La circulation sur la RN1 sérieusement entravée suite aux mesures prises par les autorités d’interdire aux véhicules le passage sur le pont d’Ambouli en raison des travaux de réhabilitation qui y seront entrepris prochainement

Par IOH | 14 mai 2017
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La circulation sur la RN1 sérieusement entravée suite aux mesures prises par les autorités d’interdire aux véhicules le passage sur le pont d’Ambouli en raison des travaux de réhabilitation qui y seront entrepris prochainement

Source: ADI

Depuis plusieurs jours déjà, la circulation sur la RN1 était sérieusement entravée suite aux mesures prises par les autorités d’interdire aux véhicules le passage sur le pont d’Ambouli devenu vétuste et dont les travaux de réhabilitation devraient débuter très prochainement. Les pluies qui se sont abattues hier soir dans le sud du pays n’ont pas arrangé les choses. La crue de l’oued d’Ambouli a empêché en effet les automobilistes d’emprunter la voie reliant la capitale à Doraleh. C’est là une contrainte supplémentaire qui a complètement paralysé la circulation entre Djibouti et la banlieue de Balbala, ne laissant aux usagers que la possibilité de faire à pied la traversée du pont d’Ambouli. Même si peu d’enthousiasme se lisait sur les visages, la foule de piétons se montrait plutôt bavarde. Les langues se déliaient. "Pourquoi les autorités n’avaient pas pensé à réhabiliter le pont d’Ambouli plus tôt ?", interroge Ahmed, 27 ans, professeur de mathématiques dans un établissement d’enseignement moyen de la capitale et habitant à la cité Hodan, à la lisière de Balbala. "Mes élèves, ajoute-t-il, m’attendent depuis plus d’une demi-heure déjà et j’ai du mal à marcher avec ce sacré cartable rempli de livres. Ce qui risque d'aggraver mon retard." "Voilà plus de deux décennies que ce pont a été construit et, depuis, pas même une pelletée de terre n’y a été ajoutée. Comme si l’édifice pouvait tenir éternellement", ironise Amina, 42 ans, mère de famille et vivant dans le quartier de Cheick de Moussa, à Balbala. "J’ai pris un bus à proximité de l’école de Balbala 3 et l’on m’a prié de descendre devant le camp Cheick Osman. Après avoir traversé le pont à pied, je dois prendre un second bus pour me rendre à la place Harbi. Ce problème de circulation se répercuté sur le porte-monnaie. Il ne manquait plus que ça", renchérit Warsama, 34 ans, agent de sécurité et habitant à Hayabley. "Les autorités auraient mieux fait de fermer la voie à la veille du lancement des travaux de réhabilitation sur le pont d’Ambouli. Car cela fait plusieurs jours déjà que celle-ci est bloquée sans que le chantier ne démarrage", déclare Fatouma, 21 ans, étudiante à l’université de Djibouti. Quand on lui parle des risques liés à l’état de vétusté du pont, elle esquisse un large sourire. "Nous ne sommes pas des gens qui aiment le risque, je n’en disconviens pas. Mais cela un bon bout de temps que le pont d’Ambouli laisse apparaitre des fissures", rétorque-t-elle.

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