Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) achève un séjour de travail à Djibouti

Par RII | 18 décembre 2018
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Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) achève un séjour de travail à Djibouti

Source: ADI

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) vient de clôturer un séjour de travail de deux semaines dans notre pays. L’objectif de cette visite s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre le Fonds monétaire International (FMI) et la République de Djibouti. M. Stéphane Roudet, chef de la délégation du FMI, a rendu public des conclusions portant entre autres la stratégie visant à positionner Djibouti en tant que pôle logistique et commercial. Selon M. Roudet, pour assurer la viabilité de la dette, il est important de renforcer la rentabilité économique et sociale des projets d’investissements publics et d’améliorer la gouvernance des entreprises publiques, la gestion des finances et de la dette publiques, et de réformer la fiscalité. "Djibouti doit accélérer les réformes pour faciliter la transition vers une croissance tirée par le secteur privé, génératrice d’emplois et réduisant la pauvreté", a-t-il ajouté. En effet, selon la mission du FMI, la stratégie d’investissement dans les infrastructures, qui vise à transformer l’économie djiboutienne et positionner le pays en tant que pôle logistique et commercial pour la sous-région, offre de grandes opportunités de croissance économique et de développement. Pour autant, le financement de cette stratégie à travers l’accumulation de dette est susceptible de présenter des risques non négligeables pour l’économie nationale. C’est dans cette optique que les autorités djiboutiennes ont commencé à mettre en œuvre des réformes pour gérer les risques intrinsèques à leur stratégie de développement et maintenir une croissance forte. Ces réformes permettront d’assurer la viabilité de la dette publique et de permettre la transition vers une croissance plus inclusive et durable, tirée par l’investissement et le développement du secteur privé. La croissance économique devrait se maintenir à environ 6,5% cette année, malgré la diminution sensible des investissements publics dans les infrastructures. Des réformes ambitieuses dans le secteur des télécommunications et de l’électricité sont indispensables pour réduire les prix et améliorer la qualité des services publics. Il est également important de poursuivre les efforts pour accroître le rendement de l’éducation et la productivité du travail. Ces réformes sont nécessaires pour stimuler l’investissement et la compétitivité du secteur privé. Enfin, les efforts en cours pour renforcer la supervision bancaire et l’inclusion financière sont importants pour consolider la stabilité financière, soutenir la croissance et réduire la pauvreté. Renforcer la gouvernance est également nécessaire pour encourager la stabilité macro-financière et la croissance inclusive. Il s’agit notamment d’encourager la mise en œuvre des cadres juridiques et institutionnels visant à améliorer la gestion des finances publiques et la gouvernance des entreprises publiques.

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