Mme Nimo Houssein Boulhan préside les travaux du comité national de lutte contre la pratique des MGF

Par Arteh | 04 août 2009
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Mme Nimo Houssein Boulhan préside les travaux du comité national de lutte contre la pratique des MGF

Source: ADI

La ministre de la Promotion de la femme, du bien-être familial et des affaires sociales, Mme Nimo Houssein Boulhan, a présidé aujourd’hui les travaux du comité national, réuni au grand complet pour la seconde fois depuis l'adoption du décret portant création d'un comité national pour l'abandon total de toutes formes d'excision. Cette rencontre a permis d’une part, de faire le bilan et d’envisager les perspectives de la lutte contre les mutilations génitales féminines et d’autre part, de se pencher sur le mécanisme de suivi et d'évaluation de la mise en œuvre du plan d'action de la stratégie d'éradication des MGF à Djibouti. Un plan d'action qui, selon Mme Nimo Houssein Boulhan, permettra au comité national de jouer son rôle fondamental de coordination, avec l'appui des membres du comité et des partenaires du programme conjoint pour l'accélération de l'abandon total des MGF. Cet outil est également destiné à permettre aux différents acteurs et partenaires impliqués dans la lutte contre l’excision de prendre connaissance des indicateurs spécifiques visant à enrayer cette pratique néfaste. Selon la ministre de la Promotion de la femme, "le mécanisme propose une première base de données qui intègre l'ensemble des activités réalisées depuis 2008, des indicateurs d'évaluation spécifiques pour chaque partenaire, mais également des outils de suivi évaluation ainsi qu'un cahier de collecte de données". "La mise à jour du cahier de collecte de données par chaque partenaire facilitera et alimentera les rapports trimestriels de suivi évaluation que mon département aura la responsabilité de rédiger et de soumettre au comité national d'abandon de toutes formes d'excision", a par ailleurs souligné la ministre. Les mutilations sexuelles féminines, véritable violation du droit fondamental de toutes personnes à l’intégrité de son corps, représentent un véritable problème socio-sanitaire en République de Djibouti. Malgré l'absence de données statistiques récentes, on estime notamment à 98% la proportion de femmes et filles touchées par cette pratique qui peut s'avérer mortelle. Plus grave encore, la majorité de ces femmes ont subi la forme la plus sévère des MGF, c'est-à-dire l'infibulation. Cependant, une étude pilote sur la santé scolaire menée par le ministère de la Santé appuyé par le FNUAP, effectuée dans dix écoles primaires (cinq de la capitale et cinq des districts de l'intérieur) a permis de montrer que 55% des filles de moins de 7 ans et 14,2% des filles de 13 ans n’ont pas été excisées.

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