Atelier sur le processus de participation de Djibouti au programme de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques

Par HM | 24 avril 2018
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Atelier sur le processus de participation de Djibouti au programme de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques

Source: ADI

Un atelier sur le processus de participation de la République de Djibouti au programme de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques organisé par le Secrétariat Exécutif de Gestion des Risques et des Catastrophes en collaboration avec African Risk Capacity (ARC), institution spécialisée de l’Union Africaine s'est déroulé hier dans la salle de conférence du Palais du Peuple. Renforcer les politiques de prévention constitue un enjeu majeur pour mieux gérer les risques de catastrophes en réduisant l’exposition et la vulnérabilité à leurs impacts sur le long terme. Ceci s’avère particulièrement important à Djibouti dans un contexte où la vulnérabilité aux catastrophes naturelles s’accroît, notamment sous les effets du changement climatique, de la croissance économique et démographique, et de l’urbanisation. Placé sous l’égide du ministre de l’Intérieur, Hassan Omar Mohamed, l'événement a réuni sur place le Secrétaire Exécutif de la gestion des risques, Ahmed Mohamed Madar, le directeur de la planification d'urgence et des opérations, Papa Zoumana Diarra, des représentants du système des Nations Unies, des responsables de différents départements ministériels concernés, et une palette d’invités. L'objectif de la rencontre est d'échanger avec les acteurs clés dans la gestion des risques de catastrophes afin de développer une compréhension générale des systèmes de gestion des risques de catastrophes existant à Djibouti et d'explorer aussi le rôle potentiel que l'ARC peut jouer pour soutenir les mécanismes de gestion et de financement des risques souverains à Djibouti, dans le contexte des catastrophes affectant le pays. Dans une brève intervention, le directeur de la planification d'urgence et des opérations a indiqué que "ces dernières années le continent africain et en particulier le Sahel, la Corne de l’Afrique, une partie de l’Afrique australe sont en proie aux effets dévastateurs de la sècheresse plongeant ainsi les populations dans l’insécurité alimentaire chronique, la malnutrition et la perte des actifs des ménages. Les images qui en résultent sont moins flatteurs pour le continent". Mais, avec la technologie moderne la plupart des événements climatiques, bien qu’incertaine en fonction de leur date exacte et l’ampleur, sont prévisibles comme l’a relevé M. Diarra. A l’entendre, la production agricole et la disponibilité des pâturages dans de nombreuses régions de l’Afrique sont touchées par la variabilité naturelle du climat et, dans le futur, sont susceptibles d’être gravement compromise par le changement climatique. Pour répondre à cela, les pays sont obligés de solliciter des fonds auprès de la communauté internationale ou se démènent pour réorganiser les budgets nationaux prenant parfois des fonds déjà alloués à d’autres programmes de développement tels que la santé, l’éducation pour faire face à l’urgence. Et malheureusement cette aide internationale arrive au moment où les populations adoptent des mécanismes d’adaptations néfastes dont les conséquences sont hélas parfois irréversibles. "C’est ainsi que les dirigeants du continent au sein de l’Union africain ont souhaité mettre en place une mutuelle panafricaine d’assurance de gestion de risques de sécheresse comme instrument financier permettant de mobiliser rapidement des fonds pour une assistance rapide et efficace", a affirmé M. Papa Zoumana Diarra.

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