Discours de la Première dame à l’occasion de l’inauguration de la CPEC
Par Isman O.
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31 mai 2009
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Source: ADI
Dans un discours qu’elle a prononcé aujourd’hui à l’occasion du lancement officiel de la caisse populaire d'épargne et de crédit (CPEC), la Première dame, Mme Kadra Mahamoud Haid, a indiqué que "la Caisse populaire prend le relais, à un moment favorable, pour que le micro-financement soit une alternative viable et efficace dans la lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité économique des ménages".
"Je suis convaincue que les difficultés d'étapes ne vous détourneront pas de cette formidable ambition que vous avez d'être au service de vos concitoyens et du développement social de notre nation", a-t-elle ajouté.
Nous vous reproduisons ci-après l’intégralité de l’intervention de la Première dame, Mme Kadra Mahamoud Haid :
"Permettez-moi tout d'abord, d'adresser mes vives félicitations à l'endroit des concepteurs et des organisateurs de cet important évènement qui nous réunit aujourd'hui. Je tiens à adresser également, mes chaleureux remerciements à vous tous à vous toutes dont la présence témoigne de l'intérêt que vous portez à la problématique de la pauvreté et à son éradication.
Je profite de l'occasion que vous m'offrez pour renouveler l'engagement inlassable de l'Union Nationale des Femmes Djiboutiennes pour lutter contre le fléau de la pauvreté et de la précarité. Cet engagement est d'autant plus justifié, car comme nous le savons tous, les femmes sont les premières victimes de cette hydre tentaculaire que constitue la pauvreté.
C'est la raison pour laquelle vouloir extirper les femmes de la pauvreté c'est fondre cette chaîne, c'est briser ce cycle vicieux de reproduction sociale de la pauvreté.
Je me réjouis, et là avec votre autorisation, je me fais la porte-parole de la société civile que le gouvernement dans le cadre de l'Initiative Nationale pour le Développement Social renouvelle et renforce la stratégie de lutte contre la pauvreté par l'intermédiaire de l'ADDS.
Toutefois, autorisez-moi de me réjouir encore d'avantage, et là je parle au nom de toutes mes concitoyennes, pour lesquelles le gouvernement a réussi, dans ce cadre de la précarité, une spécificité genre de la pauvreté. Une spécificité qu'il a réussie à cibler en mettant en place des programmes particuliers pour y remédier.
La Caisse Populaire d'Epargne et de Crédit que nous avons l'honneur d'inaugurer aujourd'hui, est destinée à relever cet important défi que constitue l'insertion socioprofessionnelle de nos concitoyennes. Cette caisse est destinée à irriguer, par le biais des activités économiques génératrices de revenu, le circuit du développement social.
Je suis convaincue que les difficultés d'étapes ne vous détourneront pas de cette formidable ambition que vous avez d'être au service de vos concitoyens et du développement social de notre nation. Je sais que pour y parvenir, vous y mettez votre volonté, votre abnégation et votre générosité.
C'est pourquoi je souhaite que vous sachiez que l'attente sociale à l'égard de votre structure est pleine de confiance et d'optimisme.
Les acquis des expériences de la micro-finance, développés par le Fonds de Solidarité pour le Développement (FSD), la professionnalisation des intermédiaires de la micro-finance qui s'en est suivie, mais également la mise en place d'un cadre juridique adéquat, tous ces éléments se conjuguent et militent pour que la pratique du micro-financement, dans notre pays, se généralise et devienne un prodigue essentiel du développement social.
Aujourd'hui, la Caisse Populaire prend le relais, à un moment favorable, pour que le micro-financement soit une alternative viable et efficace dans la lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité économique des ménages.
D'ores et déjà l'engouement que rencontrent les différents produits financiers de la Caisse auprès des adhérents témoigne du besoin et de la nécessité qu'il y avait à créer cette structure.
Aujourd'hui, plus qu'avant et plus que jamais, l'accès des couches sociales les plus démunies au financement et au crédit a cessé d'être une hypothèse de travail dans la lutte contre la pauvreté, pour devenir une certitude à concrétiser sur le terrain.
De ce point de vue, nous sommes heureux de constater que la perception des bailleurs de fonds et des pouvoirs publics sur le micro-financement a évoluée.
En effet, le micro-financement n'est plus considéré comme un pis-aller pour contrecarrer seulement l'exclusion des pauvres du système bancaire traditionnel. Il est perçu comme un service de proximité adapté aux exigences et aux conditions de ses bénéficiaires.
La société civile partage avec les pouvoirs publics cette définition du micro-financement perçu comme un système financier décentralisé, destiné à intégrer et impacter sur le circuit socio-économique local.
C'est pourquoi, la présence Caisse Populaire d'Epargne et de Crédit devra veiller à ce que les activités soumises à son financement cadre dans cette logique de retombées socio-économique.
Elle devra veiller également à ce que l'accès à ses financements profite aussi bien aux populations des zones urbaines et périurbaines qu'à celles des zones rurales. C'est seulement à ce prix qu'elle sera considérée comme un maillon essentiel dans la lutte contre la pauvreté.
Personnellement, je ne ménagerais aucun effort pour soutenir le développement de ce précieux outil de promotion économique de la femme Djiboutienne.
Sur ce, je lance officiellement les activités de la Caisse Populaire d'Epargne et de Crédit à Djibouti.
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