Ismaïl Omar Guelleh : "Le sort de la jeunesse djiboutienne est intimement lié à celui de la préservation de l'environnement afin de ne pas compromettre son futur"
Par IOH
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02 novembre 2018
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Source: ADI
"Le sort de la jeunesse djiboutienne est intimement lié à celui de la préservation de l'environnement afin de ne pas compromettre son futur".
C'est en substance ce qu'a déclaré le président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, dans un important discours qu'il a prononcé hier lors de la cérémonie commémorative de la journée nationale et africaine de la jeunesse au Palais du peuple.
Le président Guelleh a appelé à une plus grande implication "de nos jeunes dans des actions d'adaptation au changement climatique en menant notamment des activités de reboisement et d'aménagement des retenues d'eau".
Le chef de l'Etat a salué toutefois les efforts louables de "certaines associations des jeunes qui ont déjà réalisé des actions novatrices de recyclage des déchets plastiques ou des pneus", ajoutant que "les jeunes se mobilisent également dans tous les quartiers pour réaliser des activités de nettoyage".
L'ADI reproduit in extenso le discours du président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh.
« Il m’est particulièrement agréable de participer à la célébration de la Journée Nationale et Africaine de la Jeunesse qui a cette année pour thème «l’environnement et le patriotisme».
Deux thèmes qui ont à mes jeux une importance capitale car le premier renvoie à la nécessité d’un développement durable tandis que le second nous rappelle notre devoir de citoyen engagé dans la défense de notre pays.
On ne cesse de la répéter, la Jeunesse est l’avenir de notre Nation, son sort est donc intimement lié à la préservation de notre environnement afin de ne pas compromettre le futur de la jeunesse djiboutienne.
Préserver les ressources en eau, les ressources halieutiques ainsi que les ressources minières de toute dégradation c’est permettre à la jeunesse de disposer des opportunités d’emploi et de revenu dans les années à venir.
C’est aussi et avant tout laisser aux générations futurs, une planète vivable, préservée des aléas du climat et des dangers environnementaux.
Le thème de l’environnement est donc lié à celui du patriotisme car lutter contre le déboisement, gérer les déchets, éviter le gaspillage de l’eau et de l’énergie, combattre la pollution marine sont autant d’actions qui nécessitent un niveau élevé de patriotisme et de souci d’avenir.
Notre jeunesse doit donc être sensibilisée à l’importance de la protection de la biodiversité qui fournit à la population de l’eau, de la nourriture, du bois pour l’énergie et des médicaments.
La biodiversité contribue également au développement économique de notre pays puisque le développement du tourisme et de la pêche est basé sur les écosystèmes terrestre et marin qu’il est indispensable de préserver, si l’on veut atteindre un développement durable.
Notre pays possède une riche biodiversité tant dans le milieu terrestre que marin.
Djibouti abrite ainsi des espèces végétales et animales emblématiques, tels que le francolin, la gazelle beira, le palmier de Bankoualé, les palmiers doums, le requin baleine, le dugon.
Je peux aussi citer des écosystèmes magnifiques, notamment la forêt de buis du Day, la forêt d’acacia de Madgoul, la forêt de mangrove de Godoria, les iles Sept Frères et les îles Moucha et Maskali.
Malheureusement, cette riche biodiversité qui attire les touristes est menacée par des actions humaines comme le déboisement, le surpâturage et la pêche illicite.
Cependant, la plus grande menace pour notre environnement vient du changement climatique. Notre pays, qui a déjà un climat aride et chaud, subit de plein fouet le réchauffement global.
Ainsi, la République de Djibouti est déjà confrontée au manque d’eau, à la faiblesse de la productivité dans l’agriculture, aux inondations dévastatrices, aux sécheresses récurrentes, et à l’augmentation du niveau de la mer.
Par ailleurs, nos espèces végétales et nos rares forêts risquent de disparaître progressivement sous l’effet conjugué de la raréfaction des pluies et de l’augmentation de la température.
De plus, les inondations menacent nos villes côtières et nos infrastructures routières et ferroviaires, au point que nous avons été contraints de construire des digues dans les oueds Ambouli à Djibouti et Marsaki à Tadjourah.
Nos jeunes doivent donc s’impliquer davantage dans les actions d’adaptation au changement climatique, en menant notamment des actions de reboisement et d’aménagement des retenues d’eau.
La gestion des déchets constitue un autre défi auquel sont confrontées nos villes. Les jeunes doivent apprendre les bonnes gestes en matière de gestion des déchets.
Eviter de jeter des ordures sur le sol ou dans la mer est un acte de civisme et de patriotisme qui doit devenir naturel pour nos jeunes. Et il y a lieu de combattre particulièrement les sacs plastiques qui envahissent nos arbres, nos rues et notre milieu marin.
Certaines associations des jeunes ont déjà réalisé des actions novatrices de recyclages des déchets plastiques ou des pneus. Les jeunes se mobilisent également dans tous les quartiers pour réaliser des actions de nettoyage.
Ces actions témoignent de l’engagement des jeunes en faveur de la protection de l’environnement.
Je les exhorte donc à poursuivre dans cette voie et à amplifier leurs actions qui vont contribuer au développement durable de notre pays.
Je vous remercie de votre aimable attention. »
FIN DE DISCOURS
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