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Dr Djama Mohamed Hassan :

Par Propos recueillis par Isman O. | 27 février 2025
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Dr Djama Mohamed Hassan :

Source: ADI

DJIBOUTI, 27 février 2025 (ADI) - Ce jeudi, à l\'heure de tirer le rideau sur la conférence internationale sur l\'énergie, l\'ADI est allée à la rencontre du président de l\'université de Djibouti (UD), Dr Djama Mohamed Hassan, à qui nous avons fait part de notre intention de l\'interviewer. En dépit d\'un agenda personnel chargé, nous n\'avons eu aucun mal à obtenir son accord. La suite ? Un échange vivant invitant à redécouvrir ce qui restera l\'une des plus importantes rencontres scientifiques organisées par l\'UD compte tenu du grand nombre de chercheurs qui y ont été conviés.

ADI : Quels résultats serait-on en droit d\'attendre quand on parvient à réunir autant de chercheurs ?

Dr Djama Mohamed Hassan : L\'objectif de cette conférence, c\'est d\'abord de donner la parole aux chercheurs régionaux et internationaux sur des problématiques aussi importantes que celle de l\'énergie. Vous n\'êtes pas sans savoir que cette dernière est la base de tout développement. Cela étant dit, les avancées dans ce secteur dans notre pays reposent principalement sur deux acteurs : le politique (à qui incombe la responsabilité de travailler en même temps d\'autres questions tout prioritaires) et l\'ingénieur (confronté aux obligations de réalisations inhérentes à sa formation). Dans ce contexte, le développement de la recherche à l\'UD s\'avère propice à l\'émergence d\'une nouvelle figure, celle du chercheur qui, lui, a le privilège de projeter son œuvre sur le temps long pour être en mesure de proposer des solutions innovantes. Accompagner l\'entrée en scène de ce nouvel acteur est l\'une des idées sous-jacentes à cette conférence internationale sur l\'énergie et ses applications. Or, cet objectif ne serait atteint que grâce à la contribution d\'un réseau d\'universités. Et c\'est ce à quoi répond notre initiative.

Cette conférence s\'inscrit sans nul doute dans le cadre de votre stratégie de valorisation de la recherche. Est-ce-que vous trouvez pour autant que celle-ci est à la hauteur des attentes?

Ma conviction est qu\'il faut valoriser la recherche autant que faire se peut. Parce que c\'est l\'unique moyen de donner de la visibilité aux travaux, théoriques parfois, qui se font dans un laboratoire. Comme je viens de le dire, valoriser la recherche passe nécessairement par la création d\'un réseau de chercheurs. Pour cela, nous avons sollicité la contribution de nombreux experts. Des sommités mondialement reconnues ont accepté de se joindre à nous, mettant pour la première fois le pied sur le continent africain pour certaines d\'entre elles. Nous avons procédé ensuite à la création d\'un comité scientifique. Les articles qui ont été produits dans le cadre de cette conférence seront publiés dans de très grandes revues internationales.

En quoi, selon vous, la recherche scientifique peut-elle servir de puissant moteur à même de permettre d\'accéder la marche vers ce Djibouti émergent dont la Vision 2025 dessine les contours ?

La transformation de notre pays en hub logistique et commercial prend corps. Et vous avez raison de souligner cela. Admettons tout de même que Logistique et transport sont des problématiques qui font écho à l\'énergie de manière plus ou moins explicite. C\'est sans doute pourquoi le président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, depuis son accession à la magistrature suprême, ne cesse d\'œuvrer dans la perspective de réunir les conditions d\'une autonomie énergétique. En somme, la transition énergétique est ce qui légitime nos aspirations à un développement durable et inclusif.

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