Le président Guelleh regagne la capitale au terme de sa participation à Brazzaville du 8e sommet du comité de haut niveau de l’UA sur la Libye
Par AAD
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31 janvier 2020
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Source: ADI
Le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, a regagné hier, jeudi, la capitale au terme de sa participation à Brazzaville, en République de Congo, au 8e sommet du comité de haut niveau de l’UA sur la Libye.
Le président de la République a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international d’Ambouli par le Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, les membres du gouvernement et du parlement ainsi que les autorités militaires du pays.
Les travaux du 8e sommet du Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye se sont achevés avec succès hier, jeudi, dans l’après-midi, au centre international des conférences de Kintélé, à Brazzaville, en présence de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement africains dont le président mauritanien, Mohamed Ould El-Ghazaouani et le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Afrique du Sud, du Tchad, de la Tunisie et de l’Egypte, le président de la Commission de l’UA ont également pris part à ce 8e sommet qui s’est tenu sur initiative du président Denis Sassou N’Guesso.
Des acteurs du conflit en Libye et autres partenaires internationaux, qui se donnent pour objectif de relancer le processus de paix, ont également été présents à Brazzaville pour tenter de trouver une solution à cette crise qui perdure depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.
Dans une remarquable allocution qu’il a prononcée à l’ouverture de ce sommet, le chef de l’Etat djiboutien a regretté la marginalisation et la mise à l’écart des africains dans la recherche de solution à la crise libyenne.
« Nous avons laissé la place à une pluralité d’intervenants extérieurs au continent pensant que c’était une solution. C’est triste mais c’est une réalité à laquelle nous devons faire face », a-t-il dit.
Toutefois, le président Ismail Omar Guelleh a souligné que ces interventions ont montré leurs limites aujourd’hui. « Pire, a-t-il dit, la crise n’a fait que s’aggraver et la souffrance du peuple libyen perdure à ce jour ».
Pour lui, la vision africaine du règlement de cette crise se décline en trois points : « un cessez le feu, le strict respect de l’embargo sur les armes et des concertations nationales suivies d’élections libres et transparentes ».
Il convient de souligner au passage que les chefs d’Etat et de gouvernement membres du comité de haut niveau de l’UA ont une réunion à huit clos avec les principaux acteurs de la crise libyenne.
À l’issue des travaux de cette rencontre à huis clos, les membres du comité de haut niveau ont effectué une déclaration finale dans laquelle ils ont exprimé leur profonde préoccupation quant à la détérioration de la situation sécuritaire, humanitaire et économique en Libye.
« Cette situation en Libye nourrit les réseaux terroristes, criminels et autres trafiquants d’êtres humains qui déstabilisent plusieurs pays de la sous-région », peut-on lire dans la déclaration finale.
Notons enfin que le président Guelleh est accompagné dans ce déplacement d’une importante délégation comprenant le ministre des Affaires etrangères et de la coopération internationale, M. Mahmoud Ali Youssouf, ainsi que de notre ambassadeur à Addis-Abeba et représentant auprès de l’UA, M. Mohamed Idriss Farah.
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