3e édition du festival « Djibouti fait son cinéma » : « La mobilisation du public est gage de succès", déclare le SG de l’association Science et Culture, Abdourahman Mahamoud Rayaleh

Par Propos recueillis par IOH | 31 octobre 2016
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3e édition du festival « Djibouti fait son cinéma » : « La mobilisation du public est gage de succès", déclare le SG de l’association Science et Culture, Abdourahman Mahamoud Rayaleh

Source: ADI

En 2013, l’association djiboutienne « Science et Culture » mettait en œuvre un ambitieux projet en lançant, en partenariat avec l’Institut français de Djibouti (IFD), ce qui deviendra le premier festival du film francophone organisé dans notre pays. Son nom était tout trouvé : "Djibouti fait son cinéma". Et le court-métrage était devenu sa spécialité. La cérémonie d’ouverture de la 3e édition de ce festival qui s’est tenue hier à l’IFD a été l’occasion pour nous de rencontrer le secrétaire général de l’association « Science et Culture », Abdourahman Mahamoud Rayaleh, qui a bien voulu répondre à nos questions. ADI : Votre mouvement associatif est le promoteur du festival "Djibouti fait son cinéma" dont la première édition s’est tenue en 2013. Où en êtes-vous actuellement ? Abdourahman Mahamouud Rayaleh : Notre association continue toujours à promouvoir et à valoriser le cinéma à Djibouti. La preuve en est le lancement hier de la 3e édition de « Djibouti fait son cinéma » malgré toutes les difficultés que nous avons dû rencontrer au niveau de l’organisation. Au delà de la tenue du festival, nous organisons des ateliers de formation en écriture de scénario et de production des films. Cela démontre notre volonté et notre effort constant pour pérenniser ce festival annuel. Malgré notre détermination, il apparaît que le festival souffre du manque de soutien, notamment financier. Vous avez pu remarquer que la communication et la mobilisation sont les points forts du festival cette année. Par manque de moyens, nous n’avons pas pu, comme les années précédentes, mobiliser des bénévoles. Rappelons que grâce à la mobilisation des bénévoles, la distribution des flyers dans tous les établissements scolaires et les affichages dans les grandes artères de la capitale, les deux premières éditions ont enregistré un succès sans précédent marqué entre autres par une forte audience en salle. C’est dire que la mobilisation du public est un atout incontournable du succès et de la pérennité du festival annuel « Djibouti fait son cinéma ». Votre association était présentée dans les affiches officielles du festival en tant que partenaire. Ce qui n’est pas le cas cette année puisque l’on voit son nom apparaître parmi les sponsors. Qui, donc, vous a volé la vedette ? C’est une remarque pertinente. J’avoue que le nom de notre association ne figure pas à la bonne place. Il est évident aussi que nous étions par moment indisponibles, surtout lors du tournage des films qui avait eu lieu en avril dernier où nous étions mobilisés sur un autre événement national de grande ampleur. Mais cela ne nous a pas empêché de travailler efficacement avec l’IFD. Nous avons participé à la sélection des projets, nous avons suivi de prés le déroulement des formations et nous avons assisté et coaché quelques séances relatives au tournage des films. Cela dit, nous sommes les initiateurs de ce projet et nous sommes entièrement mobilisés pour que cette édition connaisse un franc succès. Parlons de la 3e édition de votre festival dont la cérémonie d’ouverture s’est tenue dimanche en début de soirée à l’Institut français de Djibouti. Qu’est-ce qui, selon vous, fait son originalité ? L’originalité, c’est la projection des films tournés à Djibouti et réalisés par des Djiboutiens. Permettez-moi de vous rappeler que nous avons formé cette année une dizaine de jeunes Djiboutiens sur l’écriture des scénarios et la réalisation des films avec l’appui technique et financier de l’Institut français de Djibouti. Nous avons retenu les trois meilleurs scénarios qui ont été ensuite produits et réalisés. Ces scénarios transformés en films feront l’objet de projection au cours de cette 3e édition ainsi que d’autres films produits l’an dernier. Un pareil travail est fait chaque année, et c’est l’objectif de notre initiative qui consiste à pousser les jeunes Djiboutiens passionnés du 7e art à produire des films. Par ailleurs, des films africains seront également projetés. Il y aura au menu aussi des moments de débat et d’échanges. Ce débat sera animé en grande partie par l’invité d’honneur de cette année, Laza Rajanatovo, réalisateur et directeur des «Rencontres du film court» de Madagascar. C’est dire que la troisième édition du Festival « Djibouti fait son cinéma » est un alliage du cinéma djiboutien et africain.

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