Le ministre de l’Environnement prend part à Djeddah à la 1ère session du Conseil des ministres des pays fondateurs de l’initiative verte pour le Moyen-Orient
Source: ADI
Le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, M. Mohamed Abdoulkader Moussa Helem, a pris part à la première session du Conseil des ministres des pays fondateurs de l’Initiative verte pour le Moyen-Orient, qui s’est tenue du 15 au 16 octobre 2024 à Djeddah, en Arabie saoudite.
Le ministre était accompagné de M. Aden Hassan Elmi, conseiller technique au ministère de l’énvironnement et du développement durable, et de M. Miad Ali Moussa, Consul de Djibouti à Djeddah.
L’initiative verte pour le Moyen-Orient vise à planter 50 milliards d’arbres dans la région, représentant ainsi 5 % de l’objectif mondial de reboisement.
Ce conseil qui a regroupé 20 pays ambitionne également de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 670 millions de tonnes, soit 10 % des contributions globales.
Ces efforts contribueront à un avenir plus vert pour le Moyen-Orient, avec une amélioration de la qualité de l’air, une réduction de l’érosion des sols, la création d’habitats pour la faune, et l’absorption du dioxyde de carbone afin de lutter contre les effets du changement climatique.
Dans son discours lors de cette session, le ministre de l’Environnement et du Développement Durable a réaffirmé l’engagement de la République de Djibouti à soutenir cette initiative ambitieuse dès son lancement en 2021 par Son Altesse Royale Mohammed Ben Salmane, Prince héritier et Premier ministre du Royaume d’Arabie saoudite.
Il faut souligner que cette initiative vise à instaurer un cadre de coopération régionale solide pour lutter contre la dégradation des terres, la désertification, augmenter le couvert végétal et préserver la biodiversité.
Elle aspire également à renforcer l’adaptation au changement climatique, assurer la sécurité alimentaire, et améliorer le bien-être des populations.
Le ministre Helem, a également souligné que Djibouti fait face à des phénomènes croissants de dégradation des terres, exacerbés par des conditions climatiques de plus en plus imprévisibles.
Il a rappelé que la participation de Djibouti à l’Initiative verte pour le Moyen-Orient est motivée par la nécessité urgente de préserver ses terres arides et semi-arides, de restaurer la biodiversité et les écosystèmes, tout en promouvant un développement durable au profit des populations locales.
Djibouti a également mis l’accent sur l’importance de renforcer l’action régionale conjointe pour protéger l’environnement et développer la végétation, des actions qui auront un impact direct sur la sécurité alimentaire et hydrique, la biodiversité, et l’adaptation au changement climatique.
L’initiative verte pour le Moyen-Orient représente, selon lui, une étape cruciale vers l’amélioration de la gouvernance régionale face aux défis de la désertification, de la sécheresse et du changement climatique.
Lors de cette première session, le Conseil ministériel de l’initiative verte pour le Moyen-Orient a approuvé la structure organisationnelle du secrétariat de l’initiative, ses politiques internes, et désigné son trésorier.
Dans le cadre de cette session, plusieurs décisions importantes ont également été adoptées pour permettre le lancement de la phase de mise en œuvre de l’Initiative.
La déclaration ministérielle a réaffirmé l’engagement des pays membres à renforcer la coopération régionale afin de lutter contre la dégradation des terres, la désertification, et la perte de biodiversité, tout en atténuant les impacts sociaux, économiques et environnementaux du changement climatique.
Elle a également salué l’adhésion de 11 nouveaux pays à l’Initiative et encouragé d’autres nations de la région à rejoindre cet effort collectif.
Enfin, la déclaration a souligné l’importance des efforts continus des États membres pour fixer des objectifs nationaux ambitieux en matière de réhabilitation des terres et de développement de la végétation, tout en encourageant l’intégration de ces objectifs dans le cadre régional de l’Initiative verte pour le Moyen-Orient.
Elle a également appelé à une mobilisation internationale accrue, avec un rôle clé pour le secteur privé, les institutions financières et la société civile, pour relever les défis mondiaux liés à la dégradation des terres, à la désertification et à la sécheresse.
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