dans les priorités nationales visant à lutter contre le chômage, notamment celui des jeunes, à encourager l’initiative privée et à renforcer le rôle du secteur privé dans la transformation de l’économie nationale.
Les ressources mobilisées seront destinées prioritairement aux jeunes entrepreneurs et aux promoteurs de projets conformément aux conditions d’éligibilité fixées par le FDED. Une attention particulière sera accordée au développement des entreprises dans les secteurs prioritaires de l’économie et dans les régions de l’intérieur.
Cette initiative poursuit quatre objectifs majeurs (i) soutenir l’entrepreneuriat et contribuer à la réduction du chômage des jeunes (ii) favoriser la création, le développement et la pérennisation des TPE, PME et PMI, (iii) promouvoir la création et le maintien d’emplois durables sur l’ensemble du territoire national, et (iv) renforcer l’inclusion financière et contribuer à la diversification de l’économie, conformément aux orientations de la Vision Djibouti 2035.
Le projet de Décret prévoit également un dispositif de suivi, comptable et financier distinct afin de garantir la traçabilité de l’utilisation de la dotation, des financements accordés, des sommes recouvrées et des revenus générés. Le FDED assurera périodiquement le suivi des résultats et rendra compte de l’utilisation des ressources, notamment au regard du nombre de bénéficiaires, des entreprises accompagnées, des emplois créés ou maintenus et des montants engagés et recouvrés.
À travers cette dotation exceptionnelle de 1,8 milliard de francs Djibouti, le Gouvernement entend réactiver le mécanisme de financement du FDED, faciliter l’accès des entrepreneurs aux ressources financières et soutenir une croissance économique inclusive, créatrice d’emplois et favorable au développement de l’initiative privée.
MINISTERE DE LA SANTE.
4EME QUESTION : Projet de Loi approuvant les Comptes Financiers de la Centrale d’Achat des Médicaments et des Matériels Essentiels (CAMME) pour l’exercice 2025.
Les comptes financiers de la Centrale d’Achat des Médicaments et des Matériels Essentiels (CAMME) sont arrêtés en produits à 1 056 195 870 FDJ et en charges à 947 530 483 FDJ avec un résultat bénéficiaire de 108 665 387 FDJ.
Au cours de l’exercice 2025, les charges totales de la CAMME ont enregistré une baisse de 224 837 078 FDJ, passant de 1 172 367 561 FDJ en 2024 à 947 530 483 FDJ.
Les charges d’exploitation s’établissent à 871 167 775 FDJ, contre 1 132 340 653 FDJ l’année précédente. Cette évolution résulte principalement de la diminution du coût d’achat des marchandises et des consommations en provenance des tiers. En revanche, les charges de personnel ont progressé de 17 607 494 FDJ pour atteindre 151 975 453 FDJ, en raison notamment du recrutement de nouveaux agents.
Les produits d’exploitation représentent 1 038 267 666 FDJ, dont 1 014 756 888 FDJ de chiffre d’affaires et 23 510 386 FDJ au titre d’une subvention de l’État. La baisse constatée s’explique notamment par la non-reconduction d’une subvention exceptionnelle de 177 500 000 FDJ comptabilisé en 2024, conjuguée au recul des ventes au cours de l’exercice 2025.
L’exercice 2025 a également été marqué par la poursuite des efforts de modernisation de la CAMME, avec une attention particulière portée à la disponibilité des produits de santé, à l’optimisation de la gestion des stocks et à l’amélioration de la distribution.
L’extension du dispositif Last Mile Assurance aux (5) cinq régions du pays constituent une avancée importante pour renforcer l’approvisionnement des structures sanitaires périphériques. Parallèlement, le déploiement de la solution numérique mSupply contribue à améliorer la traçabilité des produits, la visibilité sur les stocks et la qualité des données relatives à la chaîne d’approvisionnement.
La consolidation de ces avancées nécessite toutefois la poursuite des investissements dans les infrastructures, les capacités logistiques, les ressources humaines et les mécanismes de gouvernance.
MINISTERE DE l’AGRICULTURE, DE l’EAU, DE LA PÊCHE, DE L’ELEVAGE ET DES RESSOURCES HALIEUTIQUES.
5EME QUESTION : Projet de Loi portant approbation des Comptes Financiers de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement de Djibouti (ONEAD) pour l’exercice 2025.
