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Djibouti célèbre le 10e anniversaire de l’Assurance Maladie Universelle (AMU)

Par HM | 23 décembre 2024
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Djibouti célèbre le 10e anniversaire de l’Assurance Maladie Universelle (AMU)

Source: ANI

DJIBOUTI, 23 décembre 2024 (ADI) - À l’occasion du 10e anniversaire de l’Assurance Maladie Universelle (AMU), le ministre du travail chargé de la formalisation et de la protection sociale M. Omar Abdi Said a fait ce lundi, en son cabinet, une déclaration dans laquelle il a indiqué qu'après une décennie de progrès et d’espoir, l’AMU a changé le visage de notre nation. « Aujourd’hui, a-t-il dit, plus de 40% de nos compatriotes bénéficient de la couverture maladie universelle. Derrière ce chiffre, ce sont des vies transformées, des familles soulagées, des enfants qui peuvent grandir en bonne santé, et des femmes qui peuvent donner naissance en toute sécurité ». L'ADI vous propose de lire, ci-après, l'intégralité de la déclaration du ministre du travail chargé de la formalisation et de la protection sociale.



Chers compatriotes,

Aujourd’hui, je m’adresse à vous pour célébrer une décennie d’une réforme de grande envergure qui dépasse de loin les chiffres et les prévisions. Dix ans après la mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle insufflée par M. Ismail Omar Guelleh, Président de la République, nous célébrons une vision, un idéal mais aussi et surtout un engagement profond : celui de garantir à chaque Djiboutien, sans distinction, l’accès aux soins.

Cette réforme était une promesse, un espoir. Une promesse que personne dans notre pays, quelle que soit sa situation, ne serait laissé de côté face à la maladie, face à la douleur, face à l’incertitude du lendemain. Nous pouvons affirmer avec fierté aujourd’hui que grâce à la volonté ferme du Chef de l’Etat c’est une promesse tenue !

Chers compatriotes

En dix ans, l’AMU a changé le visage de notre nation. Aujourd’hui, plus de 40% de nos compatriotes bénéficient de la couverture maladie universelle. Derrière ce chiffre, ce sont des vies transformées, des familles soulagées, des enfants qui peuvent grandir en bonne santé, et des femmes qui peuvent donner naissance en toute sécurité.

Nous avons également construit un réseau solide de professionnels, avec 27 établissements de santé conventionnés, incluant des laboratoires et des cliniques privées, pour offrir à tous des soins de qualité, proches de chez eux.

Et pour ceux dont les pathologies nécessitaient des traitements avancés à l’étranger, c’est plus de 1 793 évacuations sanitaires qui ont pu être effectuées. Ces évacuations ne sont pas de simples chiffres. Ce sont des vies sauvées. Ce sont des mères, des pères, des enfants qui ont pu recouvrer la santé et retrouver leur foyer, leur espoir, leur avenir.

Mais mes chers compatriotes, cette réussite ne doit pas nous arrêter dans le trend de cette réforme aux équilibres fragiles. Elle doit nous inspirer à faire encore mieux. Car si nous avons couvert une grande partie de la population, il reste encore trop de nos concitoyens qui ne bénéficient pas encore de cette protection.

Trop de familles, notamment parmi les travailleurs du secteur informels, vivent encore dans la crainte qu’une maladie ne devienne une condamnation, une perte de revenus. Cela, nous ne pouvons pas l'accepter. Et cela, nous ne l’accepterons pas.

Nous devons mener des réflexions communes, des actions concertées pour aller chercher ces populations et les inclure dans ce système qui ne veut laisser aucun Djiboutien de côté. L’inclusion n’est pas une option. C’est une obligation morale et un devoir national.

Par ailleurs, les désagréments qu'occasionnent, pour le malade, des examens inutilement répétés, ainsi que les coûts associés, peuvent être évités.

Nous devons donc apprendre à lutter contre le gaspillage induit par le nomadisme médical.

Les progrès scientifiques et techniques bouleversent l'exercice médical. Chaque jour offre de nouveaux espoirs de faire reculer les souffrances et les handicaps.

