"Les États-Unis sont déterminés à poursuivre la coopération avec Djibouti", déclare le secrétaire d’Etat américain

Par AAD | 09 mars 2018
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"Les États-Unis sont déterminés à poursuivre la coopération avec Djibouti", déclare le secrétaire d’Etat américain

Source: ADI

Au cours d’une conférence de presse conjointe organisée ce vendredi au palais de la République, le secrétaire d'État américain, M. Rex W. Tillerson et le chef de la diplomatie djiboutienne, M. Mahmoud Ali Youssouf, se sont félicités des "bonnes relations et de la fructueuse coopération" entre Djibouti et les Etats-Unis. L'honneur d'ouvrir cette conférence de presse conjointe est revenu au secrétaire d’Etat américain. Dans ses mots introductifs, M. Rex Tillerson a d’abord tenu à remercier les autorités djiboutiennes pour l’accueil très chaleureux qui lui a été réservé ainsi qu’à sa délégation. "Je tiens à remercier le président Guelleh pour m’avoir donné l'opportunité d'avoir un dialogue important avec lui. Je remercie également le ministre des Affaires Etrangères, M. Mahmoud Ali Youssouf, pour son accueil très chaleureux à Djibouti. J'apprécie son leadership, non seulement ici, mais aussi dans la région", a-t-il dit. Le chef de la diplomatie américaine a ensuite évoqué le partenariat privilégié entre les deux pays dans plusieurs domaines clés, les divers défis auxquels cette région est confrontée, la position géostratégique et le rôle majeur de la République de Djibouti dans la sauvegarde de la libre circulation du commerce mondial. M. Rex Tillerson a salué les efforts inlassables de Djibouti en vue de maintenir la stabilité dans la région de la Corne de l’Afrique, Il a aussi loué le soutien exemplaire des autorités et du peuple djiboutien en faveur des personnes déplacées par les conflits. "Nous apprécions beaucoup tout ce que fait Djibouti", a-t-il dit avant de souligner la détermination du gouvernement américain de soutenir des "réformes susceptibles de créer sur le long terme les conditions nécessaires pour une République de Djibouti prospère et plus compétitif". Interrogé sur la stratégie du gouvernement américain visant à renforcer le partenariat commercial et à encourager les investisseurs américains à venir investir à Djibouti, le secrétaire d’Etat américain a indiqué avoir eu une longue discussion avec le président Guelleh sur le climat d'investissement à Djibouti et sur ce que recherchent les investisseurs américains. "Les opportunités d'investissement existent à Djibouti. Et je pense qu'il est primordial de s'assurer que les entreprises américaines comprennent ces opportunités. La transparence est très importante pour les investissements. Et nous avons eu une bonne discussion en ce sens", a-t-il précisé. À la question de savoir comment les Etats-Unis envisagent d’instaurer une coopération avec les autres pays de la sous-région en vue de renforcer la sécurité et mieux combattre le groupe terroriste Shebab, M. Rex Tillerson a souligné que le gouvernement américain cordonne déjà ses efforts avec l'AMISOM. "En ce qui concerne les efforts conjoints de lutte contre le terrorisme en Somalie, il est évident que Djibouti joue un rôle important. Nous coordonnons nos efforts dans la lutte contre al-Shabaab en Somalie avec l'AMISOM", a-t-il fait savoir. Le secrétaire d’Etat américain a par ailleurs rappelé que la sécurité est l'un des plus importants domaines de coopération entre Djibouti et les Etats-Unis. "Nous sommes très reconnaissants envers le gouvernement et le peuple djiboutien qui ont accueilli des milliers de soldats américains à Djibouti. Les États-Unis sont décidés à poursuivre ce partenariat très fort", a-t-il insisté. Quant au ministre djiboutien des Affaires Etrangères qui a été interpelé par une journaliste américaine sur le fardeau de la dette qui représente 85 ou 90 % du PIB de Djibouti, il a affirmé qu'aucun pays ne peut se développer sans infrastructures économiques solides. "Bien sûr, le fardeau de la dette est là, nous en sommes conscients. Mais laissez-moi vous dire que c'est tellement gérable. Nous avons quelque chose comme 84 % de notre PIB en termes de dette, mais nous devons également reconnaître que des pays comme le Japon ont plus de 200 % de leur PIB. Donc c'est gérable", a-t-il dit. "Nous avons investi dans les grandes infrastructures et les retombées économiques qui seront générées nous aiderons à rembourser notre dette. La Chine est, de ce point de vue, un très bon partenaire", a-t-il noté.

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