Les comptes financiers de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement de Djibouti (ONEAD) sont arrêtés en produits à 11 249 103 588 FDJ et en charges à 10 963 819 066 FDJ avec un résultat net bénéficiaire de 285 284 522 FDJ.
En 2025, l’ONEAD enregistre un bénéfice net de 285,3 millions de FDJ, contre 168,8 millions de FDJ en 2024, soit une augmentation de 116,5 millions de FDJ, correspondant à une progression de 69 %.
Les produits de l’Office s’établissent à 11,25 milliards de FDJ en 2025, enregistrant une baisse de 329,1 millions de FDJ (-2,8 %) par rapport à l’exercice précédent. Cette évolution s’explique principalement par la diminution des produits exceptionnels, qui s’élèvent à 1,43 milliard de FDJ, en recul de 567,1 millions de FDJ, ainsi que par la baisse des subventions d’exploitation, qui atteignent 2,45 milliards de FDJ, soit une diminution de 97,3 millions de FDJ.
Ces baisses ont été partiellement compensées par la hausse du chiffre d’affaires, qui s’établit à 6,84 milliards de FDJ, en progression de 253 millions de FDJ. Les ventes d’eau potable, qui représentent 5,02 milliards de FDJ, constituent un élément important de cette évolution.
Les charges totales de l’ONEAD s’élèvent à 10,96 milliards de FDJ, en diminution de 445,6 millions de FDJ (-3,9 %) par rapport à 2024.Cette baisse résulte essentiellement du recul des consommations en provenance des tiers, qui s’établissent à 4,23 milliards de FDJ, soit une diminution de 1,07 milliard de FDJ.
Cette évolution s’accompagne d’une augmentation des dotations aux amortissements et provisions, qui atteignent 3,05 milliards de FDJ, en hausse de 391,1 millions de FDJ, ainsi que des impôts et taxes, dont le montant s’élève à 285,5 millions de FDJ.
Au terme de l’exercice 2025, l’ONEAD affiche ainsi un résultat en nette amélioration, porté notamment par la réduction des charges. Cette performance intervient dans un contexte de baisse modérée des produits et souligne l’importance de poursuivre les efforts de maîtrise des dépenses et de consolidation des ressources de l’Office.
MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DE L’EQUIPEMENT.
6EME QUESTION : Projet de Loi portant adoption des Comptes Financiers du Laboratoire Central du Bâtiment et de l’Equipement (LCBE) pour l’exercice 2025.
Les comptes financiers du LCBE pour l’exercice 2025 sont arrêtés en produits à 393 459 796 FDJ et en charges à 339 464 737 FDJ avec un résultat bénéficiaire de 53 995 059 FDJ.
Les produits enregistrent une progression de 48,4 millions de FDJ par rapport à l’exercice 2024, passant de 344,9 millions de FDJ à 393,4 millions de FDJ en 2025. Cette évolution résulte principalement de la hausse des revenus issus des prestations de services, qui progressent de 46,7 millions de FDJ.
Les charges s’établissent à 339,4 millions de FDJ, contre 332 millions de FDJ en 2024. Leur augmentation concerne principalement les achats et approvisionnements ainsi que les autres charges externes. Les charges de personnel demeurent, quant à elles, relativement stables à 199,5 millions de FDJ.
La situation financière du laboratoire connaît également une amélioration, marquée notamment par la diminution des dettes à court terme, qui passent de 74,4 millions de FDJ en 2024 à 37,5 millions de FDJ en 2025. Les créances clients et comptes rattachés s’élèvent à 259 millions de FDJ.
Par ailleurs, le LCBE a consacré plus de 15,1 millions de FDJ à des investissements, portant notamment sur l’acquisition de matériels industriels ainsi que sur des travaux d’aménagement et d’installations générales.
Sur le plan opérationnel, les services techniques du laboratoire ont réalisé en 2025 un total de 20 162 interventions et essais, répartis (i) en 7 969 interventions et essais pour le Service Bâtiment et Structure, (ii) 2 413 pour le Service Infrastructure et Transport et (iii) 9 780 pour le Service Laboratoire d’Essais.
Ces résultats traduisent la progression de l’activité du LCBE et le renforcement de ses capacités techniques au cours de l’exercice 2025.
