Célébration de la Journée internationale de l’art
Par RB
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17 avril 2018
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Source: ADI
La salle de spectacle du palais du peuple a abrité hier la cérémonie de la journée internationale de l’art.
La cérémonie commémorative de cette journée a regroupé sur place d’importantes personnalités djiboutiennes dont la ministre de la femme et de la famille, Mme Moumina Houmed Hassan, le ministre de l’énergie, M. Yonis Ali Guedi, et celui en charge du commerce, M. Hassan Houmed Ibrahim.
Organisé par l’Institut djiboutien des arts du MAMCBW, les artistes, toutes générations confondues, étaient présents dans la salle de spectacle du Palais du peuple.
Le secrétaire général du MAMCBW, Mohamed Ahmed Sultan, et des hauts cadres de son ministère dont le directeur général des biens Waqfs, Elmi Nour Djama, le directeur général de l’Office des droits d’auteur, Omar Mohamed Elmi, étaient également présents au palais du peuple pour assister à ce spectacle.
Au cours de ces derniers années, l’Institut djiboutien des arts, qui a pour mission d’assurer la formation académique, technique et théorique des différentes expression artistiques et culturelles pouvant aider au développement et à l’amélioration de différents répertoires du pays, a mis en place des programmes permettant de développer le talent des jeunes djiboutiens dans le domaine des arts plastiques, de la musique et du théâtre.
Au menu de cette journée: un programme minutieusement concocté par la directrice de l’institut djiboutien des arts, Nabiha Moumin Waberi. Les invités de marque ont pu visiter à l’entrée de la salle de spectacle une exposition de tableau produit par les anciens et les nouveaux élèves de l’IDA.
Après la récitation d’un verset du Saint Coran, suivi de l’interprétation de l’hymne national par les élèves de l’IDA et mimé par les malentendants, le doyen des artistes nationaux a pris la parole le premier.
Aden Farah Samatar a rendu hommage au président de la République et au ministre de la Culture pour leur abnégation à promouvoir l’art et l’artiste djiboutien.
"C’est une journée ou les nouveaux artistes présentent leur savoir faire", a-t-il souligné. Avant de remercier la directrice de l’IDA pour ses activités promotionnelles de l’art djiboutien, il a exhorté les artistes nationaux à produire beaucoup afin de hisser encore haut l’art et la culture de notre pays.
Par la suite, les troupes folkloriques les plus emblématiques de Djibouti, tels qu’Al Ghazali, Manoh Qoborta et la troupe de l’IDA ainsi que les artistes Abayazid Ali Dahabli, Yahya, Abdillahi, Nahari, Ikran Houssein Mahabé, Kadra Qordahab et plusieurs autres artistes qui se sont relayés sur la scène, s’en sont donnés à cœur joie pour donner à la journée un caractère de fête.
La parole fut donnée ensuite à l’écrivaine djiboutienne et Dr Hibo Moumin Assoweh. Elle a d’abord affirmé que les vertus de l’art sont innombrables.
"Il est utile à plus d’un titre pour s’aimer, s’aider et se respecter car c’est le plus court chemin de l’Homme à l’Homme comme le disait si bien Malraux", a-t-elle indiqué. Et de poursuivre: "C’est l’expression du moi, de l’autre et se respecter car c’est la traduction des sentiments, des valeurs, des convictions, c’est raconter la culture et l’histoire, se projeter dans le futur et surtout revendiquer son identité et son pays".
De son côté, la cinéaste Loula Ali s’est dite réjouie de participer à cet évènement.
Elle a profité de l’occasion pour parler de sa passion. "Le cinéma donne à voir et à comprendre les nombreux signes qui composent le monde. Il donne aussi des outils pour que cette perspective puisse être utile. Mais pour avancer, nous avons besoin de mettre en place les dispositifs appropriés pour l’éclosion de cette industrie", a-t-elle lancée à l’endroit des spectateurs.
Après la projection d’un court métrage intitulé "Lexejeclo Ceeb Malaha", produit par l’IDA, place aux danses modernes chorégraphiées que des élèves malentendants ont exécutées avec brio.
Pour clôturer ce spectacle riche en couleurs et en émotions, le ministre des Affaires musulmanes, de la culture et des biens waqfs a pris la parole.
M. Moumin Hassan Barreh a rappelé que la culture est un héritage que nous ont légué nos grands parents. "Nous devrons la préserver", a-t-il martelé avec insistance.
"Tout à l’heure vous avez repris des anciennes chansons de Abdallah Lee et de Abdi Bow Bow, vous devrez donc produire des tubes plus beaux encore", a-t-il déclaré en substance. Avec force et conviction qui semblaient susciter l’adhésion des jeunes élèves de l’IDA.
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