«Cette zone franche se veut être un patrimoine commun au service des intérêts et du bien-être de nos peuples et de la région», déclare le chef de l’Etat
Par IOH
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05 juillet 2018
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Source: ADI
«Cette zone franche se veut être un patrimoine commun au service des intérêts et du bien-être de nos peuples et de la région».
C’est en ces termes que s’est exprimé le président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, en prenant la parole aujourd’hui devant ses pairs de la région venus participer à la cérémonie d’inauguration de la nouvelle zone internationale de Djibouti.
«La zone franche internationale de Djibouti est un projet phare qui culmine un nombre important de réalisations d’infrastructures qui ont vu le jour ces dernières années et qui vont dans le sens du renforcement de la place de Djibouti dans le commerce et les échanges internationaux», a fait savoir le chef de l’Etat.
«Maintenant, il y a lieu de mettre en œuvre les conditions de réussite et transformer cette zone en un levier efficace du développement», a-t-il indiqué, avant d’ajouter que «cela passe par des conditions fiscales et réglementaires souples, harmonieuses et par la recherche des voies et moyens de créer des activités externalisées appelées également « outsourcing » et ce, dans le cadre de la sous-traitance internationale.»
L’ADI reproduit ci-après le discours du président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, en son intégralité
Excellences Messieurs les chefs d’Etat et de Gouvernement, Chers frères,
Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine,
Monsieur le Vice-Président du Groupe China Merchant,
Distingués invités
En avant-propos, je voudrais saluer et remercier les chefs d’Etat présents aujourd’hui parmi nous, pour l’honneur et l’amitié qu’ils nous font d’être à nos cotés pour inaugurer la Zone Franche Internationale de Djibouti, la plus grande zone franche d’Afrique.
Loin d’être le signe d’une certaine démesure, cette particularité d’être le plus grand espace franc de commerce du continent exprime deux choses très importantes.
Premièrement, c’est qu’elle reflète la volonté d’investissement de la Chine dans notre continent, ô combien grande et ses perspectives d’inscrire cela dans la durée.
Deuxièmement, c’est une vision du développement que met en pratique notre pays et qui se confond dans l’intégration régionale, seule « construction collective » porteuse de solidarité et d’efficacité.
Aussi cette zone franche se veut être un patrimoine commun au service des intérêts et du bien-être de nos peuples et de la région.
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
La création de zones franches est un phénomène mondial dont ne peut faire abstraction tout pays engagé sérieusement dans la compétition mondiale.
Le contexte de la mondialisation est un défi majeur qui nous impose à réformer profondément nos économies mais également à coordonner les actions de nos pays de façon à contribuer activement au devenir de l'économie mondiale.
La zone franche internationale de Djibouti est en cela un projet phare qui culmine un nombre important de réalisations d’infrastructures qui ont vu le jour ces dernières années et qui vont dans le sens du renforcement de la place de Djibouti dans le commerce et les échanges internationaux.
Les zones franches sont connues pour être des catalyseurs économiques aux retombées conséquentes.
En l’occurrence, l’impact économique attendu de la zone franche internationale de Djibouti : c’est une contribution de 200 millions de dollars sur le Produit Intérieur Brut (PIB) soit 11% du PIB dans la phase pilote d’exploitation de 2,4 KM2.
C’est aussi une montée en puissance aux horizons 2035 et 2040, dans sa phase d’extension, qui rapportera respectivement une contribution de 2.5 milliards $ à 4 milliards $ !
C’est aussi et surtout une zone d’espérance pour des milliers de jeunes demandeurs d’emploi avec la génération dans la phase pilote de 12 milles emplois qui pourraient atteindre, à terme, plus de 350 milles emplois. Les économistes sont formels : un emploi créé dans une zone franche engendre deux autres emplois en dehors !
Maintenant, il y a lieu de mettre en œuvre les conditions de réussite et transformer cette zone en un levier efficace du développement.
Notre volonté et notre action quotidienne doivent être orientées dans la mise en place d’un écosystème favorable à l’investissement et à la création de vrais projets d’exportation et nous permettre de lever tous les obstacles qui pourraient se dresser sur la voie de l’attraction et de la compétitivité du DIFTZ.
Cela passe par des conditions fiscales et réglementaires souples, harmonieuses.
Par la recherche des voies et moyens de créer des activités externalisées appelées également « outsourcing » et ce, dans le cadre de la sous-traitance internationale.
Dans une dimension régionale, c’est aller vers davantage d’infrastructures régionales de transport et moins de contraintes à la libre circulation des biens et des personnes qui permettraient à nos zones franches de jouer un rôle utile d’interface entre les économies régionales et mondiales.
Je vous remercie.
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