Le régime de sanctions contre l’Erythrée au centre des travaux d’une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU
Par IOH
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14 avril 2017
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Source: ADI
Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies s’est réuni hier jeudi 13 avril 2017 sur la question des sanctions à prendre contre l’Erythrée en réponse à son refus de se conformer aux résolutions du Conseil.
Notre ambassadeur à Washington et représentant permanent auprès des Nations Unies, M. Mohamed-Siad Doualeh Warsama, qui a assisté à la réunion, a indiqué que l’Érythrée a choisi délibérément de faire obstruction au travail du Groupe de contrôle et de refuser « avec arrogance » de l’autoriser à vérifier les faits.
"Au lieu de coopérer ouvertement et de manière transparente, comme le demande le Conseil, l’Érythrée a préféré claquer la porte au nez du groupe d’experts et de lui interdire tout accès à l’information dont il a besoin pour déterminer si elle respecte ou non les résolutions du Conseil", a-t-il affirmé.
Et d’ajouter : "l’Érythrée recherche « cyniquement » à être récompensée pour son mépris des résolutions du Conseil. De manière tout à fait évidente, elle refuse de coopérer, empêche les missions de collecter les informations et attend que le Conseil soit suffisamment frustré par l’échec de son action et suffisamment perturbé par l’impact de ses sanctions pour baisser les bras".
"Pour défendre sa stratégie, l’Érythrée n’hésite pas à tenir « un discours victimaire » qui peut paraître attrayant pour ceux qui ne connaissent pas les faits, a prévenu le représentant", a déclaré en substance le diplomate djiboutien.
"Les faits sont pourtant là, a-t-il dit, pointant le doigt vers les nombreux rapports du Groupe de contrôle et vers celui de l’IGAD sur les menaces transnationales sur la région."
"L’Érythrée, a poursuivi l’ambassadeur Mohamed-Siad Doualeh Warsama, continue de soutenir les Chabab. Mon pays a donné des informations « crédibles et vérifiables » au Groupe de contrôle.
"L’Érythrée doit aussi clarifier la situation des 13 prisonniers de guerre djiboutiens manquant à l’appel", a-t-il fait savoir, avant de rappeler que "le Conseil de sécurité a estimé que le différend frontalier entre Djibouti et l’Érythrée est une menace à la paix et à la sécurité régionales.
Le Conseil a exhorté l’Érythrée à mettre en œuvre, de bonne foi, les dispositions de l’accord et à négocier avec Djibouti l’objectif ultime de parvenir à un accord définitif et contraignant sur le différend frontalier, conformément au droit international ».
"Djibouti s’est empressé de soumettre à l’Émir du Qatar une déclaration complète sur les faits pertinents et les principes juridiques applicables à cette question. Mais, sept ans plus tard, l’Érythrée continue de refuser de respecter les dispositions de l’accord, préférant plutôt abriter, former, équiper et fournir un soutien logistique aux groupes armés qui cherchent à renverser et à déstabiliser le Gouvernement de Djibouti", a-t-il insisté.
"Tout cela, « sans une once de remords », en violation de ses obligations en vertu de l’Article 2 de la Charte des Nations Unies, du droit international coutumier et des résolutions du Conseil de sécurité", a déclaré enfin l’ambassadeur de Djibouti à Washington et représentant permanent auprès des Nations Unies.
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