"Djibouti a toujours œuvré pour la paix et l’intégration régionale", Ilyas Moussa Dawaleh, ministre de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie

Par KI/NF/AC | 29 juillet 2018
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"Djibouti a toujours œuvré pour la paix et l’intégration régionale", Ilyas Moussa Dawaleh, ministre de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie

Source: ADI

Dans cette interview exclusive qu’il a accordée à la presse nationale mercredi dernier, le ministre de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie, Ilyas Moussa Dawaleh, passe en revue la situation économique de notre pays et notamment le développement de ses infrastructures qui le propulse au rang de hub régional. Mais aussi les derniers développements dans la région et notamment la nouvelle donne géostratégique qui se dessine à l’aune des changements politiques intervenus chez notre grand voisin avec lequel nous avons noué des relations de partenariats économiques et d’intégration à plusieurs niveaux. Le ministre a abordé aussi la recherche de solutions au coût de l’énergie qui demeure un frein au développement. Par le lancement de la géothermie notre pays amorcera bientôt une nouvelle ère prometteuse d’une énergie propre à moindre prix. Pour ce qui est de la politique extérieure, il a rappelé que Djibouti a toujours œuvré dans la recherche de la paix et de la stabilité dans la région. « Notre slogan de terre d’échange et de rencontres témoigne de l’hospitalité qui caractérise notre population », a-t-il insisté avec force et conviction. L’ADI vous propose de lire ci-après l’intégralité de l’interview que le ministre de l’Economie a accordée à la presse nationale : QUESTION 1 : Pour jouer pleinement son rôle de hub régional, Djibouti a développé de nombreuses infrastructures tant portuaires que ferroviaires. Un volet aéroportuaire devait compléter cet ensemble d’infrastructures. Quand est ce qu’il sera concrétisé ? Vous êtes très direct sur les différents investissements réalisés et sur l’aéroport. Cela fait partie de notre agenda et de nos priorités pour compléter tout ce qui est infrastructures de base pour permettre à la République de Djibouti de jouer son rôle de hub régional et continental voire international. Nous avons travaillé sur toute la partie design du projet. La mobilisation de fonds a été effectuée et les conditions obtenues étaient non concessionnelles. Nous avons privilégié le financement sous forme concessionnelle, voire un partenariat public-privé. Les discussions avancent bien. Nous espérons d’ici la fin de l’année avoir des résultats très concrets sur ce point précis. QUESTION 2 : La ligne ferroviaire est entrée dans sa phase commerciale et assure le transport des passagers et des frets. Depuis son entrée en service, il ya une tendance qui se dessine. Est-elle conforme à vos prévisions ? Avant de répondre à cette question, il faut retenir quelques dates et quelques chiffres. Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République a privilégié de faire jouer Djibouti en tant qu’acteur régional, continental et international sur le plan diplomatique et surtout sur le plan commercial et logistique. Le volet ferroviaire va évidemment renforcer cet aspect pour rapprocher Djibouti de ses objectifs. QUESTION 3 : Est-ce que au jour d’aujourd’hui les résultats enregistrés sont conformes à vos souhaits ? Je vais annoncer une très bonne nouvelle : les djiboutiens sont partis en vacance en cette saison chaude, par train et en très grand nombre. Durant les 4 jours de fête nationale que nous avons récemment eus, chaque train transportait plus de 1000 djiboutiens. Et jusqu’au jour d’aujourd’hui nous avons eu que d’un retour satisfait de nos compatriotes. Cela veux dire combien ça impacte sur la vie de nos concitoyens et sur la question de la mobilité au niveau de la région et surtout entre Djibouti et l’Ethiopie. Ceci étant dit, sachez qu’il ya un