COP 22 Marrakech : Djibouti participe à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique

Par NF | 15 novembre 2016
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COP 22 Marrakech : Djibouti participe à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique

Source: ADI

Une importante délégation, conduite par le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, participe à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique COP 22 dont les travaux se sont ouverts lundi dernier à Marrakech, au Maroc, trois jours après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris qui a été ratifié par 100 pays. Le principal objectif de la COP 22 de Marrakech, dont la clôture est prévue pour vendredi prochain, est de traduire les intentions de la COP 21 par des décisions concrètes. Elle place également au centre des discussions le continent africain, selon le ministre marocain des Affaires étrangères et président de la COP 22, Salaheddine Mezouar : "c’est l’opportunité de porter la voix des pays vulnérables face aux changements climatiques, en particulier celle des pays africains et des états insulaires". La COP 22 de Marrakech sera aussi l’occasion de faire une mise au point sur le financement total avec une optique pluriannuelle. Cette logique permettra de dépasser les crispations sur les montants versés annuellement entre les Etats. Il convient de préciser à cet effet qu’en 2009, les Etats du Nord (pays industrialisés) avaient promis aux Etats du Sud (pays en développement), un financement public annuel de 100 milliards de dollars sur la période 2010-2020. Néanmoins, ce chiffre n’a pas été atteint : il était de 42 milliards en moyenne sur 2013-2014, et il est estimé à 67 milliards en 2020 (chiffre prévisionnel). Autre objectif majeur de la COP 22 : traduire l’Accord de la COP 21 en décisions concrètes. Il s’agit notamment de limiter la hausse de la température de la planète à +1,5°/ + 2° par rapport aux périodes préindustrielles (1880-1899) et de réduire les émissions de CO2 de -50 % d’ici 2050, et de -100 % d’ici à 2100. Actuellement, quelque 196 pays ont présenté un total de 189 mesures nationales, avec une application au plus tard en 2030. Mais ces initiatives sont très inégales, et leur application ne permettrait pas de respecter le seuil limite de +2°. C’est pourquoi la COP 22 a pour but d’inciter des mesures additionnelles de la part des Etats, et également d’associer pour la première fois dans un cadre officiel les acteurs non-étatiques (entreprises, ONG, syndicats, scientifiques, collectivités territoriales). La COP 22 de Marrakech a été conclue aujourd’hui par une réunion de chefs d’Etat dont l’objectif sera d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Plus précisément, il s’agira de commencer à réfléchir aux règles d’application et de suivi, afin que l’Accord soit effectivement appliqué dès 2018 alors qu’il était initialement prévu pour 2020. Il y a lieu de préciser enfin qu’en marge de la COP 22, Marrakech s’apprête à accueillir, demain, un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains dédié aux "défis et enjeux d’un développement durable en Afrique". L’objectif avoué de Rabat est de profiter de la présence des dirigeants africains à la COP 22 pour faire aboutir sa demande d’adhésion exprimée lors du dernier sommet de l’Union africaine (UA), à Kigali, en juillet, dès le prochain conclave, prévu à Addis-Abeba en février. Notons que le royaume du Maroc a quitté en novembre 1984 l'UA pour protester contre l'adhésion de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) au sein de l'organisation.

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