40e anniversaire de l’indépendance nationale : "Djibouti a fait le choix de ne jamais renoncer ni négocier sa souveraineté", déclare le chef de l’Etat

Par IOH | 27 juin 2017
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40e anniversaire de l’indépendance nationale : "Djibouti a fait le choix de ne jamais renoncer ni négocier sa souveraineté", déclare le chef de l’Etat

Source: ADI

"Nous sommes un peuple viscéralement attaché à la belle devise de la République («Unité, Egalité, Paix »), comme à notre souveraineté. Un peuple qui n’accepterait jamais que l’unité de la République soit remise en cause, que l’égalité entre les Djiboutiens soit compromise, que la paix soit menacée et que notre souveraineté soit entravée." C’est en ces termes que s’est exprimé le président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, dans un important discours prononcé hier soir lors de la cérémonie organisée au stade Gouled et marquant le lancement des festivités commémoratives du 40e anniversaire de l’accession de notre pays à son indépendance. "Aux premiers jours de notre existence comme aux plus récents, Djibouti a fait le choix de ne jamais renoncer ni négocier sa souveraineté", a déclaré en substance le chef de l’Etat. "Tout en faisant le choix de la coexistence pacifique et l’entente cordiale avec les pays voisins, nous ne remettrons jamais ces valeurs et ces principes en question, quelle que soit l'attitude de celles et ceux qui voudraient nous voir trébucher", a-t-il dit, avant d’ajouter que "cela a été le principe fondateur de notre pays et nous continuerons de l'honorer, ensemble et grâce à l’action de nos forces armées qui, partout, à l’intérieur comme à l’extérieur, sont les remparts indispensables de notre république, mais aussi les vecteurs privilégiés de notre souveraineté." "Si, en 40 ans, nous sommes restés fidèles à nous-mêmes et à notre terre de rencontres et d’échanges, nous nous devons, sans faiblir ni faillir, maintenir le cap, contre vents et marées, sur un avenir que nous savons meilleur", a-t-il poursuivi. L’ADI reproduit ci-après le discours du président Ismaïl Omar Guelleh en son intégralité. Mesdames et Messieurs, Mes chers compatriotes, C'est avec un sentiment de joie infinie et d'immense fierté que je prends la parole devant vous pour vous exprimer mes vœux de bonheur et de prospérité à l'occasion du quarantième anniversaire de la République de Djibouti. Quatre décennies se sont écoulées depuis ce jour du 27 Juin 1977 où la République a été officiellement proclamée. Quarante années que notre chère Nation,délivrée,chemine vers le destin qu’elle a décidé de se forger elle-même. Quarante années que les Djiboutiens et les Djiboutiennes se nourrissent sans entrave des fruits de cette liberté fondamentale retrouvée, qui est la mère de toutes les libertés et de tous les progrès: la souveraineté nationale. Mes chers compatriotes, Dans l’histoire des Nations, la colonisation est une abomination. Pour les peuples qui ont subi ou continuent de subir le poids de l’oppression, elle reste une blessure. Pour notre peuple, la conquête de la République a été âpre et difficile. Seuls la détermination, l'acharnement au combat et le don de soi d'hommes et de femmes, transportés par le désir de liberté de leurs compatriotes, a pu rendre possible ce qui semblait être une utopie. Parce qu’ils aimaient profondément leur terre et les enfants de cette terre, ces hommes et ces femmes ont voulu briser l’ignominie de la domination coloniale et n'ont pas hésité à mettre en péril leurs propres vies pour que le rêve de liberté devienne, enfin, réalité. Certainement pour eux, le rêve était indissociable de l’action et l’indignation inséparable de l’esprit de résistance et de conquête. Certainement pour eux, le sens de l’élévation allait de pair avec celui du sacrifice. Pour la Nation et ses idéaux, ils furent, donc,déportés, exilés, torturés, fusillés ! Eux, ce sont nos aînés et nos martyrs ! Ce sont nos héros et nos anonymes! Ils viennent d'une époque où la politique s'était confondue avec le patriotisme et l'épopée. Ils sont entrés dans le Panthéon de notre Histoire. Ils sont inscrits, à tout jamais, dans nos cœurs et nos mémoires. Aussi, en ce moment de commémoration, puissions-nous trouver en eux, en leur exemple, en leurs sacrifices, la force nécessaire pour réaffirmer notre foi en notre destin commun et notre volonté de consolider le socle de notre souveraineté et de notre identité nationale. Puissions-nous puiser en cette date historique et glorieuse duDjibouti indépendant, le courage et la force d’œuvrer, encore et toujours, à l’édification d’une nation libre et en progrès continu. Mesdames et Messieurs, Une nation, c'est une communauté d'hommes et de femmes liés par des valeurs et un destin communs. Celle-ci n'existe que parce que chacun accepte d’être