Cependant, ces progrès ont un coût toujours plus élevé. Pour les rendre accessibles à tous, nous devons être vigilants et mieux allouer nos ressources. Nous allons sans plus attendre généraliser les outils de maîtrise médicalisée des dépenses.

La loi le prévoit. La première étude actuarielle de la branche maladie sera lancée dès janvier 2025 et aboutira à un changement paramétrique qui fixera les équilibrages nécessaires à la pérennité de notre système d’assurance maladie. La santé n’a pas de prix mais elle a aussi un coût.

Chers compatriotes,

Dans un monde en perpétuelle mutation, pour conserver nos acquis, nous devons changer nous aussi. Un haut niveau de protection sociale ne peut être le fruit que d'un engagement collectif. Gardons-nous de la tentation du chacun pour soi.

Elle est mauvaise conseillère. Le " chacun pour soi " se retourne toujours contre les plus vulnérables, parce que leur travail ne suffit pas à les protéger, parce que leur épargne est trop modeste, parce qu'ils ont besoin plus que les autres de la solidarité nationale.

L'esprit de responsabilité et de solidarité est au cœur de l'engagement citoyen comme l’a souvent rappelé le Chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh.

L'œuvre de la solidarité quant à elle demeure immense. Quatre cent mille de nos concitoyens en bénéficient. Les principes sur lesquels est fondé l'engagement citoyen sont également au cœur de notre système de solidarité : le refus des discriminations et le fonctionnement efficient. Des principes auxquels la caisse nationale de sécurité sociale est fortement attachée et dont elle est garante.

Aujourd'hui, la Sécurité Sociale et la solidarité sont confrontées à un même enjeu : rejeter les préjugés catégoriels, les conflits entre générations et les oppositions d'intérêt entre secteurs d'activité. Face à cet enjeu d'intérêt général, l’Assurance Maladie Universelle est bien plus qu’un simple mécanisme de financement des soins. Elle est une réaffirmation de nos valeurs en tant que nation. Elle dit haut et fort que la santé est un droit fondamental, et non un privilège.

Ensemble, nous avons parcouru un long chemin. Mais ce chemin n’aurait jamais été possible sans vous :

Vous, professionnels de santé, qui vous dévouez corps et âme pour soigner et accompagner.

Vous, partenaires et institutions, qui soutenez ce système avec rigueur et ambition.

Et vous, citoyens, qui avez placé votre confiance dans ce projet et contribué à le faire vivre.

Et comme le dit l’adage, qui veut voyager loin ménage sa monture.

Je veux aujourd’hui, devant vous, réaffirmer mon engagement en tant que Ministre du Travail chargé de la Formalisation et de la Protection Sociale. Nous continuerons à renforcer ce système, à l’étendre, à l’améliorer, pour qu’il devienne pleinement universel.

Ce combat est le nôtre, et il est loin d’être terminé. Chacun le sait bien: sans la protection que leur offre notre système de santé, la très grande majorité de nos concitoyens n'aurait pas toujours accès aux soins nécessaires. Cet immense acquis rassure chaque djiboutiens face aux aléas de la vie. Il a permis une amélioration considérable de l'état de santé de la population.

C'est un acquis fondamental. Il faut non seulement le défendre, mais aussi le moderniser, le faire progresser, le protéger contre les dangers de l'immobilisme, de la dilution des responsabilités et des déséquilibres financiers.

Rien d'efficace ne se fera sans la mobilisation de chacun. C'est par l'implication de tous les acteurs de notre système de soins que nous réussirons à donner un nouvel élan à la solidarité, qui est au cœur de notre identité, et de votre engagement. Je sais que vous êtes prêts à vous y engager avec confiance.

Chers Compatriotes

Ce jour est un jour spécial de célébration, mais aussi de promesse. Ensemble, continuons à bâtir un Djibouti où chacun, où qu’il soit, a accès à des soins de qualité. Un Djibouti où la santé n’est plus une source d’inquiétude, mais une source de sérénité.

Ensemble, continuons d’honorer cette promesse du Président de la République en la transformant en une réalité durable.

Je vous remercie de votre attention.

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