train quotidien de marchandise au départ de Djibouti. Ce nombre a été doublé récemment. Notre ambition est beaucoup plus large qu’un train ou deux de marchandises. Nous devons arriver au minimum à six trains de marchandise par jour. Et nous pensons qu’en apportant tout le concours nécessaire, en travaillant en harmonie, en donnant tous les moyens en terme de capacités, en finalisant les investissements, parce qu’il faut savoir qu’au jour d’aujourd’hui nous travaillons avec des moyens non complets. Les équipements de manutentions ne sont pas encore installés. Et ceci nous l’espérons va être finalisé avant la fin de l’année. Par ailleurs, la connexion du chemin de fer au Doraleh Multi Purpose (DMP) n’est pas encore complète. Aussi, la connexion du chemin de fer à la société Horizon Terminal est à finaliser. Tous ces chantiers sont en cours, les financements sont acquis et leurs travaux en bonne voie. Pour ce qui est de l’autre côté de l’Ethiopie, tous les ports secs où ces trains doivent décharger ne sont pas également tous opérationnels. Vous pouvez imaginez qu’une fois tous ces chantiers finalisés, notre ambition est beaucoup plus que deux trains marchandises par jour. QUESTION 4 : Sur le plan de l’énergie, les travaux d’exploration ont démarré pour la géothermie sur le site de Fialé. Selon nos informations, conjointement avec le directeur de l’EDD, vous recevez des rapports quotidiens sur l’état d’avancement des travaux. Quels sont à ce jour les résultats ? Effectivement, en ma qualité de ministre des Finances, ce qui va m’importer, c’est de voir ces projets se réaliser vite et de procéder aux décaissements le plus rapidement possible. Les travaux ont commencé, le lancement a été fait par le Président de la République et nous comptons arriver d’ici avant la fin de l’année à des résultats très positifs et nous sommes très confiants. Nous avons d’autres projets qui avaient commencé en l’occurrence le projet géothermique de Galali koba. Nous avons aussi un autre site qui est en partenariat avec le Japon et notamment avec la JICA et qui se trouve sur le plateau de Hanleh. Tout cela doit être développé, accéléré concomitamment pour arriver à des résultats concrets, c’est-à-dire à des productions d’énergie sur la base de la géothermie dans les deux ou trois ans à venir. Nous avons confiance en nos capacités techniques pour réaliser le rêve de tous les djiboutiens qui est de produire notre propre énergie peu chère et propre du point de vue environnemental. QUESTION 5 : La plus grande zone de libre échange a été inaugurée récemment au PK23. C’est une zone franche non seulement de service mais aussi industrielle. Dans ce contexte comment cette nouvelle zone franche va-t-elle survivre à la concurrence régionale face à une énergie peu abondante et à un coût exorbitant ? Ce n’est pas seulement l’énergie qui rend cher notre vie. L’un des défis de notre pays reste la compétitivité de notre économie. Et cette compétitivité a plusieurs facteurs déterminants dont celui du coût de l’énergie. Mais il nous faut travailler sur tous les défis pour rendre Djibouti compétitive. Il n’y a aucun doute que l’énergie représente le principal obstacle au développement de Djibouti. Mais nous avons aussi une compétition qui se joue sur la qualité de notre main d’œuvre. Sur notre propre rapport au travail. Sur notre expertise aussi. La compétition va être de plus en plus rude. Non pas pour la zone franche mais pour notre économie en général. Ladite compétition n’a pas de frontières. Nos compétiteurs sont à notre porte comme ils peuvent être dans la partie orientale de la mer rouge, et à d’autres endroits beaucoup plus éloignés. Cette zone franche va être l’élément «cardinal» qui va accélérer la transformation de Djibouti. Elle est l’instrument principal de notre politique de diversification, laquelle sera en mesure de créer les opportunités d’emplois recherchées. Elle doit nous permettre aussi d’accélérer