MINISTERE DE l’INTERIEUR
7EMEQUESTION : Projet de Décret portant report de la date des élections Régionales et Communales.
La tenue des élections coïncidant avec le mois béni du Ramadan, prévu approximativement du 8 février au 8 mars 2027, les autorités ont jugés utile de reporter les scrutins au mois d’avril 2027 afin de permettre à nos concitoyens le recueillement durant ce mois sacré et de garantir de meilleures conditions d’organisation des scrutins.
Le projet de Décret prévoit la prolongation du mandat des conseillers régionaux et communaux, qui expire le 11 février 2027, jusqu’au mois d’avril 2027 ainsi, que la tenue des élections régionales et communales en avril 2027.
COMMUNICATIONS.
Le Premier Ministre, Son Excellence Monsieur Abdoulkader Kamil Mohamed, a fait une communication sur le suivi de l’action gouvernementale. Il a rappelé l’importance de renforcer le suivi, la coordination et la rationalisation des financements de l’État y compris ceux sur les financements extérieurs.
Le Ministre de l’Economie, des Finances chargé de l’Industrie a fait un compte rendu sur la participation de la délégation Djiboutienne aux Assemblées Annuelles du FMI et du Groupe de la BM qui se sont tenues du 12 au 18 octobre 2026 à Bangkok (Thailande).
Le Ministre de l’Economie, des Finances chargé de l’Industrie a aussi fait un rapport de mission sur sa visite de travail qu’il a effectué à Hong Kong du 20 au 24 septembre 2026. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’identification des axes de coopération concret avec la République de Djibouti en matière de financement de projets et de flux de capitaux.
Il a également fait un rapport sur sa participation à la 11ᵉ Assemblée annuelle de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) qui s’est tenu du 28 au 29 septembre 2026 à Doha. Cette rencontre a réuni des représentants des États membres et des partenaires financiers autour du financement des infrastructures. Les échanges ont mis en évidence le rôle des investissements dans le développement économique. Les discussions ont porté sur la mobilisation des ressources nécessaires à la réalisation de projets structurants. Une attention particulière a été accordée aux possibilités de renforcer la coopération entre les pays membres. Les enjeux liés au financement durable des infrastructures ont également été abordés. La rencontre a favorisé le partage d’expériences en matière d’investissement et de développement. Elle a permis de consolider les relations avec les partenaires financiers. Cette participation a offert l’occasion d’identifier de nouvelles perspectives de coopération. Elle permettra de contribuer et à partager, avec la Banque (AIIB), les priorités nationales en matière de développement économique.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a fait un compte rendu sur sa visite de travail qu’il a effectué à Paris du 07 au 08 Septembre 2026 sur invitation de son Homologue Français M. Jean-Noël Barrot, Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tenue régulière du Dialogue Politique avec la France. Plusieurs sujets bilatéraux d’intérêts communs ont été abordés au cours de cette rencontre notamment (i) la mise en œuvre du renouvellement du Traité de Coopération en matière de Défense (TCMD), (ii) le projet du nouvel aéroport Bicidley, (iii) le sommet international sur le spatial, (iv) la francophonie et (v) la liberté de navigation en Mer Rouge ainsi que la situation dans la corne de l’Afrique. En marge de cette rencontre, les deux ministres ont également procédé à la signature d’une convention pour le projet POLYVAL où l’AFD appuiera Djibouti dans le financement à hauteur de 10.250.000 euros sur une période de 4 ans dans la réalisation de ce projet de réforme de l’enseignement secondaire ainsi que dans le cadre de la construction d’un lycée polyvalent à Balbala.
Le Ministre a fait également un rapport de mission sur sa première visite officielle en République Populaire de Chine qui s’est déroulé du 19 au 24 octobre 2026 sur invitation de son homologue chinois, M. Wang Yi, Ministre des Affaires Etrangère. Cette visite s’inscrit le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre la République de Djibouti et la République Populaire de Chine. Les échanges tenus dans un climat de cordialité et de respect mutuel ont porté sur les principaux axes du partenariat bilatéral notamment (i) la coopération politique, économique et institutionnelle, (ii) les infrastructures, (iii) les investissements et (iv) les perspectives de développements des échanges commerciaux. La mission a été marqué par un entretien avec le ministre Chinois de la Défense nationale de la République Populaire de Chine dans le cadre du dialogue institutionnel et de coopération entre les deux pays. En marge de cette visite, la signature d’un mémorandum d’entente relatif à l’initiative mondiale pour la sécurité (ISM ou Global Sécurité initiative –GSI) a constitué un temps fort de la mission illustrant la volonté de renfoncer le dialogue et la coopération entre la République de Djibouti et la République Populaire de Chine. Cette première visite officielle constitue une étape importante dans le développement des relations entre la République de Djibouti et la République Populaire de Chine et réaffirme ainsi la volonté de notre pays afin de poursuivre le renforcement de ses relations avec la République Populaire de Chine, dans un esprit d’amitié, de confiance mutuelle et de coopération durable au service des intérêts communs et du développement des deux pays.
