Djibouti appelle le Conseil de sécurité à obtenir le retrait de troupes érythréennes
Par AAS
|
30 septembre 2009
5,828 vues
Source: ADI
Le Représentant Permanent de la République de Djibouti auprès des Nations Unies, l’Ambassadeur Robleh Olhayé a, en sa qualité de Chef de la délégation Djiboutienne au sein de la 64ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, prononcé un important discours dans lequel, il a, entre autres points, abordé le refus constant de l’Erythrée de renoncer aux portions du territoire djiboutien qu’elle occupe illégalement et la crise somalienne.
Au sujet de l’Erythrée, le Représentant Permanent de la République de Djibouti auprès des Nations Unies a tout d’abord indexé l’origine de la crise entre notre pays et l’Erythrée au projet illégal de cette dernière de disposer de portions du territoire djiboutien.
M Robleh Olhayé a indiqué que c’est ce programme belliqueux de l’Erythrée qui est à la source de l’affrontement militaire survenu entre les deux pays du 10 au 12 juin 2008 ; affrontement s’étant soldé par un nombre considérable de victimes, de blessés et de prisonniers de guerre de part et d’autre.
Le diplomate djiboutien a profité de l’occasion de cette tribune pour éclairer sur la bonne volonté et la disponibilité manifestées par Djibouti depuis le début de ce différend afin de trouver une solution pacifique au litige ; une démarche à laquelle l’Erythrée a opposé en permanence une fin de non recevoir.
« Nos efforts se sont heurtés constamment à une sourde oreille…, de refus flagrants, dédaigneux et condescendants » a déclaré l’Ambassadeur djiboutien, prévenant l’Assemblée Générale des Nations Unies sur l’irréversibilité de la mauvaise volonté érythréenne dans le cadre de la recherche d’une solution politique au différend frontalier la liant à notre pays.
« Les Organisations Régionales, les Chefs d’Etat et de Gouvernement et les Nations Unies ont tous fait des efforts pour engager le dialogue ; ces efforts ont été vains avec l’Erythrée …qui est allé jusqu’à nier l’existence même de toute tension » a poursuivi M Olhayé.
Comme preuve de la mauvaise volonté érythréenne, l’Ambassadeur djiboutien a évoqué le refus de ce pays à se conformer à la recommandation du Conseil du Sécurité ; recommandation qui instruisait l’Erythrée de quitter, dans « un délai de 5 semaines à compter de la date du 14 janvier 2009 » les portions du territoire djiboutien qu’elle occupe.
M Olhayé a exhorté la Communauté Internationale à ne pas rester indéfiniment passive face au refus érythréen de se conformer aux règles du droit international, mettant en garde contre le fait qu’une telle indulgence des Nations Unies encourage d’autres nations à annexer des territoires voisins aux leurs.
« L’inaction crée un dangereux précédent que d’autres suivront sûrement à l’avenir qui consiste à nier et refuser de coopérer » a dit le diplomate djiboutien.
Pour M Olhayé, la Communauté Internationale doit d’autant plus se résoudre à un règlement rapide du différend frontalier entre notre pays et l’Erythrée que la zone du litige avoisine un passage, le Détroit de Bab El Mendeb, névralgique au commerce et échanges économiques internationaux.
« Le Détroit et l’Ile de Doumeira sont situés dans l’une des voies maritimes les plus fréquentées du monde. La militarisation de cette voie maritime stratégique clé n’augurera rien de bon pour la paix dans la région et dans le transport maritime international et l’investissement » a affirmé en substance M Olhayé.
En dehors du différend avec l’Erythrée, le diplomate djiboutien a parlé de la question somalienne, exhortant la Communauté Internationale à redoubler d’efforts en matière de soutien financier et matériel au Gouvernement légal afin que ce dernier puisse pacifier le pays et venir à bout des milices extrémistes qui le combattent.
Un tel soutien financier et matériel servirait contre « le flux de ressources, d’armes et de combattants étrangers dans le pays et la menace qu’Al Qaïda pourrait établir une tête de pont en Somalie ». a expliqué M Olhayé avant de poursuivre sur l’intérêt de prévoir le renforcement des effectifs des Forces Africaines en Somalie (AMISOM).
Le Représentant Permanent de Djibouti auprès des Nations Unies a réitéré son appel à un rapide soutien matériel et financier à la Somalie sous peine que ce pays ne tombe entre les mains de factions extrémistes.
Tags
Articles connexes
Le ministre de la Défense préside la cérémonie de commémoration du 22e anniversaire de l’accession de la Gendarmerie nationale à son autonomie
il y a 5 ans
Le ministre de la Défense inspecte le bataillon Hill 8 à Maryama avant son départ pour la Somalie
il y a 5 ans
Insertion socioprofessionnelle des jeunes : l’ANEFIP implante des antennes dans tous les CDC
il y a 5 ans
Reprise des négociations au sujet du barrage sur le Nil
il y a 5 ans
Publicité