Les travaux du séminaire de réflexion sur l’action gouvernementale se poursuivent au Palais du peuple

Par F.I | 04 mai 2009
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Les travaux du séminaire de réflexion sur l’action gouvernementale se poursuivent au Palais du peuple

Source: ADI

Le séminaire de réflexion sur l’action gouvernementale dont les travaux se sont ouverts samedi, au Palais du Peuple, sous l’égide du Président Ismail Omar Guelleh, s’est poursuivi aujourd’hui avec les interventions du ministre de la Santé, M. Abdallah Abdillahi Miguil, et celui de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, M. Abdi Ibrahim Absieh. A son troisième jour, le séminaire a notamment consacré ses travaux à l’analyse et au bilan des deux secteurs sociaux clés que sont la Santé et l’Education nationale, avec pour thèmes catalyseurs : la valorisation du capital humain et l’accès aux services sociaux de base. Prenant la parole en premier, le ministre de la santé, Abdallah Abdillahi Miguil, a fait un brillant exposé dans lequel il donne un aperçu général de la situation sanitaire actuelle, des grandes actions menées jusque là, des programmes existants et des projets programmés, des réalisations effectuées et des efforts fournis pour aller encore de l’avant, et surtout, de la politique et des orientations en matière de santé tracées par le chef de l’Etat ainsi que des objectifs que cherche à atteindre le gouvernement sous la conduite du président Ismaïl Omar Guelleh. Ainsi, indiquant d’emblée que depuis sa désignation à la tête du département de la Santé il n’a fait que « traduire fidèlement les orientations du Président de la République pour le développement de ce secteur » - des orientations qui, a- t-il précisé, sont « basées sur l’équité et la justice » -, M. Abdallah Abdillahi Miguil a fait savoir que « des sacrifices énormes ont été consentis en faveur du secteur de la santé ». Avant de passer à l’essentiel, il a fait observer au public que pour connaître l’évolution du secteur de la santé et prendre conscience des efforts et des investissements fournis par le gouvernement djiboutien sous l’égide du président Guelleh, il faudrait déjà avoir à l’esprit « d’où l’on vient, où l’on est aujourd’hui et où nous voulons aller dans l’avenir ! ». Le ministre de la Santé a d’abord évoqué quelques innovations importantes introduites afin de renforcer ce secteur, telles que la création de la Direction de la Promotion de la Santé, de la Direction des maladies prioritaires et la mise en place de la Carte sanitaire pour une meilleure répartition des structures de santé sur l’ensemble du territoire national. Il a ensuite parlé des priorités dressées en matière de santé. S’attardant sur ce sujet, il a avant tout souligné la question des Ressources humaines comme première priorité ou « la priorité des priorités en matière de santé » afin, a-t-il dit, de renforcer le personnel de santé, tant en nombre qu’en qualité. D’où, selon lui, le rôle crucial joué par l’Institut des Sciences de la santé et le « travail de profondeur fait en matière de formation du personnel de santé » (infirmiers, sages-femmes, techniciens, etc.). L’autre défi, selon le ministre, a été au niveau des médecins. A cet effet, a-t-il précisé, il y a eu la création de l’Ecole de Médecine de Djibouti (EMD) qui « est une faculté à part entière ». Cette faculté djiboutienne « en est déjà à sa deuxième promotion d’étudiants en médecine », a-t-il ajouté, tout en indiquant qu’ « il y a de cela quelles années, les spécialistes que nous avions en santé se comptaient encore sur les bouts des doigts » et qu’actuellement le nombre de spécialistes est en constante augmentation. Concluant ce chapitre, le ministre de la santé a fait savoir que « les ressources humaines et la formation constituent l’épine dorsale de notre politique en santé ». Puis, comme deuxième priorité, le ministre Abdallah Abdillahi Miguil a cité « la santé de la mère et de l’enfant » pour laquelle, a-t-il souligné, « nous avons mis en place un circuit spécial au sein des structures de premier niveau afin de permettre la prise en charge et le