Le Ministre a également rendu compte sur sa participation à la 81ᵉ Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui s’est tenu du 22 au 28 Septembre 2026 à New York. Placée sous le thème « Rétablir la confiance, gérée la transformation : Une Organisation des Nations Unies au service de tous » cette Session s’est déroulé dans un contexte international marqué par de nombreux défis politique, sécuritaires, économiques et humanitaires. En marge de cette 81ᵉ session, plusieurs événements parallèles de haut niveau ont été organisées parmi lesquels, la réunion du Groupe de contact de l’OCI sur les Rohingyas, la réunion sur les efforts conjoints de désescalade et de dialogue intersoudanais, la réunion de haut niveau sur le pacte pour l’avenir en Afrique la réunion du 40e anniversaire de la déclaration sur le droit et développement, la réunion inaugurale des Etats signataires de la déclaration pour la protection du personnel humanitaire, la réunion sur l’action climatique et la transmission juste et la réunion annuelle de coordination des ministres des Affaires Etrangères de l’OCI, la 10e Réunion ministérielle du comité de coordination entre l’Union africaine et la ligue des Etats Arabes, et la 50e réunion ministérielle du G77 et de la Chine sur le Sud Global et l’avenir du Multilatéralisme. Le Ministre a eu des entretiens bilatéraux avec ses homologues et d’autres hauts dignitaires. Ces échanges ont porté sur les relations bilatérales, les grands enjeux régionaux et mondiaux ainsi que les perspectives de coopérations.
Le Ministre a également rendu compte sur sa participation à la 8e Réunion de Coordination Semestrielle entre l’Union Africaine, les Communautés économiques régionales et les Mécanismes régionaux qui s’est tenu le 4 octobre 2026 à El-Alamein (Egypte).
Il a également fait un rapport sur la 52e Session du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères de l’OCI qui s’est tenue du 17 au 18 octobre 2026 à Bagdad.
Le Ministre de l’Intérieur a présenté un rapport de mission de sa participation aux travaux de la 77ème session du Comité Exécutif du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés qui s’est tenu à Genève du 12 au 16 Octobre 2026.
La Ministre de la Santé a fait un rapport sur sa participation à la 73ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la Méditerranée orientale qui s’est tenu du 13 au 15 octobre 2026 au Caire, Égypte. Cette session a rassemblé les représentants des pays de la région afin de discuter des principales priorités sanitaires. Les travaux ont mis l’accent sur le renforcement des systèmes de santé et l’amélioration de l’accès aux soins. La prévention et la prise en charge des maladies ont figuré parmi les enjeux abordés. Les échanges ont souligné l’importance de la coopération régionale face aux défis de santé publique. Le renforcement des capacités des structures sanitaires a également été évoqué. Les délégations ont partagé leurs expériences et les bonnes pratiques susceptibles d’améliorer les services de santé. La session a permis de renforcer le dialogue avec l’OMS et les partenaires régionaux. Les orientations discutées constituent des pistes utiles pour les politiques sanitaires nationales. Cette participation a ainsi contribué à consolider la coopération en faveur de la santé publique.
Le Ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle a fait un rapport de missions sur sa participation à la cérémonie du lancement international des résultats du PASEC qui s’est tenu du 22 au 23 octobre 2026 à Dakar. Il a également fait un compte rendu sur sa participation à la conférence Mondiale sur le développement de l’enseignement et de la formation technique et professionnelles qui s’est tenu du 13 au 19 octobre 2026 à Tianjin (Chine). Au cours de cette conférence, le ministre a présenté l’expérience de l’Atelier Luban de Djibouti lors du symposium consacré aux 10 années de développements des Ateliers Luban. En marge des travaux, le ministre a eu des rencontres avec quatre établissements chinois partenaires et a permis de réaffirmer l’importance de la coopération en matière de formation d’équipements, de développement des filières et de mobilité académique.
