Guichet unique de Djibouti : un an déjà au service de la promotion du secteur privé

Par IOH | 14 mars 2018
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Guichet unique de Djibouti : un an déjà au service de la promotion du secteur privé

Source: ADI

Créé en mars 2017 à l’initiative du président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, le Guichet unique a été mis en place dans le souci d’apporter davantage de facilités aux opérateurs économiques et d’impulser une nouvelle dynamique au secteur privé. La volonté des autorités djiboutiennes de mutualiser les missions des institutions étatiques et de simplifier les procédures administratives concernant la création d’entreprise est ce qui a conduit à l’avènement du Guichet unique qui, rappelons-le, est placé sous la direction de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANPI). « Le guichet unique est au cœur de notre dispositif d’appuis et d’aides institutionnelles aux entreprises. Il a vocation à libérer l’esprit d’entreprise des Djiboutiens afin que toute personne aux idées novatrices et aux produits innovants puisse les traduire en emplois et en revenus pour notre économie », avait déclaré en substance le président Guelleh dans un important discours prononcé le 12 mars 2017, date à laquelle le Guichet unique a été officiellement créé. Un an après, le bilan des activités du Guichet unique dénote des avancées significatives. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 666 entreprises ont pu voir le jour entre avril 2017 et janvier 2018. S’il est vrai que la démultiplication des initiatives privées a été synonyme de coup d’accélérateur à la lutte contre le chômage, il n’en demeure pas que celle-ci a rendu possible grâce à la mise en œuvre de plusieurs mesures visant à stimuler le secteur privé en accordant certains avantages aux opérateurs économiques. Il s’agit notamment de l’exonération de la patente d’activité (de la classe 5 à la classe pour les trois premières années, de la réduction des droits d’enregistrement du capital à 10 000 de nos francs, de l’affiliation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). La combinaison de ces différentes dispositions a fait que le coût de la création d’entreprise est passé de 173.500 de nos francs à seulement 23.000 de nos francs. A cela s’ajoute la simplification des procédures administratives à travers la mise en place d’un système d’information intégral. Il faut désormais un à trois jours au maximum pour lancer sa propre entreprise, et seulement trois partenaires interviennent dans le processus de création, à savoir l'Office Djiboutien de la Propriété Industrielle et Commerciale (ODPIC) pour l’inscription au Registre du Commerce, l’Hôtel des Impôts pour l’immatriculation fiscale, et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) pour l’immatriculation au niveau de la Sécurité Sociale. Le processus de délivrance des permis de travail et les titres de séjour, lui aussi simplifié, implique l’intervention de deux partenaires, en l’occurrence la police nationale pour la délivrance des visas de séjours et l’Agence Nationale de l’Emploi, de la Formation et de l’Insertion Professionnelle (ANEFIP) pour la délivrance des permis de travail. Concernant l’accès aux services offerts par les institutions publiques dont l’Electricité de Djibouti (EDD), l’Office Nationale des Eaux de Djibouti (ONEAD), et Djibouti-Télécom, pour ne citer que celles-là, les facilités accordées se traduisent notamment par un seul paiement pour les factures du promoteur et un seul processus pour le traitement des dossiers. L'investisseur étranger n'a plus besoin de partenaire djiboutien pour démarrer une entreprise à Djibouti sauf pour certaines activités réglementées. Toutes les procédures sont effectuées par le Guichet Unique de l'Agence Nationale de la Promotion des Investissements (ANPI), laquelle regroupe des représentants des différentes institutions impliquées dans la création d'entreprise.

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