Région du nord : La sécheresse dans les régions reculées de Tadjourah
Par AAS
|
25 août 2009
2,538 vues
Source: ADI
Alors que le pays entame le mois béni du Ramadan, une sécheresse alarmante prévaut dans les zones reculées de la région de Tadjourah.
En effet, aux dires des habitants de ces régions, ils sont obligés parfois de ramener leur cheptel (moutons et chèvres) sur leur dos, tant les animaux sont épuisés et assoiffés. Même les chameaux, pourtant réputés résistants, n’en peuvent plus. Ces populations assistent impuissantes au tarissement progressif de leurs points d’eau.
Les localités situées dans le secteur du mont Moussa Ali, à savoir Margota, Madgoul, Wabbeyta, Kayssaleh, situées à plus de 30 km de Assa Gayla sont touchées de plein fouet par une sécheresse sans précédant qui n’a rien de comparable avec celle du reste du pays.
La « karma » ou la saison de pluie n’a pas été au rendez-vous dans ces localités depuis plus de deux ans. Pour faire face à des longues absences de pluie, des cuvettes ou des retenues d’eau ont été creusées il y a près de 20 ans. Mais, avec le temps, ils ont été quasiment ensevelis par la boue et ne retiennent l’eau que pendant 4 mois au lieu de deux ans.
Cette situation a pris au dépourvu la population rurale, et l’on dénombre actuellement la perte de plusieurs centaines de têtes de bétails. Puits asséchés, pluie absente, seule solution qui reste pour la majorité des habitants : parcourir plusieurs dizaines de kilomètres à la recherche de points d’eau.
Ils se rendent à Assa Gayla, seul endroit où l’eau existe encore, mais cette dernière n’est pas en abondance pour pouvoir tenir jusqu'a la fin de la saison chaude avec l’afflux massive des populations avoisinantes auxquelles s’ajoutent les vacanciers.
Les femmes de la localité de Madgoul qui utilisent encore les peu d’eau restant dans les cuvettes, et dont la qualité est mauvaise, ont confié que leur retenue d’eau n’en a que pour quelques jours et que la seule solution est de se lancer à la recherche de points d’eau.
Dans le temps, les Forces armées, stationnées à Assa Gayla, sillonnaient le secteur et distribuaient de l’eau par citerne. Mais faute de carburant destiné à ces actions humanitaires, les opérations ont été sérieusement ralentis, a indiqué une femme vivant dans le secteur. « Nous demandons qu’on nous viennent en aide, le temps que le ciel s’ouvre en notre faveur, et celle de notre cheptel » a-t-elle conclu.
Tags
Articles connexes
Le ministre de la Défense préside la cérémonie de commémoration du 22e anniversaire de l’accession de la Gendarmerie nationale à son autonomie
il y a 5 ans
Le ministre de la Défense inspecte le bataillon Hill 8 à Maryama avant son départ pour la Somalie
il y a 5 ans
Insertion socioprofessionnelle des jeunes : l’ANEFIP implante des antennes dans tous les CDC
il y a 5 ans
Reprise des négociations au sujet du barrage sur le Nil
il y a 5 ans
Publicité