Djibouti-UE : Le Premier ministre préside une réunion de haut niveau consacrée à la lutte contre l’immigration clandestine

Par AAD | 10 octobre 2016
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Djibouti-UE : Le Premier ministre préside une réunion de haut niveau consacrée à la lutte contre l’immigration clandestine

Source: ADI

Le Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, a présidé ce lundi une réunion de haut niveau consacrée à lutte contre l’immigration clandestine dans notre pays. Cette rencontre qui a eu lieu dans la salle des conférences de la primature, a vu la participation du directeur de la Sécurité Nationale, M. Hassan Said Khaireh, de l’ambassadeur de France à Djibouti, M. Christophe Guilhou, accompagné de deux experts français, ainsi que plusieurs hauts cadres djiboutiens. L’objectif de cette réunion était de mieux renforcer la coordination de l’action gouvernementale contre l’immigration clandestine dans le pays avec les différents acteurs nationaux et régionaux, voire internationaux. Dans son mot d’ouverture, le Premier Ministre a remercié les différents responsables présents à la réunion, notamment l’ambassadeur de France, et a rappelé que la République de Djibouti faisait face toute seule à la crise des migrants depuis que les pays limitrophes connaissent une instabilité politique. "Les crises que connaissent les pays voisins poussent des centaines de personnes sur nos routes et nos côtes et le phénomène a été accentué par la guerre au Yémen", a-t-il dit. Ces migrants qui laissent tout derrière eux et traversent les frontières de la République de Djibouti sont déterminés à atteindre les côtes de la péninsule arabique ou même l’Europe au péril de leur vie. Le Premier ministre a indiqué que la reconduite à la frontière était un échec puisque, à chaque fois, le migrant, revient pour tenter une nouvelle fois de traverser le golfe à partir du territoire djiboutien. Il a estimé qu’il était primordial d’agir en amont avec les pays concernés comme l’Ethiopie. Le Premier ministre a souligné que ce pays faisait des efforts en vue de maintenir les gens dans leurs zones d’habitation mais qu’il lui était de plus en plus difficile de contenir les flux sans vraiment changer les conditions de vie de la population, surtout des paysans. "Néanmoins a-t-il dit, nous collaborons avec les autorités éthiopiennes pour lutter contre la traite des êtres humains et les trafics de migrants en apportant une première assistance aux personnes en détresse". Le Premier ministre a plaidé pour le renforcement des moyens et du soutien aux structures étatiques qui travaillent sur place, à savoir la gendarmerie et la police afin qu’elles effectuent convenablement leur travail dans les meilleures conditions. Pour sa part, l’Ambassadeur de France, Christophe Guilhou, a indiqué que la mission des experts était de coordonner et faire le point sur les dispositifs existants et trouver des solutions avec d’autres partenaires et surtout les partenaires éthiopiens. Il a précisé que la mission des experts était l’accompagnement et le renforcement du système public, l’organisation d’ateliers de formation au bénéfice des polices régionales, le renforcement de la coopération entre les différents services et la communication sur la ligne frontalière ainsi que la mise en place d’une coopération interrégionale. En somme, il s’agit de limiter l’impact du problème migratoire sur le pays en renforçant davantage son système public et en assistant le gouvernement dans la lutte contre ce phénomène mondial.

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