Mer Rouge : "Djibouti subit la crise, mais ses ports résistent", affirme Abdoubaker Omar Hadi
« Notre volume de transbordement a augmenté parce que, tout simplement, les gros navires déchargent leurs marchandises dans les ports de Djibouti, la situation étant ce qu'elle est en mer Rouge », a-t-il expliqué lors d'un point de presse à l'Escale International Hôtel.
Face à cette « situation conjoncturelle, qui n'était pas prévue », M. Hadi reconnaît disposer d'une marge de manœuvre réduite. « On n'est pas acteurs dans cette crise. On la subit », a-t-il lâché, tout en se gardant de dramatiser. « Le détroit de Bab el-Mandeb n'est pas celui d'Ormuz, et nous espérons qu'il sera bientôt mis un terme à la crise actuelle », a-t-il ajouté.
Situé à l'entrée sud de la mer Rouge, Djibouti tire profit de sa position stratégique, mais celle-ci a un coût. « Nos coûts ont augmenté d'une façon substantielle », a admis le responsable, évoquant le renchérissement des carburants utilisés pour la manutention des marchandises et des conteneurs. Il a aussi précisé que la crise dans le détroit d'Ormuz alourdit les charges d'exploitation des ports djiboutiens.


Le patron de l'APZFD s'est par ailleurs dit « très satisfait » de la visibilité offerte par les rencontres consacrées à la francophonie, qui « redécouvre Djibouti ». « On est le seul pays francophone de toute l'Afrique de l'Est », a-t-il rappelé.
« Nous sommes là pour la francophonie, mais aussi pour le commerce », a-t-il conclu.
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