suivi de la santé Mère & Enfant. » Le ministre a enfin souligné qu’à travers toutes les actions menées par le gouvernement dans le secteur de la santé l’objectif final recherché était « la réduction significative de la mortalité et de la morbidité dans le pays ». Sans manquer de rappeler aussi que « la santé a quand même un coût !... » Tout de suite après l’exposé du ministre, de nombreuses questions de précision lui ont été adressées tour à tour par les séminaristes. Des interrogations concernant notamment la création d’infirmeries au sein des écoles publiques, les difficultés que vivent les personnes malvoyantes ou les personnes physiquement handicapées, le déplacement du Centre anti-tuberculeux Paul Faure du Quartier 3 vers un autre lieu, le projet de construction d’un hôpital régional de Tadjourah, les difficultés vécues au quotidien en matière de santé et la cherté des prestations médicales, le rattachement de l’EMD à l’Université de Djibouti, le problème d’accueil dans les structures de santé, la question des certificats d’indigence, la création d’un second centre hospitalier de référence après celui de Peltier, la question de la gratuité des soins aux étudiants, les mesures prises contre l’épidémie de la grippe porcine... Ceci pour l’essentiel ! En réponse, le ministre de la santé a de prime abord reconnu que « nous ne pouvons pas prétendre apporter des solutions rapides à tous les problèmes de la santé », mais que « nous œuvrons et nous avons œuvré jusque là à élargir les prestations de santé à toute la population, sur l’ensemble des districts du pays ». Le but, a-t-il poursuivi, est « l’amélioration de la qualité et l’accès à la santé. » A ce propos, il n’a pas manqué de faire remarquer que de multiples efforts ont été entrepris par le gouvernement pour le développement du secteur de la santé, avec en prime l’augmentation du budget alloué à ce secteur. Il a d’autre part rappelé l’existence des équipes mobiles de la santé pour agir dans les coins les plus reculés du pays, pour pallier l’absence de structures sanitaires ou venir en appui à celles-ci. Concernant les régions de l’intérieur du pays, le ministre a mentionné que « nous avons rendu autonomes les districts » et que « les soins de santé y sont entièrement gratuits. » De même, a-t-il dit, « en matière d’hygiène, nous avons doté les régions de l’intérieur des matériels nécessaires à la pulvérisation et autres activités de lutte contre les insectes. » Par ailleurs, M. Miguil a fait savoir qu’il existe un partenariat entre son ministère et celui de l’Education nationale, ainsi qu’un programme spécifique de santé scolaire. Il a aussi déclaré que des structures spécialisées en matière d’ophtalmologie et ORL seront bientôt mises en place dans le pays, que la délocalisation du Centre Paul-Faure est en cours, que le Centre Handicap International sera réouvert, et en mieux, à l’Hôpital Peltier et que l’Hôpital régional de Tadjourah est en cours de réalisation. Le ministre de la Santé a ainsi apporté des éléments de réponse à toutes les questions qui lui ont été posées, à l’exception de la question se rapportant au rattachement de l’Ecole de Médecine à l’Université de Djibouti, dont il a laisse à son collègue de l’Education le soin d’apporter la réponse. En ce qui concerne la gratuite des soins de santé aux étudiants, la réponse a été donnée par le président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh qui a indiqué que « la carte d’étudiant doit normalement permettre à son détenteur de se soigner gratuitement ! ». Enfin, pour ce qui est de la grippe porcine, le ministre de la santé a fait part que de grandes mesures ont été prises au niveau des frontières et des entrées portuaires. Il a également dit que pour l’instant il n’y a pas lieu de s’inquiéter, que « le traitement est là, au cas où » et que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour contrer cette menace. En conclusion, le ministre Abdallah Abdillahi Miguil a lancé un appel en direction du public : « pour faire avancer la santé, travaillons ensemble, joignons nos mains ! »

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