Le président de la Commission nationale des droits de l’homme(CNDH) inaugure les travaux d’une formation en recherche et monitoring sur les droits humains

Par KM | 11 juin 2019
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Le président de la Commission nationale des droits de l’homme(CNDH) inaugure les travaux d’une formation en recherche et monitoring sur les droits humains

Source: ADI

Des magistrats du parquet de justice, des officiers de police judiciaire de la police et de la gendarmerie nationale, des gardes pénitentiaires, et des représentants d’organisations de la société civile sont en session de formation depuis hier au Sheraton. D’une durée de trois jours, ces assises studieuses sont axées sur la recherche et le monitoring des droits humains. Le président de la Commission nationale des droits de l’homme(CNDH), Saleban Oumar Oudine, qui a ouvert les travaux de la formation, est revenu sur le statut et les missions de la CNDH. La Commission Nationale des Droits de l'Homme de Djibouti est une institution indépendante, dotée de la personnalité juridique, créée en avril 2008 par décret présidentiel. L'idée de mettre en place cette structure chargée des droits de l'homme découle de la volonté politique du chef de l'Etat, M. Ismaïl Omar Guelleh, pour faire des Droits de l'Homme une priorité. En juillet 2014, pour renforcer les capacités institutionnelles, la CNDH a proposé d'entreprendre une reforme de son statut. L'Assemblée a adopté la loi n° 59/AN/14/7ème L du 20 juillet 2014 qui abroge et remplace le décret n° 2008-0103/PR/MJAP du 23 avril 2008 portant création de la Commission Nationale des Droits de l'Homme. La première raison qui a suscité le renouvellement du statut de la Commission est de mettre en place une institution indépendante ayant une autonomie financière, et disposant d'un mandat fort et élargit. L'expérience a montré qu'un mandat limité d'une Institution Nationale des Droits de l'Homme est souvent vecteur d'une perte de crédibilité. L'autre raison qui a motivé la reforme du statut de la commission est celle de se conformer aux principes de paris et obtenir l'accréditation auprès du comite international de Coordination (CIC) des INDH. Au cours de la cérémonie d’ouverture de ces assises, l’expert formateur, Pierre Robert, a évoqué les objectifs, la méthodologie et les résultats attendus de cette formation. L’occasion pour lui de balayer large sur les techniques et les méthodes de recherche et monitoring des droits humains. Il a mis en évidence les techniques de collecte d'informations, l'entrevue, les visites aux personnes détenues, le monitoring du retour des réfugiés et/ou des personnes déplacées à l'intérieur de leur pays, l'observation des procès, celle des élections, le suivi des manifestations, celui des droits économiques, sociaux et culturels, le monitoring au cours de conflits armés, la vérification et l'évaluation des renseignements rassemblés, et l'emploi de ces renseignements pour faire face aux problèmes de droits de l'homme. Il s’agit selon l’expert d’une méthode permettant l’amélioration de la protection des droits humains. L'objectif principal du monitoring des droits de l'homme consiste à renforcer la responsabilité de l'Etat dans la protection des droits de l'homme. Cela permet aussi de jouer un rôle de prévention. Lorsqu'un fonctionnaire de l'Etat ou autre acteur responsable est observé, cette personne devient plus attentive à sa conduite.

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