PADCL : La caravane du développement
Par ABS
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19 octobre 2009
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Source: ADI
Dans le cadre du programme d’appui à la Décentralisation et aux collectivités locales (PADCL), un projet financé par le PNUD, les plans de Développement régional d’Obock et de Tadjourah ont été validés mercredi et samedi dernier dans les deux chefs-lieux des régions du Nord.
A Tadjourah comme à Obock, les ateliers de restitution de ces PDR ont eu lieu en présence de nombreux élus locaux et de représentants de la société civile.
Les techniciens du PNUD et du ministère de l’intérieur qui ont mené à bien la rédaction de ces documents en concertation avec les responsables des différentes régions se trouvent depuis dimanche à Dikhil où, comme dans le Nord, le développement local est au centre des discussions.
C’est en s’inspirant de l’initiative nationale pour le Développement social (INDS), une initiative par laquelle le chef de l’Etat faisait au début de l’année 2007 le constat amer des disparités existant entre la capitale et les régions, que le PNUD a proposé fin 2007 au gouvernement djiboutien la mise en œuvre du Programme d’appui à la décentralisation et aux collectivités locales (PADCL).
Ce projet, mis en place avec la collaboration du Fonds des Nations Unies pour l’Equipement (FENU) et l’Union européenne, vise à soutenir le développement socio-économique des différentes régions du pays.
C’est ainsi que l’été dernier, des équipes composées de techniciens du PNUD mais aussi du ministère de l’intérieur ont sillonné le territoire national à la rencontre des élus locaux, des chefs coutumiers, des artisans, des éleveurs, des maraîchers, des commerçants, bref d’un large échantillon représentant l’ensemble de la population de chaque région.
« Le but était de recueillir, par une approche participative, le maximum de données afin d’avoir une idée précise des attentes des populations», explique le coordinateur-adjoint du projet.
Ce travail de terrain a abouti à l’élaboration d’un Plan de développement régional (PDR) et d’un plan d’investissement pluriannuel (PIP) pour chaque région.
Samedi dernier à Tadjourah, les élus locaux tadjourois approuvaient leur PDR, deux jours après que leurs collègues d’Obock en aient fait de même pour le leur.
Au cours des ateliers organisés dans les deux capitales du Nord, les documents ont été réexaminés point par point, le coût de chaque projet a été discuté et au terme des débats, les documents ont été approuvés, ce qui devrait ouvrir la voie à la validation préfectorale.
Secrétaire général du ministère de l’Intérieur, M. Hassan Omar Mohamed est aussi en charge de la décentralisation. Et c’est à ce titre que samedi dernier, il a participé à l’atelier de validation du PDR et du PIP de Tadjourah.
Il a prononcé à l’issue des travaux un discours dans lequel il a souligné combien le gouvernement djiboutien était attaché à ce projet. Il a indiqué qu’il ne fallait pas perdre de vue que le programme d’appui à la décentralisation et aux collectivités locales s’inspirait de l’INDS et que de ce fait, il était suivi de près au sommet de l’Etat.
Il a remercié les partenaires au Développement au premier rang desquels il a cité le PNUD et l'Union européenne et a indiqué que l’heure était venue pour les élus locaux d’agir ensemble aujourd’hui pour le devenir de leur région.
Interlocuteur clé du PADCL depuis le lancement de ce projet au début de l’année 2008, M. Hassan Omar en est l’une des chevilles ouvrières. Il s’est dit satisfait du travail effectué par les équipes de l’agence onusienne et notamment par M. Angelo Bonfiglioli, consultant indépendant recruté dans le cadre de ce projet et qui est un expert en la matière.
Le processus de décentralisation qui, même sous d’autres cieux, n’a jamais été une banale affaire, reste dans notre pays l’une des réformes les plus audacieuses de ces dix dernières années malgré les difficultés liées à plusieurs facteurs.
Le PADCL est justement destiné à permettre aux collectivités locales de disposer des moyens d’agir, d’être réellement au service du développement sans aller, bien entendu, jusqu’à empiéter sur les missions régaliennes de l’Etat, une prétention que les élus locaux sont loin d’avoir.
« Je le dis et je le répète depuis l’été dernier ; ce projet tombe à point nommé car il était temps pour nous d’agir afin de réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie de nos populations ; nous sommes satisfaits du travail effectué à nos côtés par les équipes du PNUD et nous voulons maintenant que les choses avancent rapidement », souligne Hassan Houssein Omar, secrétaire exécutif du conseil régional de Tadjourah.
Il s’agit de juguler le spectre de la soif, apporter un appui technique aux pêcheurs locaux, aider les maraîchers à commercialiser leurs produits, reconstituer un cheptel décimé, encourager l’agro-pastoralisme, bref stimuler le développement local.
Tout cela a un coût, bien sûr. Pour l'heure, on peut estimer les investissements prévus par chacune des deux collectivités territoriales du Nord entre 70 et 100 millions de francs.
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