Le Président de la République visite le champ aurifère de Hisdaba, au sud du pays

Par IMA | 16 avril 2009
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Le Président de la République visite le champ aurifère de Hisdaba, au sud du pays

Source: ADI

Le Président de la République, chef du gouvernement, M. Ismail Omar Guelleh, a visité mercredi le champ aurifère de Hisdaba, situé à une quarantaine de kilomètres de Karta et environ 50 km de Yoboki, aux confins des limites administratives des régions d’Arta et de Dikhil. S’appuyant sur les résultats d’études antérieurement menées dans cette région, et qui étaient plutôt encourageants, le gouvernement avait octroyé, début 2008, des permis d’exploration minière à la compagnie "JB Djibouti Mining". Un an plus tard, cette dernière a achevé les travaux de la première phase. Au cours de cette première phase, qui consistait à identifier et cerner les limites de la zone ou dorment les minerais, notamment l’or. Pour cela, plus d’un millier d’échantillons ont été recueillis, puis expédiés pour analyse dans des laboratoires réputés d’Australie. Les résultats obtenus semblent être des plus encourageants, ce qui justifie notamment l’enthousiasme des dirigeants de la compagnie minière. "Nous sommes très optimistes pour l’avenir de cette contrée", dira l’un d’eux au chef de l’Etat venu s’enquérir de l’issue de leurs travaux. Les travaux de délimitation ont permis de dessiner les contours de quatre zones susceptibles d’être exploitées pour l’extraction de l’or, dont la plus vaste s’étend, en longueur, jusqu'à un peu plus de 4 kilomètres. La largeur de ces zones va de 10 à plus 100 mètres. La minéralisation de l’or s’explique, d’après les examens faits sur le terrain et en laboratoire, à la rupture des sources chaudes et à l’activité géothermique. La première phase ayant été achevée, il s’agit maintenant de passer à la seconde. Laquelle vise à vérifier si les bons résultats observés en surface se confirment dans le sous-sol. C’est le président de la République qui a procédé au coup d’envoi de cette nouvelle étape, en démarrant lui-même la machine à forer. A ce stade du projet, il n’est plus permis de douter : la terre brûlante de Hisdaba renferme bel et bien, en son ventre, de l’or. La seule inconnue reste le niveau de densité du métal tant convoité. Ainsi, après Doraleh et son complexe portuaire moderne, Hisdaba pourrait devenir un autre pole d’activités économiques avec ces mines d’or dont la réalité se précise de plus en plus. Dans une courte déclaration faite lors de sa visite, le Président Ismail Omar Guelleh n’a pas caché tout l’espoir qu’il nourrit à ce sujet. "L’aboutissement de ce projet est pour mon gouvernement d’une importance cruciale. Nous sommes très encouragés par le cours des travaux et, inchallah, la réalisation finale sera pour bientôt. Plus tard, il annoncera aux sages coutumiers de la région venus le rencontrer, son souhait de voir leurs jeunes profiter de cet important projet minier pour acquérir de nouvelles compétences, afin d’améliorer leur employabilité. "Il y aura de la formation, c’est une occasion unique pour vous et vos enfants, encouragez donc les jeunes et faites en sorte qu’ils se forment", leur a-t-il notamment dit. Pour le chef de l’Etat, les ressources naturelles de notre pays revêtent une grande importance. C’est en ces termes qu’il précisait cette priorité dans la feuille de route remise au gouvernement : "Le niveau d'exploration géologique et minière menée sur le territoire national permet de dire que l'activité minière représente un réel atout pour l'économie nationale. En raison de cette importance, le gouvernement doit s'atteler à ce que les moyens et les efforts nécessaires soient consentis pour son développement soutenu (…) il faut accentuer l'exploitation et développer une industrie de transformation pour accroître l'offre d'emploi. Il ne faut pas oublier notre espoir qui est renforcé par les études récentes en matière de recherche d'or, de gisement pétrolifère". L’exploitation des ressources nationales est incontestablement l’un des moyens les plus efficaces, et surtout durables, de lutter contre le chômage et de créer des richesses pour le bien de tous. Les projets d'exploration de l'or et des métaux de base dans la région de Gagadé, le projet d'exploitation du sel du Lac Assal, avec la construction d'un quai minéralier, pour ne citer que ces deux projets phares, s'inscrivent parfaitement dans cette recherche d'une dynamique de valorisation de nos potentialités stratégiques, en infrastructures et des ressources naturelles. Sans oublier la recherche sans relâche d'une énergie abondante, à bon marche, support du développement. L'énergie constitue, dans notre pays, le plus grand écueil au développement des industries, des entreprises et à l'amélioration des conditions de vie de la population. D’où l’espoir fou que suscite les projets de géothermie à Assal et au Lac Abbé, l'interconnexion électrique avec l'Ethiopie, les projets éoliens de grande puissance, les projets intégrés sociaux avec énergies renouvelables.

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