le dépositaire et le garant d'une part de ce lourd héritage qui nous parle de responsabilité et de solidarité. La responsabilité première, c’est bien entendu, notre attachement et notre intransigeance vis-à-vis du principe de souveraineté. L’histoire de notre pays nous le rappelle bien :c’est celle d’une Nation née dans le désert et qui,dans son balbutiement, s’est retrouvée convoitée, puis menacée par un tourbillon communautaire qui allait l’emporter. Face à son premier moment de vérité, notre Nation a voulu, avec courage,porter plus loin et plus haut les rêves des pères fondateurs. Il faut, pour cela, rendre grâce à la sagesse et la clairvoyance de nos ainés et surtout du premier président de la République et père de la nation, El Hadji Hassan Gouled Aptidon. Car, dans ce contexte régional irrédentiste, le Président Gouled a su raffermir la neutralité et l’intégrité de notre pays, en tant qu’Etat et en tant que nation jalouse de sa souveraineté. Devant les velléités des divisions communautaires, il a su construire l’unité et le rassemblement de tous les Djiboutiens derrière la Nation. D’autres figures d’exception n’ont pas manqué leurs rendez-vous avec l’histoire, je retiendrais pour ma part deux personnalités à qui nous devons beaucoup : -Barkhat Gourad Hamadou, un homme d’Etat, un esprit libre, un artisan d’une Djibouti en paix, rassemblée et réconciliée avec elle-même ; -et Ahmed Dini Ahmed, un combattant, un homme de dialogue et d’ouverture. Face à la tentation du repli sur soi,du repli tribal et l’affirmation de la Nation, ils avaient choisi cette dernière et ce, sans équivoque.Tous deux sont au firmament de notre Histoire car tous deux, ils incarnent la Nation dans ce qu’elle a de meilleur. Ils lui auront laissé un message essentiel, pour aujourd'hui et pour demain : l’affirmation que la République est et devrait être notre unique refuge à tous et notre bouclier contre toutes les tentations sectaires. Ainsi, mes chers compatriotes, Nous voyons comment, dans les moments sombres de notre histoire, notre peuple a su surmonter les obstacles en s’appuyant sur le formidable levier que constitue notre richesse morale puisée à la source de nos valeurs nomades : la bienveillance, l’honnêteté, le courage, la recherche du consensus et de la cohésion sociale. Aujourd’hui encore, c’est cet héritage politique et culturel qui nous inspire et qui nous sert de fil conducteur pour faire avancer notre pays car la paix et la stabilité constituent des socles solides pour bâtir le futur. A ceux qui se demandent ce qu’est, donc, être djiboutien, nous pouvons affirmer que nous sommes un peuple viscéralement attaché à la belle devise de la République («Unité, Egalité, Paix »), comme à notre souveraineté. Un peuple qui n’accepterait jamais que l’unité de la République soit remise en cause, que l’égalité entre les Djiboutiens soit compromise, que la paix soit menacée et que notre souveraineté soit entravée. Aux premiers jours de notre existence comme aux plus récents, Djibouti a fait le choix de ne jamais renoncer ni négocier sa souveraineté.Tout en faisant le choix de la coexistence pacifique et l’entente cordiale avec les pays voisins, nous ne remettrons jamais ces valeurs et ces principes en question quelle que soit l'attitude de celles et ceux qui voudraient nous voir trébucher. Cela a été le principe fondateur de notre Pays et nous continuerons de l'honorer, ensemble et grâce à l’action de nos forces armées qui,partout, à l’intérieur comme à l’extérieur, sont les remparts indispensables de notre république, mais aussi les vecteurs privilégiés de notre souveraineté. Mes chers compatriotes, Si, en 40 ans, nous sommes restés fidèles à nous-même et à notre terre de rencontres et d’échanges,nous nous devons, sans faiblir ni faillir, maintenir le cap, contre vents et marées, sur un avenir que nous savons meilleur. 40 ans, c'est à la fois important et pourtant si court dans l'histoire d'une Nation. Pour notre jeunesse impatiente cela peut paraître sans fin mais l'Histoire nous apprend à être patients tout en ayant le courage d'oser et la volonté d'agir. L'Histoire nous apprend également à ne jamais baisser les bras à ne jamais transiger ni abandonner l'essentiel qui est de construire un pays fort et prospère qui trouve son salut dans l'effort et la concorde nationale. Notre nation a toutes les cartes en main pour cheminer vers son destin dans la sérénité. Notre espoir et notre optimisme repose sur notre capacité, notre volonté et notre détermination à rendre cette entreprise collective et à aller de l’avant, pour perfectionner chaque jour la construction de notre nation, une et indivisible. Restons fidèle à notre devise d’Unité d’Egalité et de Paix. Vive les Djiboutiens et les Djiboutiennes Vive la République de Djibouti

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