18/12/2021
« Aujourd'hui plus que jamais nous souhaitons voir le partenariat africain et turc s'épanouir et prospérer ». affirme le président Guelleh


Dans un remarquable discours prononcé à l’occasion du déjeuner de travail organisé dans le cadre du 3e Sommet du Partenariat Turquie-Afrique d’Istanbul, le président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, a tenu à saluer le développement significatif des relations entre l’Afrique et la Turquie depuis 2005.

« En 2005, l'Afrique et la Turquie ont lancé avec succès une nouvelle ère de coopération gagnant-gagnant et votre pays a été proclamé à juste titre partenaire stratégique du continent africain en 2008 », a indiqué le chef de l’Etat djiboutien.

L’ADI vous propose de lire ci-après le vibrant discours du président de la République en son intégralité :

« Permettez-moi tout d'abord de remercier son excellence le Président Tayyib Erdogan, le gouvernement et le peuple de Turquie pour l'accueil chaleureux et fraternel qui m'a été réservé ainsi qu'à ma délégation depuis notre arrivée. Je voudrais également exprimer notre sincère gratitude à l'Union africaine et à la République de Turquie pour ce sommet très important destiné à renforcer notre partenariat pour un développement et une prospérité communs.

Les effets désastreux de la pandémie de Covid-19 sur l'économie mondiale sont indéniables. Aujourd'hui plus que jamais nous souhaitons voir le partenariat africain et turc s'épanouir et prospérer.

En 2005, l'Afrique et la Turquie ont lancé avec succès une nouvelle ère de coopération gagnant-gagnant et votre pays a été proclamé à juste titre partenaire stratégique du continent africain en 2008. Depuis lors, nous avons parcouru un long chemin. Nos relations se sont considérablement développées dans les domaines politique, économique et commercial.

Afrique-Turquie : une nouvelle ère de coopération gagnant-gagnant

Il est bien connu que l'Afrique a tracé un chemin de croissance et de développement sans précédent avec un énorme potentiel dont l'engagement politique fort, les amples institutions économiques et les mécanismes commerciaux efficaces ainsi que les instruments juridiques, tels que la zone de libre-échange africaine, sont irréfutables.

Nous avons ouvert la voie en mettant en place un partenariat économique efficace et en investissant massivement dans des ports maritimes, des compagnies aériennes, des chemins de fer et des routes, des systèmes bancaires efficaces, ainsi qu'un environnement commercial très attrayant, car nous savons que la Turquie est une puissance industrielle et dispose d'une base industrielle solide et efficace.

L'Afrique est, en effet, prête à construire avec la Turquie des entreprises économiques efficaces, par le biais de joint-ventures, de BOT ou de modèles PPP. Nous sommes également convaincus que la Turquie bénéficiera énormément de ses investissements dans l'agriculture, l'énergie, les transports, la santé et les services financiers.

À cet égard, les institutions bancaires et financières turques pourraient ouvrir des succursales en Afrique, afin d'éviter les coûts de transaction élevés auxquels les communautés d'affaires africaines sont confrontées, car elles sont obligées d'utiliser des banques intermédiaires. En outre, nous devons développer conjointement nos propres lignes maritimes et établir des routes maritimes directes entre la Turquie et le continent afin de diminuer le coût élevé du fret qui domine.

Djibouti est la porte naturelle vers le reste du continent

Le volume des échanges commerciaux entre Djibouti et la Turquie était d'environ 320 millions de dollars en 2020. La classe moyenne et la consommation urbaine sont en hausse et les demandes de produits manufacturés et transformés augmentent à Djibouti ainsi que dans la région.

Comme vous le savez, Djibouti est la porte naturelle vers le reste du continent et s'est fixé pour objectif de devenir un centre de production et d'exportation. C'est dans cette optique que nous avons investi massivement dans les ports, les chemins de fer, les autoroutes et les zones franches, avec des normes internationales et des performances élevées. Il s'agit d'une opportunité majeure pour ceux qui souhaitent installer des unités de production de petite et moyenne taille dans nos zones franches.

Nous devons renforcer le partenariat Turquie-Afrique, en particulier dans les domaines liés à l'industrialisation, une véritable évaluation des potentiels, des besoins et des tendances des deux parties devrait être faite. Nous devrions établir des plates-formes appropriées et bien organisées afin de connecter nos hommes d'affaires, nos chambres de commerce et d'industrie, nos banques, nos ports maritimes et aéroports et ainsi construire un partenariat solide entre le continent africain et la Turquie.

Ce n'est que de cette manière que nous pourrons atteindre nos objectifs de développement communs.»

FIA

Source :ADI