Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes attendu à Djibouti

Par NF | 10 octobre 2009
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Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes attendu à Djibouti

Source: ADI

Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, M. Pierre Lellouche, entamera samedi une visite de travail de trois jours à Djibouti destinée à soutenir les initiatives prises par l’Union européenne dans la lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. M. Lellouche sera accompagné par le député Christian Ménard, auteur d’un rapport parlementaire sur la lutte contre la piraterie, et Arnaud Danjean, député européen, président de la sous-commission Défense et Sécurité du Parlement européen. Au cours de ce déplacement, qui coïncide avec la visite à Djibouti des ambassadeurs du Comité politique et de sécurité (COPS) de l’UE, M. Pierre Lellouche, attendu en début de matinée dans la capitale, aura des discussions avec le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh. Des entretiens en tête-à-tête sont également prévus avec le Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, et le chef de la diplomatie djiboutienne, M. Mahmoud Ali Youssouf. Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes remerciera à cette occasion les autorités djiboutiennes pour leur soutien et leur contribution à l’action de l’Union européenne. Cette visite permettra par ailleurs à M. Lellouche de se rendre à bord de la frégate française "Lafayette" et de visiter le détachement d’avions de patrouille maritime engagé dans l’opération européenne "Atalante". Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, qui avait déploré mardi que la France soit seule à Djibouti pour former un bataillon de 500 militaires somaliens, tentera surtout lors de son séjour de mobiliser les partenaires de son pays pour qu'eux aussi participent à la formation des forces de sécurité somaliennes. L'Allemagne et l'Espagne pourraient apporter leur aide. Mais la France a proposé aussi d'associer la Russie à cette mission. La France achève actuellement la formation d'un premier groupe de 154 éléments des forces de sécurité somaliennes. Un autre groupe d'environ 300 hommes vient également d'être pris en charge par l'armée française. Ce groupe va suivre une instruction d'environ six semaines. A terme, la France aura formé environ 500 hommes, un premier bataillon qui viendra épauler à Mogadiscio les forces du président Cheikh Sharif Cheikh Ahmed qui lutte contre les miliciens Al-Shebab Privilégiant la formation des soldats et la sécurité à terre, en Somalie, Paris assure également la formation et l’équipement des garde-côtes de pays de la région. Quant au ministre français de la Défense Hervé Morin, il a proposé à l'Union européenne de former 3.000 membres des forces de sécurité somaliennes supplémentaires, en plus des 500 soldats somaliens dont la France a déjà entamé la formation à Djibouti, a annoncé vendredi le ministère. "Hervé Morin a proposé à ses partenaires européens de former 3.000 soldats supplémentaires de la force de sécurité, dans le cadre d’une nouvelle mission de l’Europe de la défense", selon un communiqué intitulé: "La Somalie ne doit pas devenir un foyer de déstabilisation". Paris "s’engage à participer activement à cette mission européenne, en particulier avec des formateurs et un soutien logistique", précise-t-il, ajoutant que "plusieurs partenaires européens ont déjà exprimé leur intérêt" et ont été conviés à Djibouti. Selon le ministère, M. Morin a adressé mardi un courrier à son homologue suédois, Sten Tolgfors, dont le pays assure la présidence tournante de l?UE, ainsi qu'à Javier Solana, le diplomate en chef de l'Union, pour souligner "la situation préoccupante" de la Somalie. Rappelant que l'UE avait lancé en décembre l'opération anti-piraterie Atalante au large des côtes somaliennes, la première opération militaire navale de son histoire, le ministère fait valoir que l'Union "doit élargir son approche pour former les garde-côtes et les policiers" somaliens. Il s'agit aussi, écrit-il, de "renforcer les capacités maritimes régionales et le soutien à l’AMISOM", la mission de l'Union africaine en Somalie. Selon lui, "la formation de forces de sécurité somaliennes robustes et opérationnelles peut constituer une action de stabilisation efficace".

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