Le Kenya élu face à Djibouti au Conseil de sécurité de l’ONU pour 2021-2022
Par NF
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18 juin 2020
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Source: ADI
Au moment où Djibouti assure une médiation entre la Somalie et le Somaliland, l'Assemblée générale de l'ONU a élu jeudi le Kenya pour occuper un siège africain au Conseil de sécurité en 2021-2022.
Nairobi a notamment obtenu 129 votes (contre 113 au premier tour) et Djibouti 62 (contre 78 au premier tour).
Cette élection intervient au lendemain d'un premier tour qui n'avait pas départagé les deux candidats. Sur les 193 membres des Nations Unies, 191 ont déposé un bulletin valide dans l'urne. Une majorité des deux tiers, soit 128 votes, était nécessaire pour l'emporter. Le Kenya remplacera en janvier l'Afrique du Sud.
Mercredi, l'Assemblée générale de l'ONU avait élu dès le premier tour l'Inde, le Mexique, la Norvège et l'Irlande pour les quatre autres sièges du Conseil qui étaient à pourvoir.
A l’issue de cette élection organisée dans le cadre de la 75e session de l’Assemblée générale, le chef de la diplomatie djiboutienne, M. Mahmoud Ali Youssouf, a remercié "tous les pays qui ont soutenu la candidature de Djibouti".
Profitant de cette opportunité, le ministre djiboutien des Affaires Etrangères et de la coopération internationale a également félicité le Kenya, avant de saluer le travail remarquable de nos ministres, de nos diplomates et de nos hauts responsables.
"Je les félicite pour leur dévouement à cette cause", a-t-il écrit dans son message, estimant que "ce n’est que partie remise".
Rappelons que le Conseil de sécurité de l'ONU compte 15 membres, dont cinq permanents et dix non permanents renouvelés par moitié tous les ans.
Pour l'ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, vu le poids économique et démographique du continent, les pays africains doivent plutôt se battre pour un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.
Dr Cheikh Tidiane Gadio affirme qu'"aujourd'hui, l'Afrique compte 1,3 milliards d'habitants avec ses 54 pays membres du Conseil de sécurité. Cela n'a aucun sens que l'Afrique soit représentée par des postes de sièges non permanents."
"Les enjeux sont tels que les pays africains doivent être très fermes, très structurés sur la question pour mettre fin à cette injustice historique et arrêter de nous battre entre nous Africains, alors que la bataille véritable, c'est de réformer le système des Nations Unies", a ajouté le docteur Cheikh Tidiane Gadio qui dirige l'Institut Panafricain de Stratégies.
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