Le Ministre du Travail chargé de la Formalisation et de la Protection Sociales a fait un compte rendu sur sa participation à la deuxième édition du Dialogue de Doha sur la Mobilité de la main-d’œuvre qui s’est tenu du 05 au 06 octobre à Dar es-Salaam (Tanzanie).
Il a également présenté un compte rendu sur la visite de travail qu’il a effectué le 08 Octobre 2026 à Addis-Abeba.
Le Ministre du Commerce et du Tourisme a fait un compte rendu sur sa visite de travail qu’il effectué au Caire du 11 au 15 octobre 2026.
Le Ministre a également présenté un rapport de mission sur 21ème réunion des Ministres des Affaires Etrangères et le 25ème sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du COMESA à Harare en République de Zimbabwe le 21 et 22 Octobre 2026.
La Ministre de la Jeunesse et de la Culture a fait un rapport sur la mission d’évaluation de l’ICOMOS sur le site rupestre d’Abourma du 11 au 16 octobre 2026. Dans le cadre de l’examen de ce dossier, le Conseil International de Monuments et de Sites (ICOMS) organes consultatif de l’UNESCO a dépêché un expert chargé d’évaluer le site. Cette évaluation porte sur les attributs patrimoniaux du bien, son état de conservation, son cadre de protection juridique et ses mécanismes de gestion.
La Ministre Déléguée chargée de l’Économie Numérique et de l’Innovation a fait un rapport sur sa participation au Global AI & Digital Summit, consacré à l’intelligence artificielle et à la transformation numérique qui s’est tenu du 19 au 23 octobre 2026 à Séoul. Le sommet a constitué un cadre d’échange sur les avancées technologiques et leurs applications dans différents secteurs. Les interventions ont mis en lumière le potentiel de l’intelligence artificielle pour moderniser les services. La transformation numérique des administrations et des entreprises a occupé une place importante dans les discussions. Le développement des compétences numériques a été présenté comme un levier essentiel pour accompagner ces évolutions. Les échanges ont aussi porté sur les moyens de stimuler l’innovation et l’adoption des nouvelles technologies. Les enjeux de gouvernance liés à l’intelligence artificielle ont été mis en perspective. Cette rencontre a favorisé le partage d’expériences et l’établissement de contacts avec les acteurs du numérique. Elle a permis d’explorer des possibilités de partenariat dans le domaine de l’innovation technologique. La participation s’inscrit ainsi dans la dynamique de développement de l’économie numérique et de modernisation des services.
Le Secrétaire Général du Gouvernement a présenté un rapport sur la deuxième édition du Colloque régional sur la commande publique, organisée les 21 et 22 octobre 2026 dans les régions de Dikhil et d’Ali-Sabieh, ainsi qu’à As-Eyla, sous le haut patronage du Premier ministre, autour du thème « Pour une commande publique innovante ».
Cette rencontre, qui a réuni plus de 886 participants sur 2 jours avec des représentants des institutions publiques, des autorités locales, des acteurs économiques ainsi que des délégations de plusieurs pays africains, s’inscrivait dans la continuité des efforts engagés lors de la précédente édition tenue à Tadjourah en 2024, en faveur de la modernisation du système national de la commande publique.
Le Secrétaire Général du Gouvernement est revenu sur les principaux travaux et conclusions des différents panels (8), consacrés notamment à la transparence et à la lutte contre la corruption, à la réforme du cadre juridique, à la professionnalisation des acteurs et à la digitalisation des procédures, ainsi qu’à la promotion d’une commande publique inclusive et durable, intégrant les enjeux liés à l’inclusion des personnes à besoins spécifiques, à l’emploi, à la protection sociale et à la préservation de l’environnement.
Le Secrétaire Général du Gouvernement a également présenté les principales orientations de la feuille de route de réforme issue des travaux du colloque, articulée autour de quatre (4) axes stratégique, à savoir (i) la consolidation du cadre juridique, (ii) l’accélération de la digitalisation, (iii) le renforcement de l’intégrité et de la professionnalisation des acteurs, ainsi que (iv) la promotion d’une commande publique inclusive et durable.
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