Centenaire de la CDD :

Par Guedi | 16 décembre 2007
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Centenaire de la CDD :

Source: ADI

Dans une allocution prononcée hier dimanche, à l’occasion du centenaire de la Chambre de Commerce de Djibouti, le Chef de l’Etat a rendu un hommage appuyé à tous ceux qui ont œuvré avec abnégation pour le rayonnement de l’auguste institution. Et, surtout, au premier d’entre eux : M. Saïd Ali Coubèche. « Notre ami à tous, le Président Saïd Ali Coubèche, fait partie de ces citoyens qui ont voué leur vie au service de la Chambre du Commerce. Il a su personnifier et en même temps incarner les aspirations et les objectifs de la Chambre », devait dire par la suite le Président Guelleh. Nous vous proposons ce discours dans son intégralité. « Je suis très heureux de partager avec vous le bonheur d’assister ce matin à la commémoration du centenaire de cette prestigieuse institution qu’est la Chambre de Commerce de Djibouti. Un siècle d’existence, c’est en même temps beaucoup et peu. Beaucoup lorsqu’on sait comment cette institution a résisté aux innombrables bouleversements qu’a connus notre pays. Cent ans, c’est cependant peu par rapport aux innombrables défis qui attendent notre institution et notre pays. Certains d’entre vous se rappellent, d’autres en ont eu l’écho, de la difficile gestation de cette structure. Qu’on pense au début embryonnaire de cette formidable aventure où l’institution était obligée de louer une partie du bâtiment pour s’assurer un budget de fonctionnement, qu’on pense à ce début où l’institution avait un fonctionnement presque symbolique. Qu’on pense aux deux guerres mondiales qui ont plus que freiné les ambitions de l’institution. A la lumière de tant de péripéties et l’incertitude qui ont marqué le XXième siècle, la croissance et le rayonnement de notre Chambre de Commerce semble relever du miracle. En effet, elle a non seulement évolué, mais est devenue un élément pivot du paysage institutionnel de Djibouti. Ce succès, mesdames et messieurs je voudrais le rappeler moi aussi même si cela a été dit : ce succès, la Chambre le droit à l’abnégation et à la volonté des hommes et des femmes. Ce succès est dû à la générosité des pionniers, à la conviction et à la détermination de ceux qui leur ont succédé mais aussi au travail efficace de tous les jours de vous tous qui formez l’âme et le corps de cette noble institution. Notre ami à tous, le Président Saïd Ali Coubèche fait partie de ces citoyens qui ont voué leur vie au service de la Chambre du Commerce. Il a su personnifier et en même temps incarner les aspirations et les objectifs de la Chambre. En 100 ans d’existence, notre Chambre de Commerce a un bilan dont elle n’a pas à rougir.C’est un bilan plus qu’honorable. Malgré les débuts difficiles auxquels j’ai fais allusion tout à l’heure la Chambre de Commerce n’a jamais déserté ses prérogatives quand il s’agissait de prendre parti dans le développement économique et commercial de notre pays. L’Etat, à plusieurs reprises a fait appel à l’expertise de l’institution. Non seulement pour construire des routes, non seulement pour arrêter une stratégie d’urbanisation, mais aussi pour orienter la politique économique et commerciale du pays. Aider les gouvernements respectifs à déchiffrer les exigences du commerce régional et mondial, servir d’interface entre le secteur public et le secteur privé, la Chambre s’est toujours acquittée avec professionnalisme des missions qui lui sont dévolues. En 100 ans d’existence la Chambre de Commerce n’a pas vieilli ; elle n’a pris aucune ride. C’est tout simplement parce qu’elle a su évoluer et se moderniser. En effet, c’est en mettant au diapason de nouvelles exigences et de nouvelles demandes du marché que la Chambre a su secréter sa propre jeunesse. Les Gouvernements successifs de la République ont accompagné et aidé cette modernisation. Je me réjouis de constater que la Chambre investit dans une politique de formation professionnelle à destination des entreprises. Je me réjouis de constater également que la Chambre, hier cantonnée dans la capitale, est présente sur tout le territoire, par l’intermédiaire des fédérations décentralisées. Ces deux exemples illustrent parfaitement la convergence entre la politique du Gouvernement et les objectifs de la Chambre. Comme vous le savez nous sommes à l’ère de la globalisation et de la mondialisation. Ce n’est plus un choix, c’est devenu une nécessité pour toutes les économies de tous les pays. Mais cette nécessité, nous ne devons pas la vivre sous la forme d’une contrainte. En effet, nous avons tout intérêt à anticiper l’intégration de notre économie et de notre commerce dans un cadre régional, continental et international. La position géostratégique de notre pays au carrefour de trois continents nous permet de nourrir une telle ambition. Les nombreux investissements réalisés dans les infrastructures de transports, la logistique ou encore la télécommunication nous autorisent à espérer un réel développement économique et commercial de notre Pays. Cependant, ces perspectives optimistes qui s’annoncent, c’est à nous de savoir les transformer en essai de développement. Sans quoi, nous verrons défiler devant nous le train de la mondialisation. Ce défi, car il s’agit bien d’un défi, l’Etat, le Gouvernement, le peuple djiboutien dans son ensemble compte sur la Chambre pour le relever avec nous. C’est pourquoi votre institution doit encore s’adapter à ces nouveaux enjeux. Il s’agira dans un premier temps de renforcer les capacités du secteur privé à affronter la compétitivité. Car il est évident qu’il nous faut un secteur privé performant pour créer les emplois et les richesses pour inverser la courbe du chômage et de la pauvreté. Il s’agira également de promouvoir les opportunités d’investissement que notre Pays peut offrir. Cette mission, est essentielle. A l’heure où notre pays émerge sur l’échiquier économique et commercial de la Région, à l’heure où nous ambitionnons de devenir la porte d’entrée du COMESA et le trait d’union entre Afrique et la péninsule arabique, nous devons avoir les moyens de nos ambitions. La Chambre de Commerce doit devenir l’avocat infatigable de cette cause. Vous devez, Mesdames et Messieurs les membres plaider sans cesse et partout. Vous devez faire en sorte que notre pays attire davantage d’investisseurs. Sachez d’ores et déjà que le gouvernement sera à vos côtés, dans toutes les initiatives que vous prendrez en ce sens. Ensemble considérons cette commémoration du centenaire, non comme une arrivée mais comme un nouveau départ. Un nouveau

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