Résilience des populations aux changements climatiques : Les médias, des vecteurs d’inversion de tendances calamiteuses
Par ZA
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10 avril 2018
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Source: ADI
Une réunion de l’Union africaine sur la résilience des populations aux changements climatiques a eu lieu du 5 au 6 avril derniers à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Des communicants, des journalistes et des experts ont discuté de cette problématique et ont entamé un dialogue politique avec les spécialistes du domaine pour échanger sur les meilleurs moyens de renforcer leurs rôles et optimiser leurs services.
Plusieurs représentants des pays membres de l’Union Africaine se sont réunis du 05 au 06 avril 2018 dans la salle de conférence de l’hôtel Palm Beach, avenue Kwame Nkrumah, situé à 7 minutes de route de l’aéroport de Ouagadougou.
La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la troisième réunion annuelle pour le dialogue politique sur le renforcement du rôle de la communication et des médias afin de consolider la résilience des moyens de subsistance en milieu rural à travers l’adaptation et la mitigation au changement climatique et la lutte contre la désertification.
La cérémonie solennelle d’ouverture à été présidée par le coordinateur de l’UA SAFGRAD, Dr Ahmed Elmekass.
Notons aussi la participation des pays membres de l’Union Africaine représentés par des conseillers chargés de la communication, des chargés de communication des ministères concernés par cette problématique, des experts, des journalistes et enseignants provenant du Sénégal, Rwanda, Guinée Conakry, Ouganda, Afrique de Sud, Togo, Gabon, Gambie, AUC/ FAO, Burkina Faso et Djibouti.
Soulignons au passage que le Bureau de Recherche et Développement des cultures vivrières en zones semi-arides (UA SAFGRAD) est un des bureaux techniques spécialisés de la Commission de l’Union Africaine. Son mandat est de conduire, coordonner et faciliter la formulation des politiques et des programmes appropriés en vue de renforcer la résilience des moyens d’existence ruraux en Afrique semi-aride à travers le renforcement des capacités institutionnelles visant à faire avancer la recherche agricole, le transfert et l’adoption des technologies, le renforcement des chaines de valeurs, la gestion des ressources naturelles, l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques, et la lutte contre la désertification.
Tant mieux dans la mesure où le changement climatique et la désertification jouent un rôle fondamental dans l’histoire de l’Homme en contribuant à l’effondrement de plusieurs grands empires et en causant le déplacement et la réinstallation des populations locales. Les deux calamités naturelles constituent également les causes de la plupart des conflits découlant de l’utilisation des ressources naturelles, entraînant des pertes en vies humaines et de biens ainsi qu’une émigration à grande échelle.
De grandes pertes sociales et économiques ont aussi été liées aux phénomènes de changement climatique et de désertification. Ainsi, l’Union Africaine, à travers un certain nombre de résolutions et de décisions prises par les chefs d’Etat et de gouvernement, a toujours mis la dégradation des terres, la désertification et les changements climatiques au cœur de son programme de développement.
Il convient de noter entre autres le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) qui a fait de la gestion durable des terres et des systèmes fiables de maîtrise de l’eau ses priorités et des composantes étroitement liées à l’éradication de la faim, la Déclaration de Malabo où les chefs d’Etat et de gouvernements se sont engagés à renforcer la résilience des moyens d’existence et des systèmes de production face à la variabilité climatique et autres risques connexes ; l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et son Plan d’Action décennal intitulé « l’Afrique que nous voulons » dont l’aspiration numéro 1 s’intitule : « Une Afrique prospère basée sur la croissance inclusive et un développement durable ».
Rappelons que l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) est un programme panafricain lancé en 2007 par l’Union Africaine (UA). Son but est d’inverser les tendances à la dégradation des terres et à la désertification dans le Sahel et le Sahara, renforcer la sécurité alimentaire et aider les communautés locales à s’adapter aux changements climatiques.
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