"Nos universités, comme nos centres d’excellence, doivent s’ouvrir sur le monde extérieur et impulser les réformes nécessaires pour plus d’innovation et plus de compétitivité", estime le président Guelleh

Par IOH | 20 février 2019
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"Nos universités, comme nos centres d’excellence, doivent s’ouvrir sur le monde extérieur et  impulser les réformes nécessaires pour plus d’innovation et plus de compétitivité", estime le président Guelleh

Source: ADI

"Nos universités, comme nos centres d’excellence, doivent s’ouvrir sur le monde extérieur et impulser les réformes nécessaires pour plus d’innovation et plus de compétitivité". C’est ce qu’a indiqué le président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, en donnant le coup d’envoi ce mercredi à la conférence sur l’impact des centres africains d’excellence à l’hôtel Kempinski. "Je voudrais partager avec vous le sentiment de satisfaction qui m’anime à l’heure où l’Université de Djibouti intègre le club très étroit des Centres Africains d’Excellence", a déclaré le chef de l’Etat, avant d’ajouter que "cela que confirme entièrement l’espoir que nous avons placé sur nos institutions universitaires et centres de recherche". L’ADI reproduit in extenso le discours du président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh. Chers Invités C’est avec un immense plaisir que je me retrouve parmi vous ce matin pour le lancement de cette conférence sur l’Impact des Centres Africains d’Excellence. Je voudrais d’emblée me réjouir de la volonté des organisateurs de placer les universités africaines au centre du développement économique et sociale de notre Continent. Je tiens à féliciter la Banque Mondiale, l’Agence Française de Développement ainsi que l’Association des Universités Africaines et l’Université de Djibouti pour une telle initiative. Je souhaite à tous nos invités un très bon séjour parmi nous à Djibouti. Je voudrais partager avec vous le sentiment de satisfaction qui m’anime à l’heure où l’Université de Djibouti intègre le club très étroit des Centres Africains d’Excellence. Cela que confirme entièrement l’espoir que nous avons placé sur nos institutions universitaires et centres de recherche. Pour cela je tiens à rendre hommage à ceux et celles qui ont permis une telle progression dans la quête du savoir universitaire dans notre pays. Mesdames et messieurs, Ma satisfaction s’inscrit également dans le choix porté par les spécifications de notre centre d’excellence, à savoir la logistique et le transport, qui sont les véritables poumons de notre économie. En effet, ce centre est une réelle opportunité pour un pays ambitieux comme le nôtre, un pays situé sur la 2ème route maritime au monde, mais surtout un pays qui a investi dans d’importantes infrastructures portuaires, de transports et de zones franches. Ce centre vient renforcer la vocation de notre pays d’exploiter au mieux sa situation carrefour entre l’Asie, l’Europe et notre Continent. Grâce à ce centre, nous pourrons former les élites capables de porter les grands projets économiques pour la région et même au-delà pour l’espace COMESA qui regroupe plus de 400 millions de consommateurs. Atteindre cet objectif nécessitera, bien sûr, de s’appuyer davantage sur les nouvelles technologies de l’Information et de la Communication, seules capables de permettre la simplification et la numérisation des procédures de transit et de commerce. C’est pourquoi ce projet ACE Djibouti conforte aussi notre politique, celle qui consiste à développer le numérique et tous les systèmes interconnectés pour que ce hub puisse bénéficier des profils qualifiés tournés vers l’avenir et créateurs d’emploi. Mesdames et Messieurs, Comme vous le savez, le développement économique de nos pays dépend en grande partie du développement scientifique et technique. Et c’est au sein de nos universités et de nos centres de recherche que se trouvent les hommes et les femmes qui peuvent relever ce défi. D’où l’intérêt, et je me réjouis que notre pays soit à l’avant-garde, du renforcement de la stratégie continentale africaine pour l’Education conformément à l’Agenda 2063. Cet agenda répond aux aspirations des africains et de sa jeunesse. Car le secteur de l’enseignement supérieur se doit de mieux préparer notre jeunesse à tous les enjeux à venir. Mesdames et messieurs, L’Afrique affiche aujourd’hui un optimisme grandissant. Cet optimisme prend sa source en partie dans les progrès réalisés dans le domaine de l’éducation et du savoir. Les dirigeants du continent ont intégré dans leur politique les priorités du savoir et de la recherche. C’est pourquoi aujourd’hui nos universités et nos centres de recherche disposent chaque jour de plus de professeurs et de personnels hautement qualifiés capables de relever les défis d’un monde en perpétuel transformation. Ces compétences sont plus que nécessaires. Car autant notre continent a besoin de stabilité et de paix pour se concentrer sur son développement, autant il a besoin aussi des hommes et des femmes qui auront l’expertise et le savoir pour optimiser notre développement. Car notre continent ne pourra pas se contenter éternellement d’une croissance uniquement indexée sur l’exportation de ses matières premières. Car notre continent ne pourra pas se contenter uniquement d’une croissance macroéconomique sans réel impact sur le développement de nos sociétés. Ces compétences nous en avons besoins pour que notre continent passe à l’heure d’une croissance inclusive. Oui nous avons besoin de ces compétences. Pour industrialiser notre économie, mais aussi pour la moderniser et pour la mettre au diapason des nouvelles technologies. C’est ce pari sur l’industrialisation accélérée du continent et l’économie du savoir qui replacera l’Afrique au même niveau que les autres continents. C’est dans cette logique et dans cette optique, Mesdames et Messieurs que nous cherchons à renforcer nos écoles, nos lycées, nos universités et nos centres d’Excellence. C’est pourquoi nos universités comme nos centres doivent s’ouvrir sur le monde extérieur. Ils doivent impulser les réformes sociaux-économiques nécessaires, pour plus d’innovation et plus de compétitivité. J’exhorte les experts ici présents à travailler sans relâche pour que les Centres Africains d’Excellence œuvrent à rendre plus compétitives nos universités et nos économies pour accompagner l’Afrique dans sa démarche de croissance inclusive et durable. Notre devoir à tous est de faire avancer l’Afrique et lui donner la place qu’elle mérite dans le monde. Personnellement je crois en nos capacités, je crois en notre jeunesse et je suis optimiste quant à notre avenir. Il vous appartient, Mesdames et Messieurs les experts, de nous éclairer sur les voie et moyens d’y arriver. Sur ce, je déclare ouverte la conférence sur « l’impact des Centres d’Excellence Africains ». Je vous remercie.

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