Lutte contre la pauvreté : le Chef de l'Etat lance officiellement l’Agence Djiboutienne de Développement Social ( ADDS)

Par YHB | 12 janvier 2008
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Lutte contre la pauvreté : le Chef de l'Etat lance officiellement l’Agence Djiboutienne de Développement Social ( ADDS)

Source: ADI

Le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, a lancé officiellement ce samedi au Palais du peuple, l’Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS), destinée à être le principal outil de lutte contre la fléau de la pauvreté dans notre pays, et ce dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative Nationale pour le Développement Social (INDS). La cérémonie de lancement de cet important mécanisme de lutte contre la pauvreté, a coïncidé avec la célébration de la journée nationale de solidarité instituée par le Chef de l'Etat. "La symbolique de cette journée nationale de solidarité condense à elle seule les préoccupations et les objectifs de notre politique", a indiqué le Président Guelleh dans une allocution prononcée à cette occasion. Il a par ailleurs ajouté que l'institution de cette journée allait servir chaque année de rappel et d'appel : "Un rappel et un appel à tous nos compatriotes, à tous nos amis et à tous nos partenaires à donner à ce concept de solidarité un contenu concret, ancré dans les objectifs fondamentaux d’éradication de la pauvreté". M. Ismaïl Omar a réaffirmé dans ce discours sa determination et son engagement à tout faire pour que "nos compatriotes vulnérables s’extirpent de la pauvreté et de la précarité et s’épanouissent dans leur existence de tous les jours". Tout en rappelant que son gouvernement avait érigé l’éradication de la pauvreté en priorité nationale, le Chef de l'Etat n'a pas manqué d'appeler à la conjugaison harmonieuse de tous les efforts nationaux, afin de prouver au monde entier que la pauvreté n'est pas une fatalité. Nous vous proposons le discours du Président de la République en integralité. "Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons Mesdames et Messieurs, Distingués Invités, La symbolique de cette journée nationale de solidarité condense à elle seule les préoccupations et les objectifs de notre politique. Cette journée nationale de solidarité que nous instituons aujourd’hui sera chaque année un rappel et un appel. Un rappel et un appel à tous nos compatriotes, à tous nos amis et à tous nos partenaires à donner à ce concept de solidarité un contenu concret, ancré dans les objectifs fondamentaux d’éradication de la pauvreté. La lutte contre la pauvreté, mesdames et messieurs, concentre et mobilise nos efforts depuis toujours. Comme elle a concentré et mobilisé les efforts des gouvernements qui nous ont précédé. Cependant cette lutte, aussi difficile qu’elle soit, n’épuisera sûrement pas nos efforts encore moins notre volonté de vaincre la pauvreté. C’est pour moi et pour mon gouvernement un serment politique fort qui nous engage, auprès de tous nos compatriotes, particulièrement auprès de ceux et celles que le bourreau de la pauvreté condamne chaque jour. Nous ferons tout pour abolir cette condamnation et faire en sorte qu’elle ne soit pas perpétuelle. Nous ferons tout pour que nos compatriotes vulnérables s’extirpent de la pauvreté et de la précarité et s’épanouissent dans leur existence de tous les jours. Mesdames et Messieurs, Comme vous le savez, l’INDS que nous avons mis sur pied l’année dernière fait suite à un constat, à un diagnostic sur l’incommensurable pauvreté dont sont victimes les couches les plus vulnérables de notre population. Il s’agit d’un constat et d’un diagnostic sans complaisance sur l’Etat réel des conditions d’existence de nos concitoyens. Avec des paramètres objectifs tels que l’accès à l’Eau, à la Santé, au Logement, à l’Education ou encore à l’Emploi, nous avons mesuré l’ampleur du chemin qui nous reste à parcourir. Le plan d’action de l’INDS ainsi que la mise en place de l’Agence Djiboutienne pour le Développement Social que nous lançons aujourd’hui sont nées directement d’une nécessité et d’une urgence. Cette nécessité et cette urgence consistent à investir encore davantage dans les infrastructures sociales de base si nous voulons freiner, atténuer et enfin éradiquer la pauvreté et la précarité. J’ai bien dit encore davantage car je n’ignore pas, et cela a été rappelé ici, la mobilisation de mon gouvernement contre ce fléau de la pauvreté, notamment par