Les Forces armées Djiboutiennes célèbrent le 32ème anniversaire de leur création à Djibouti et à Doumeira
Par AAS
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06 juin 2009
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Source: ADI
Les Forces armées Djiboutiennes ont célébré ce samedi le 32ème anniversaire de leur création au Camp Sheikh Osman de Balbala, à Djibouti-ville, comme à Doumeira, Obock, où le gros des effectifs de l’armée fait face depuis le 10 juin dernier à l’ennemi érythréen.
La cérémonie traditionnelle au Camp militaire Cheikh Osman, a été présidée par le Premier ministre, M. Dilleita Mohamed Dileita, en présence du ministre de la Défense, Ougoureh Kifleh Ahmed, du Chef d’Etat major général des armées, Général Fathi Ahmed Houssein, du Chef d’Etat major adjoint à la Défense, Général Hassan Ali Kamil, d’officiers, sous-officiers et hommes de rang, de diplomates et de délégations militaires des pays amis qui disposent de bases à Djibouti.
Le Premier ministre qui a assisté à une prise d’armes, a ensuite passé en revue les troupes.
Comme à l’accoutumée, un officier des FAD a lu un discours du Chef d’Etat major général des armées.
Dans ce discours, le Général Fathi Houssein a indiqué d’emblée qu’en « ce jour mémorable, coïncidant avec le 32ème anniversaire de la création de notre armée, c’est avec une immense joie et une grande fierté que je m’adresse à vous pour vous transmettre mes vœux les plus sincères de bonheur et de prospérité ».
Le Général a tenu à associer les familles des militaires à ces vœux, « et tout particulièrement les familles des militaires appelés à servir dans les zones les plus reculées tout en sachant combien cette responsabilité crée une souffrance particulière en raison de l’éloignement et de l’isolement qu’elle engendre ».
« Ma pensée, a t-il expliqué, va droit également à tous nos martyrs pour leur noble sacrifice et à tous ceux qui sont handicapés ou blessés dans leurs chairs en servant la Nation. »
Le Chef d’Etat major général des armées n’a pas manqué dans ce discours de revenir sur la crise frontalière qui oppose notre pays à l’Erythrée.
« Notre pays, a t-il dit, est confronté bien au delà d’une année, à une crise frontalière issue des velléités d’un pays voisin connu pour ses dérives militaires et dont hélas nous n’avons pas fait exception. Fidèle cependant à ses traditions, la République de Djibouti sous la conduite de son président, n’a cessé de privilégier la voie du dialogue plutôt qu’à celle des armes tout au long de cette crise ».
« L’action inlassable du Chef de l’Etat, Chef suprême des armées et de son gouvernement à plaidoyer fortement devant les plus hautes instances internationales, a indiscutablement mobilisé toutes les consciences éprises de paix à reconnaître le cas Erythrée comme étant une gangrène significative pour la région » a affirmé le Général Fathi Ahmed Houssein.
S’adressant aux soldats en poste à Doumeira, le Général les a assurés que « depuis votre déploiement sur ce théâtre d’opération il y a plus d’une année, une fierté particulière et un sentiment de patriotisme partagé se sont franchement manifestés à travers tous les échelons de notre pays dont en premier lieu, celui du chef suprême des armées, son gouvernement et la population toute entière, à lesquels vient s’associer plus particulièrement le haut commandement militaire ».
Après la lecture de ce discours, le Premier ministre et les participants à la cérémonie se sont recueillis pour lire la Fatiha sur la tombe du défunt père de la Nation, le président El Hadj Hassan Gouled Aptidon, dont la dépouille a été inhumée dans le Camp Cheikh Osman.
Le Premier ministre a par la suite déposé une gerbe de fleur au pied du monument des martyrs de la Nation, en mémoire de tous les soldats tombés sur le Champ de bataille.
M. Dilleita Mohamed a présidé toujours ce samedi une émouvante cérémonie sur le théâtre des opérations à Doumeira, en présence des membres du gouvernement et du Chef d’Etat major de la Défense, Général Zakaria Cheikh Ibrahim.
Rappelons que l'armée djiboutienne a en effet vu le jour le 6 juin 1977, soit vingt-et-un jours avant la date officielle de l'accession du pays à l'indépendance. Cette armée, alors baptisée AND, acronyme pour Armée Nationale Djiboutienne, comptait dans ses rangs d'anciens maquisards du FLCS, des militaires de carrière issus des rangs de l'armée française ou du Groupement nomade GNA, et de jeunes recrues issues des rangs de divers mouvements indépendantistes. Partie de rien ou presque, elle a, petit à petit, gagné en maturité et en discipline, devenant une véritable force à même de remplir efficacement ses missions.
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