l’industrialisation de Djibouti. De même nous devons approfondir nos avantages. Certains sont absolus tandis que d’autres sont comparatifs par rapport à nos compétiteurs. Par ailleurs, nous devons améliorer les secteurs des services mais aussi celui des nouvelles technologies parce que les enjeux se joueront dans ces domaines. QUESTION 6 : A Djibouti, on parle d’une croissance économique de 7 à 8%.Cela étant, est ce que derrière, il y’a une réelle distribution en termes d’emploi sachant que cette question est une préoccupation majeure des djiboutiens et surtout des jeunes ? Il y a une réalité : pourquoi cette croissance est là ? Et pourquoi elle ne produit pas autant d’emplois et de revenus suffisants pour permettre une redistribution de la richesse ? Quand on dit que la croissance n’est pas inclusive, elle l’est par rapport aux proportions des besoins de Djibouti. On sait très bien que notre croissance est principalement générée par un seul secteur, sinon deux secteurs. Le premier est celui de l’administration, c’est–à-dire l’Etat qui demeure un acteur majeur créateur de richesse à Djibouti. Pour le moment, le rôle de l’Etat dans l’économie est prépondérant. Pour l’instant le secteur privé n’est pas suffisamment solide, diversifié, pour prendre le relai de l’Etat. Et nous sommes en train de travailler dans ce sens. QUESTION 7 : Est-ce que l’Etat envisage de se désengager de certaines entreprises publiques… ? Je vais y revenir à cette question. Je voulais rester sur le pourquoi de cette croissance et de son origine. Nous savons qu’au-delà de l’administration et de l’Etat, notre croissance a été tirée par des investissements directs étrangers. Quand ce ne sont pas des IDE, ce sont des investissements publics : l’Etat. Ces investissements tournent autour du secteur des services, ils sont hautement capitalistiques et nécessitent beaucoup de ressources, d’équipements d’importations. C’est pour cela que l’effet induit en termes d’emplois comme en termes de redistribution de filets sociaux n’est pas proportionnel à notre besoin. Mais il faut reconnaître que plusieurs milliers d’emplois ont été crées. Qu’ils soient des emplois temporaires lors des grands chantiers, mais il y a eu des emplois permanents aussi et par milliers. Vous pouvez voir les statistiques de la CNSS qui sont édifiants dans ce sens car ces données s’appuient sur les déclarations des employeurs et des sociétés. Elles sont disponibles publiquement. Seulement voilà que ces milliers d’emplois crées ne sont pas suffisants par rapport aux besoins de notre population et surtout de nos jeunes. Toutes les richesses créées à Djibouti ont été redistribuées sous une forme ou une autre. Raison pour laquelle je dis que l’Etat est un acteur majeur dans l’économie de Djibouti. Je préfère que le secteur privé devienne l’acteur majeur de la transformation de Djibouti. Et on va se donner les moyens pour qu’il le devienne. Aussi, cette richesse créée est redistribuée sous forme de filets sociaux comme en témoigne le travail remarquable que le secrétariat d’Etat aux Affaires sociales est en train de faire. Entre autres, il faut retenir le transfert de cash, les populations vulnérables qui sont relogées dans des toits décents etc.. Par ailleurs, nous sommes en train de faire un inventaire des ressources naturelles disponibles sur notre territoire. Chaque région doit mettre en valeur son potentiel. Par exemple la région du Lac Assal va être un bassin d’emplois dans l’avenir. Le port de Goubet a été construit. L’investissement de la production du sel et de ses dérivés est une réalité. Une société chinoise investit des centaines de millions de dollar pour la construction d’usine et les travaux ont commencé. Je pense que nous sommes cohérents par rapport à tout ce que nous sommes en train de faire. Il nous faut du temps pour le concrétiser. QUESTION 8 : Depuis les années 50, le port de Djibouti a été un port franc et ouvert sur la région bien avant