Discours du Chef de l’Etat à l’occasion du nouvel an 2004
Par YHB
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31 décembre 2004
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Source: ADI
Le Chef de l’Etat, M.Ismaïl Omar Guelleh, a adressé aujourd’hui ses meilleurs vœux de bonheur aux djiboutiens et aux hôtes et amis de notre pays à l’occasion de la nouvelle année 2004. A cette occasion, l’ADI vous présente l’intégralité de ce discours.
« Louange à Dieu, que la prière et la bénédiction soient sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.
Mes chers compatriotes,
A la veille du nouvel an, comme le veut la tradition, je voudrais présenter mes meilleurs vœux de bonheur et de prospérité à tous nos compatriotes et à tous les étrangers qui vivent parmi nous et à tous les hôtes de la République de Djibouti.
Mais auparavant laisser moi exprimer une pieuse pensée pour ceux de nos compatriotes, d'ici ou d'ailleurs, que DIEU a rappelé à lui. Que Sa miséricorde descende sur eux.
Ce soir est une occasion privilégiée pour fêter avec vous sans exclusive, dans cette communauté de destin qui nous lie et de vivifier nos espérances.
Nous le faisons pour inciter à méditer sur nos capacités de dépassement, de rassemblement et à hâter, dans ce monde de vitesse, le pas sur la voie du progrès, dans un climat de concorde et de sérénité, confiants et optimistes quant à l'avenir.
La société Djiboutienne que nous oeuvrons à concrétiser est une société économiquement développée, socialement solidaire, tolérante et ouverte sur le monde, et capable de s'adapter aux innovations et à faire face aux défis.
Pour la réalisation de ce projet de société, l'ensemble des forces de la nation, grâce à leur adhésion et le soutien patriotique qu'elles apportent à nos options fondamentales, nous devons constamment veiller à être des pionniers efficaces et disciplinés dans tous les domaines conscients de nos droits mais aussi soucieux de nos devoirs.
Le combat au service de la patrie est un effort sans fin. C'est pourquoi nous resterons fidèles à notre engagement, celui du labeur, du don de soi et de l'effort généreux pour renforcer les bases d'une société stable, juste et pacifique d'une économie forte et prospère, d'une diplomatie performante et rayonnante.
Ce projet de société que nous ambitionnons de construire suppose une économie portée par une croissance forte, la maîtrise des grands agrégats économiques et la juste répartition des fruits de la croissance.
J'ai tout lieu d'être satisfait que l'année 2003 constitue la victoire de ce sens du sacrifice, de l'abnégation et du volontarisme qui caractérise notre communauté nationale contre le défaitisme, l'immobilisme et le manque de confiance.
De la même manière qu'hier, le peuple Djiboutien s'est retrouvé autour des valeurs de la paix et de la concorde nationale, sans aucune intervention extérieur, ou bien qu'il s'est redressé, tout seul, par la seule force d'endurance et de patience, lorsque sa capacité de production énergétique a été brusquement ravagée, nous avons réussi a rétablir la régularité du paiement des salaires des agents de l'Etat et les pensions de retraite; et les règlements des dettes de l'Etat.
Mes chers compatriotes,
Notre projet de société a un caractère précurseur dans le sens que nous nous battons au quotidien pour un environnement intérieur favorable au développement.
Cela passe d'abord par la maîtrise du coût de l'énergie, l'augmentation de nos ressources en eau potable, par une garantie contre les risques de sécheresse, par une sécurité alimentaire soutenue par l'accentuation de notre secteur agricole, la construction et la réhabilitation des infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires et ferroviaires.
A l'évidence, la loi économique nous enseigne qu'il faut produire, écouler et le cas échéant conserver. C'est en suivant cette logique que nous avons engagé des grands travaux en matières d'infrastructures et d'équipement public mais aussi la mise en place d'unités de production industrielle à ALI-SABIEH.
S'agissant du financement du développement, nous devons en particulier sortir des sentiers battus par une politique volontariste tirant profit des atouts indéniables de notre secteur financier, en comptant d'abord sur nos propres forces.