l’intermédiaire de l’ADETIP et du FSD ainsi que de nos partenaires au développement. Cette mobilisation n’a pas été vaine. Elle a permis, dans de multiples endroits, de cautériser les plaies béantes de la pauvreté : en construisant des ecoles, des centres communautaires de santé, en rénovant des pistes, des puits ou encore en offrant une chance à nos femmes contre la pauvreté par le biais du micro crédit. Mesdames et Messieurs, Le développement économique de notre pays depuis quelques années est dans une phase d’ascension. Naturellement, nous nous en réjouissons d’autant plus que les perspectives à venir s’annoncent encore meilleures. Néanmoins, je voudrais que l’on s’interroge ensemble sur la signification d’une croissance économique chiffrée, si en même temps cette croissance ne profite pas à notre développement social. Je voudrais que l’on s’interroge ensemble sur la signification d’un développement économique si en même temps ce développement économique se juxtapose à coté d’un sous-développement social. Je voudrais que l’on s’interroge ensemble sur la signification d’un développement économique si en même temps ce développement économique se juxtapose à coté d’un sous-développement social. C’est ce risque qui nous guette si nous échouons à installer un dispositif de vase communicant entre le développement économique et les aspirations au bien être des toutes les couches de notre société. C’est ce paradoxe structurel d’une croissance économique et d’une anémie sociale que nous risquons si nous échouons à rendre symétrique le développement économique et social. Mesdames et Messieurs, On dit souvent que « la pauvreté n’est pas une fatalité ». Mais ce qu’on oublie de dire ce que, pour éradiquer et atteindre cette vérité, il s’agit plus de faire que de dire, il s’agit plus d’agir que de subir. Les témoignages auxquels nous avons assisté sont édifiants de ce point de vue. La pauvreté n’est pas une fatalité si l’on se donne où si l’on trouve les moyens d’y faire face. Naturellement, mon gouvernement qui a érigé l’éradication de la pauvreté en priorité nationale ne ménagera pas ses efforts. Mais qu’on se le dise ici et maintenant, le film de la pauvreté aura un dénouement heureux que si les acteurs étatiques et non étatiques conjuguent leurs moyens et leurs compétences, de façon convergente et harmonieuse. En mettant sur pied l’Agence Djiboutienne pour le Développement Social, le gouvernement a voulu concevoir avant tout un réceptacle et un diffuseur de solidarité et de lutte contre la pauvreté. Les hommes et les femmes qui sont aux commandes de cette structure doivent mesurer la responsabilité qui est la leur. L’ADDS ne doit pas être une structure figée, elle doit être ergonomique ; elle doit coller aux profits multiformes de la pauvreté pour mieux la combattre. C’est en misant sur une approche collective et participative, mesdames et messieurs, que nous verrons le bout du tunnel de la pauvreté. Certes, je suis conscient que cette nouvelle approche dans notre pays où le mirage de l’Etat providence a longtemps façonné les mentalités, n’est pas frappée du coin de bon sens. Mais nous n’avons pas le choix. Nous devons et nous pouvons suivre l’exemple de certains pays du Sud qui ont osé cette révolution culturelle et qui se sont débarrassé de la pauvreté et de la précarité. C’est pour cela que j’exhorte les mécénats d’entreprises et des particuliers à s’illustrer par l’intermédiaire du Fonds National de Solidarité de l’ADDS. Cependant, Mesdames et Messieurs, l’approche collective et participative que nous préconisons ne saurait se limiter à une simple dimension de participation financière. Il nous faut en effet explorer tous les ressorts de la solidarité nationale pour réussir dans cette noble mission. Je pense à cette formidable énergie associative qui existe en permanence dans nos quartiers. Je pense aux systèmes d’entraide communautaire sur lesquels reposent notre culture et notre tradition. Je pense également à nos élus locaux qui peuvent s’impliquer dans une optique de proximité. Il nous faut superposer toutes ses solidarités et les organiser en réseaux pour impacter efficacement contre la pauvreté. L’Agence Djiboutienne pour le Développement Social réussira ses missions à la condition qu’elle sache organiser en symphonie et en symbolise toutes ses énergies. Je souhaite plein succès à l’ADDS et je vous remercie de votre attention". FIN DE DISCOURS

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