la mondialisation. Aujourd’hui, la région connait une reconfiguration certes politique pour le moment mais avec des répercussions économiques à terme. Cette nouvelle configuration doit-elle inquiéter les djiboutiens dans les rapports commerciaux avec nos voisins notamment l’Ethiopie notre partenaire commercial stratégique ? Voilà une question qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. Est-ce que un seul moment nous avons pensé que cette nouvelle configuration régionale n’allait pas arriver ? Est-ce que l’Ethiopie et l’Erythrée nos voisins avec la Somalie n’allaient pas retrouver la paix et leur fraternité ? On se félicite, on est très content de ce qui est en train de se passer. Rappelez-vous que si le développement de Djibouti n’était pas complet, c’était à cause de la région tumultueuse. Et entre autres, le conflit entre l’Ethiopie et l’Erythrée représentait un des facteurs de cette instabilité. Et aujourd’hui si ces deux pays qui étaient en guerre (et parfois dans des situations de ni guerre ni paix), ont retrouvé la paix et se sont réconciliés, on doit tous se réjouir de cette bonne nouvelle. On entend dire ici et là que Djibouti est le perdant de cette nouvelle donne. Mais nous avons vécu avant cette guerre éthio-érythréenne. Et nous avons vécu dans des situations beaucoup plus difficiles. Maintenant nous avons généré des ressources et développé beaucoup d’infrastructures. Grâce à la politique visionnaire du Président de la République, Djibouti est reconnue en tant qu’acteur global au niveau mondial. Pourquoi voulez-vous qu’on s’inquiète outre mesure ? Moi je voudrais poser votre question autrement. Et si dans une phase critique de transition de notre principal voisin : l’Ethiopie ne réussissait pas sa transition ? Rappelez-vous que ce pays a traversé trois années très agitées à l’issue incertaine. Nous avons suivi avec inquiétude cette période très agitée et notre plus grande appréhension était l’éclatement de ce grand partenaire de notre pays. Dieu merci, l’Ethiopie a choisi une voie, un leader et qui de surcroît veut offrir à la région une stabilité et une paix générale. Quelles seront les conséquences donc ? A mon avis elles seront positives. Elles seront de l’ordre de quelques compétitions à l’offre de service à l’Ethiopie. De toute façon cette compétition allait venir aujourd’hui, comme dans dix ans, ou bien il ya dix ans. Aujourd’hui on est mieux outillé, on a toutes les cartes en main. Nous avons des infrastructures qui font que nous sommes le port de choix. Il ne faut pas oublier que nous avons beaucoup d’autres projets d’envergure à réaliser avec l’Ethiopie. Rien que le pipeline gazier qui est en train de se développer, il est de quatre milliards de dollars. Et Djibouti sera le point d’atterrissage et d’embarquement de cette ressource extrêmement importante pour l’Ethiopie. Pour votre mémoire, quand en 1998, l’Ethiopie a dévié son trafic a vers Djibouti, il n’était pas à un million et demi de tonnes. Je parle bien sûr des importations commerciales. A côté il y avait certes 700.000 à 1 million de tonnes d’aide alimentaire. Le total atteignait difficilement 2 millions de tonnes. Au jour d’aujourd’hui, le trafic d’Ethiopie en import comme en export est estimé entre 11 et 12 millions de tonnes. L’Ethiopie avec une paix retrouvée, avec une économie libéralisée qui gagne en dynamisme, qui ait accès aux devises, aura besoin plus de 60 millions de tonnes d’importations et d’exportations. Voilà les estimations que nous faisons en tant qu’économistes. Est-ce que Djibouti peut faire face à ce trafic à venir ? Bien sûr que non. L’Ethiopie aura besoin d’autres ports lesquels seront nos concurrents. Maintenant là où la différence se trouve, il n’y a aucune raison que la majorité de ce trafic ne soit pas gérée par Djibouti. Par notre compétitivité, par notre culture de service, par notre slogan de terre d’échanges et de rencontres, nous allons faire la différence. Avant 