Les pays voisins de la Somalie souhaitent être autorisés à intervenir
Par YHB
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10 juillet 2009
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Source: AFP
Les pays voisins de la Somalie souhaitent pouvoir intervenir militairement aux côtés du gouvernement somalien afin de l'aider face à "l'agression extérieure" dont il est victime, ont déclaré vendredi à Addis Abeba des responsables lors d'une réunion de l'Igad.
Dans son communiqué final, la réunion ministérielle extraordinaire de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad, six pays d'Afrique de l'Est) "appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à revoir la résolution 1725 (du 6 décembre 2006) pour permettre aux Etats sur la ligne de front de soutenir de manière adéquate et significative le TFG comme il l'a demandé".
"Il est nécessaire de créer les conditions qui permettront aux pays voisins de mettre en oeuvre leur soutien au gouvernement de transition somalien (TFG) de manière plus efficace", a déclaré le président du conseil des ministres de l'Igad, Seyoum Mesfin, chef de la diplomatie éthiopienne.
Le mandat accordé par le Conseil de sécurité de l'ONU à la force de paix africaine en Somalie, l'Amisom, déployée depuis mars 2007, indique que les pays voisins de la Somalie ne peuvent pas participer à l'opération.
A l'ouverture des débats, M. Seyoum avait estimé que la situation dans ce pays en guerre civile depuis 1991 relève "d'une guerre d'agression contre la Somalie par des ennemis extérieurs dont (le réseau terroriste) Al-Qaïda en collaboration avec des éléments extrémistes somaliens".
Le mois dernier, le TFG avait appelé ses voisins à envoyer des troupes "dans les 24 heures" en Somalie pour faire face à l'offensive lancée le 7 mai par les islamistes appuyés par des combattants étrangers.
En fait, une intervention militaire des voisins de la Somalie se déroulerait dans le cadre de l'Amisom, sous mandat de l'ONU, a précisé le ministre somalien des Affaires étrangères, Mohamed Abdullahi Omaar.
"L'Amisom est internationalement reconnue au niveau de l'UA et de l'ONU", a-t-il expliqué, notant que les pays voisins "comme le Kenya et Djibouti" qui veulent répondre à l'appel du TFG "sont les bienvenus du moment qu'ils sont dans le cadre du mandat de l'UA et de l'Amisom".
L'Igad a également demandé le renforcement de ce mandat pour que les Casques verts de l'UA "augmentent leur capacité de réponse pour mieux protéger leur personnel, équipement et installations stratégiques, et fournissent un soutien effectif au TFG mais aussi puissent s'engager dans une défense active".
Interrogé sur ce dernier point par l'AFP, M. Seyoum n'a pas souhaité commenter, mais "il est clair que l'Igad souhaite que l'Amisom devienne une force de soutien au TFG plus qu'une simple force d'interposition", a indiqué sous couvert de l'anonymat un observateur.
La République de Djibouti a "promis un bataillon de 450 hommes pour l'Amisom dès que sera levée la restriction du mandat empêchant les pays frontaliers de participer", a confirmé à l'AFP le ministre des Affaires étrangères djiboutien, Mahmoud Ali Youssouf.
"En maintenant cette résolution 1725, l'ONU soutient indirectement les terroristes, étant donné qu'il ne prend pas de mesures vigoureuses pour gérer les défis auxquels fait face le TFG", a estimé l'envoyé spécial de l'Igad en Somalie, le Kényan Kipruto arap Kirwa.
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