Aussi, il reste à alléger davantage les procédures, simplifier les mécanismes, supprimer les goulots d'étranglement pour rendre notre économie plus attractive aux investissements privés nationaux et étrangers.
Sans aucun doute, je ne saurai ici passer sous silence le souci de transparence qui doit être notre principe directeur dans la gestion des affaires publiques.
Des pratiques malsaines telles que la corruption et l'impunité en matière de délits économiques seront, et je le souligne avec force, vigoureusement combattues sans exception.
D'autre part, le vrai développement d'un pays n'a de sens que lorsqu'il permet au plus démunis de se libérer des affres de la misère et d'avoir accès aux nécessités de base pour une vie décente. Il est donc impératif que la grande bataille à livrer soit celle contre la pauvreté, une lutte âpre et sans relâche.
Voilà pourquoi, je poursuivrai avec vigueur et détermination le programme fondamental axé sur l'éducation, la santé et la lutte contre la marginalisation et l'exclusion sociale.
Je voudrais maintenant m'adresser plus particulièrement à la jeunesse de notre pays qui est la force vive dépositaire des espoirs de la Nation. Je sais combien des changements concrets et palpables lui tiennent à cœur.
Je suis le premier témoin à constater au quotidien le dynamisme qui la caractérise et les ambitions légitimes qui sont les siennes en matière d'éducation, de formation professionnelle et d'emploi. Je vais dire ici, à cette jeunesse Djiboutienne, de la manière la plus solennelle, que ces préoccupations sont les miennes depuis 1999.
La République de Djibouti de ce millénaire sera avec elle. C'est pourquoi des initiatives très ambitieuses dans leur conception et leur finalité seront réalisées en 2004, avec la grâce de DIEU, tel que le port de Doraleh ou le service national adapté.
Mon ambition est que chacun de nos jeunes puisse s'épanouir dans la dignité, par le fruit de son travail et de son talent.
Dans l’œuvre gigantesque de mobilisation des ressources et des énergies, notre Nation compte énormément sur nos femmes des villes ou des régions rurales.
Le rejet et l'élimination sous toutes leurs formes, de l'injustice, des inégalités, des discriminations à l'égard des femmes resteront mes motivations profondes dans le combat que je poursuis personnellement en faveur de l'amélioration de la condition féminine dans notre société.
Nous nous sommes attachés, au cours de l'année 2003 à consolider les acquis enregistrés par notre pays an matière de démocratie politique, notamment avec les premières élections organisées dans le cadre de multipartisme intégral.
Nous entendons continuer sur la même voie cette action pendant l'année 2004 par des innovations en termes de rééquilibrage des pouvoirs, de rationalisations institutionnelle, de garantie des libertés, de vivification de notre patrimoine culturel, et la concrétisation du processus de décentralisation.
La décentralisation constitue une pièce essentielle dans la consolidation de la démocratie locale, un domaine fécond pour le développement économique et social et un outil d'unification et de facteur de cohésion.
Aussi en cette année 2004, afin de la consacrer définitivement pour affirmer et renforcer la stabilité politique ainsi que la maturité atteint par notre édifice démocratique, je demanderai au gouvernement d'engager les processus administratives afin d'organiser avant la fin de l'année 2004, les élections régionales.
Mais comme vous le savez, la démocratie, c'est aussi et surtout un état d'emprunt fondé sur l'exigence de responsabilité, de justice sociale et de participation de tous à l'effort national.
C'est ce choix résolu et réfléchi qui doit animer notre quête d'une société solidaire, libre et en paix dans la sécurité.
Mes chers compatriotes,
C'est sur ces engagements et ces espoirs que je voudrais conclure en formulant à nouveau pour vous tous des vœux chaleureux, de prompt rétablissement pour ceux qui sont malades, de réussite pour nos enfants, de quiétudes pour nos aînés, ainsi que de bonheur retrouvé pour toutes celles et tous ceux qui souffrent dans la solitude. QUE DIEU VOUS BENISSE. »
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