1998, le port d’Assab avait 90% du trafic éthiopien mais sachez que le terminal à conteneur de l’ancien port de Djibouti enregistrait aussi 200.000 à 300.000 conteneurs qui n’étaient pas destinés à l’Ethiopie. Tout ça pour vous dire que notre port a bien travaillé avant la déviation du trafic éthiopien. Donc nous nous réjouissons de cette paix et espérons qu’elle sera généralisée à tous les niveaux. QUESTION 9 : A propos de l’intégration économique entre Djibouti et l’Ethiopie, quelles sont les prochaines étapes après l’interconnexion électrique, le train et l’eau ? Et surtout est ce que cette intégration se fait dans le respect de la souveraineté des deux pays ? On ne peut pas parler de souveraineté. La souveraineté de Djibouti a été acquise un 27 juin 1977 et elle est non négociable. Si nous avons des relations avec un partenaire fut-il le plus puissant, nous travaillons et négocions d’un rapport d’égal à égal de façon harmonieuse pour le bénéfice des deux parties. Quelqu’un de célèbre disait : « il y a un petit pays, mais pas un petit Etat ». Nous ne discutons pas de question de souveraineté mais d’intérêt. Nos intérêts se rejoignent et la compréhension est parfaite avec l’Ethiopie. Les leaders qui se sont succédés à la tète des deux pays ont travaillé comme un seul homme. Le nouveau Premier ministre éthiopien a bien dit que les problèmes de Djibouti sont les problèmes de l’Ethiopie. Et littéralement les problèmes de l’Ethiopie sont les problèmes de Djibouti. J’ai évoqué plus haut à quels point les tensions internes de l’Ethiopie nous inquiétaient. QUESTION 10 : Djibouti est située dans un coin stratégique qui fait l’objet de beaucoup de convoitises. Surtout les grandes puissances qui veulent contrôler cette zone pour des raisons économiques et autres. Notre pays n’est-il pas victime de la confrontation entre par exemple les deux géants à savoir les Etats-Unis et la Chine? Notre slogan a toujours été terre d’échanges et de rencontres. C’est notre destin. Nous sommes une population nomade extrêmement accueillante. Et ce depuis nos aïeux qui avaient négocié avec les français quand ils s’installaient dans cette partie du monde. L’hospitalité est dans notre ADN si j’ose dire. Je dois rappeler que le Président de la République a mis une touche dans la diplomatie de notre pays : c’est son indépendance. Dès son accession à la magistrature suprême, il a diversifié les partenariats. Dès lors nous avons noué des relations avec de nombreux pays de manière beaucoup plus approfondie pour arriver récemment à l’installation d’une base chinoise. Quand vous êtes chef d’Etat et que vous avez en main le destin d’une population même la plus petite en l’occurrence 1 million comme nous, cela représente un million de responsabilités. Cette responsabilité veut que nous cherchions tout ce qui est dans l’intérêt de notre population partout et dans la légalité. Et notre intérêt on l’a trouvé en renforçant nos relations historiques avec la France, qui est un partenaire très important pour nous. En installant chez nous aussi des partenaires stratégiques comme les Etats unis. En accueillant aussi d’autres comme le Japon, l’Italie et enfin la Chine. En faisant en sorte que ceux qui se battent ailleurs ou ont des frictions sur d’autres sujets qui ne concernent pas Djibouti directement, peuvent se rencontrer ici, et s’apprendre davantage, à mieux travailler ensemble. Voilà le rêve que nous nourrissons. C’est quelque chose de possible uniquement à Djibouti. Enfin, Djibouti a une responsabilité sur le plan de la sécurité mondiale et cela j’ai appris du Président. Ce n’est pas prétentieux mais c’est une réalité. Notre responsabilité c’est le point de Bab el Mandeb entre le Yémen et Djibouti qui se trouve à 30 km d’ici. Et c’est pour cela que nous voulons travailler avec tous ces partenaires qui sont extrêmement importants pour le devenir de Djibouti.

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