Reportage : Après Obock et Tadjourah, Dikhil et Ali-Sabieh s’engagent dans la voie du Développement local dans le cadre du Projet d’Appui à la Décentralisation et aux collectivités locales (PADCL)
Par ABS
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25 octobre 2009
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Source: ADI
Après Obock et Tadjourah, Dikhil et Ali-Sabieh se sont à leur tour engagées dans la voie du Développement local dans le cadre du Projet d’Appui à la Décentralisation et aux collectivités locales (PADCL), un projet financé par le PNUD, le FENU (Fonds pour l’Equipement des Nations Unies) et l’Union européenne.
Les 20 et 21 octobre, les élus locaux assajogs se sont retrouvés autour d’une table pour -le temps d’un atelier de validation d’un plan de Développement régional- définir leurs priorités avec l’appui d’un expert dépêché par le PNUD.
Dernière étape de la tournée de l’équipe du Programme d’appui à la Décentralisation et aux collectivités locales commencé à Obock les 13 et 14 octobre, Ali-Sabieh a accueilli les visiteurs avec enthousiasme dans la fraîcheur matinale de ce vingtième jour d’octobre. La veille à Dikhil, l’atelier de restitution et de validation du plan de Développement régional et du plan d’Investissement pluriannuel qui l’accompagne s’était clôturé avec succès, les Okarois et la société civile locale ayant réussi à faire, avec les techniciens du PNUD, un travail remarquable.
Comme dans les autres régions, la première journée de travail à Ali-Sabieh commence par un mot de bienvenue du préfet de région qui fut représenté par son adjoint, M.Mohamed Waberi, lequel a bien entendu exprimé sa joie de voir ce projet (le PADCL) atteindre cette étape cruciale qu’est la restitution des résultats de l’étude diagnostique de l’été dernier. Restitution ? Pas vraiment puisque, comme dans chacune des autres régions, de nouvelles propositions viennent sur la table des discussions.
L’une des principales caractéristiques de la région d’Ali-Sabieh, communément appelée le pays Assajog, c’est que son chef-lieu est une gare ferroviaire. Son histoire est intimement liée à celle du mythique chemin de fer djibouto-éthiopien qui relie depuis cent ans notre pays à la capitale éthiopienne.
Les Ali-Sabiens insistent dans leurs interventions sur le rôle du chemin de fer et sur la nécessité de le sauver de son lent déclin. Mais la collectivité est-elle compétente pour s’occuper du devenir d’une société binationale ? Les élus locaux reconnaissent que non. Mais ils voudraient quand même monter des petits projets le long de la voie ferrée, d’une gare à l’autre. « Mais ça, c’est autre chose ! », dit Angelo Bonfiglioli, le consultant international qui accueille avec enthousiasme cette idée.
Chargé par le PNUD de diriger les travaux avec les élus locaux, M.Bonfiglioli propose mais n’impose pas. Il stimule sans donner des ordres. « Car après tout, dit-il, c’est la collectivité qui décide », en ajoutant que son travail consiste à mettre son expérience au service des décideurs locaux.
Comme partout ailleurs, des groupes de travail sont constitués et la première journée s’achève après que tous les sujets aient été abordés, de l’agropastoralisme au tourisme en passant le commerce, la santé et la question de l’eau. Bien qu’étant différentes de taille, les régions d’Ali-Sabieh et de Dikhil semblent avoir des similitudes. Toutes deux sont des terres d’élevage et…d’agriculture.
Ici aussi, l’avenir est à l’agropastoralisme. Par ailleurs, la ville d’Ali-Sabieh, située à deux pas de la frontière éthiopienne, est une place marchande. La collectivité a donc tout intérêt à appuyer le commerce. Les élus locaux ont donc présenté un certain nombre de projets en ce sens.
A Dikhil comme à Ali-Sabieh, à Obock comme à Tadjourah, les élus locaux ont convenu de faire tout « pour mettre en valeur les atouts de leurs régions respectives » et en diminuer les contraintes. Pêche et agropastoralisme au nord, agropastoralisme et commerce au Sud. Telles sont les grandes priorités autour desquelles se sont articulés les débats.
Mais partout, des dizaines d’autres petits projets visant à faire reculer la pauvreté seront financés dans le cadre du Projet d’appui à la Décentralisation et aux collectivités locales. A deux ans de la fin de leur mandat, les élus locaux sont donc à pied d’œuvre. Et les populations locales s’en réjouissent.
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