Marche de la paix à Aba’a
Par IOH
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21 janvier 2018
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Source: ADI
En décembre 1994, alors que les armes continuaient de crépiter dans les régions du nord et du sud du pays, des hommes ayant en partage leur attachement à l’unité nationale et le souci de la préserver en toute circonstance ont accepté d’agir de concert pour restaurer la paix.
S’ils étaient pénétrés de la sincérité de la cause qu’ils entendaient défendre, ils n’ignoraient pas que l’entreprise à laquelle ils ont décidé de se lancer n’était pas sans précédent.
En effet, elle traduisait avant tout un acte de perpétuation d’une tradition ancestrale qui, par-delà les siècles et quelle que soit la nature du litige, a toujours renvoyé les parties en conflit sous l’arbre à palabres, privilégiant ainsi la voie du dialogue pour faire taire le chant des armes et ramener la paix dans les cœurs et dans les esprits.
C’est dans les vestiges de cette tradition séculaire que le tandem Ismaïl Omar Guelleh/Barkhat Gourad Hamadou a trouvé un creuset propice pour sceller la paix des braves sans être obligé de recourir à la médiation d'une puissance étrangère.
Un peu moins d’un quart de siècle plus tard, Aba’a a réuni vendredi dernier une foule en liesse scandant son nom, commémorant ainsi ce qui a fait de ce coin perdu du sud du pays un symbole de paix.
Le temps d’une marche pour la paix, Aba’a a revêtu ses plus beaux atours dans le seul but de faire entendre son message de paix.
« Plus jamais ça » était ce qui revenait comme un leitmotiv aussi bien dans les discours des officiels que dans les clameurs de la foule marchant sur les traces de ceux qui furent les artisans des accords de paix d’Aba’a.
La présence en ces lieux devenus historiques a fait des participants de la marche organisée à Aba’a des pèlerins de la paix.
Sans doute désireux de donner un sens à leur participation à cet événement, certains déployaient des trésors d’imagination pour faire revivre non pas le conflit qui a marqué l’histoire récente de notre pays, mais les voix qui s’élevèrent de partout pour saluer sa fin, y compris dans la presse.
L’émotion devenait palpable à la vue de ce jeune compatriote brandissant un numéro du journal « Le Progrès » paru à cette époque et qui titrait en couverture : « La guerre immolée à Aba’a ».
Un peu moins d’un quart de siècle plus tard, les armes de guerre, enterrées sous les sables brûlants dAba’a, ne servent qu'à rappeler leur inutilité.
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