MFF/UNFD : Forum-débat sur les droits de la femme
Par RB
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13 mars 2018
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Source: ADI
La secrétaire générale du Ministère de la Femme et de la Famille (MFF), Yasmine Salem Saïd, a présidé hier au palais du peuple un forum-débat sur les droits de la femme.
L’évènement a vu la participation du président de la commission nationale des droits de l’homme (CNDH), M. Saleban Omar Oudine, de la coordinatrice de la Cellule d’Ecoute, d’Information et d’Orientation (CEIO) de l’UNFD, Mme Saharla Hassan Ali, de la représentante de l’OIM à Djibouti, Mme Lalini Veerassamy, du 3ème préfet adjoint de Dikhil, Hadji Fouad Abokor, et d’une soixantaine de participants.
Mme Fatouma Ouattara, qui représentait l’UNHCR, la directrice du département genre du MFF, Mme Choukri Houssein Djibah entourée de plusieurs de ses collaboratrices, ont également participé à ce forum-débat qui, rappelons-le, intervient dans le cadre d’un projet soutenu financièrement par l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM) et le FNUAP.
Après la récitation de quelques versets du Saint Coran, le président de la commission nationale des droits de l’homme, Saleban Omar Oudine, a rappelé que notre pays était le seul pays arabe à avoir ratifié sans réserve en décembre 1998, la Convention sur élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF).
"Le gouvernement de Djibouti a présenté le rapport initial, le deuxième et le troisième rapport au comité international en charge de cette convention", a-t-il déclaré.
Il a indiqué en outre que malgré la nouvelle stratégie 2011-2021 et le plan d’actions adopté depuis, les mutilations génitales féminines restent encore pratiquées dans les zones rurales.
"Ces cas de mutilations ne sont généralement pas signalés et ne donnent lieu ni à des sanctions, ni à des poursuites. Surtout quand on sait que ces mutilations entraînent souvent des complications obstétriques, des césariennes, des saignements excessifs, des accouchements prolongés et des décès maternels", a martelé M. Saleban Omar Oudine.
A l’entendre, il faut que toutes les bonnes volontés mènent ensemble une campagne de sensibilisation auprès des populations rurales et surtout des préfets, des agents de police, des okals pour qu’ils dénoncent et traduisent les auteurs et leurs complices devant la justice. Le fait de s’abstenir de signaler ces crimes est intolérable.
"Car, il s’agit de crime et il faut le décrire ainsi", a-t-il conclu sous les applaudissements nourris de son auditoire.
C’était ensuite au tour de la secrétaire générale du Ministère de la Femme et de la Famille de prendre la parole. Mme Yasmine Salem Saïd a indiqué que les discussions seront axées sur les acquis et les avancées des femmes dans les domaines économiques, politiques, sociales et institutionnelles.
"Nous nous attèlerons à combler les lacunes et les vides juridiques touchant spécialement les femmes et nous trouverons des solutions pérennes", a-t-elle affirmé en substance.
Rappelons que cet évènement s’inscrit dans le cadre de la journée internationale de la femme.
Après les débats et les discussions, les participants du forum- débat ont été appelés à formuler des recommandations susceptibles d’améliorer la condition féminine sous les cieux djiboutiens.
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