Travail au noir : "Nous effectuons des contrôles inopinés depuis hier pour faire respecter la loi dans le recrutement des employés à la fois chez les entreprises nationales et étrangères implantées sur notre territoire", déclare le ministre du Travail
Par IOH
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05 octobre 2016
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Source: ADI
Dans une interview qu’il accordée aujourd’hui à nos confrères de la RTD, le ministre du Travail, chargé de la Réforme de l’Administration, M. Hassan Idriss Samrieh, a fait savoir que, suite à sa déclaration faite il y a de cela maintenant un peu plus de deux semaines et visant à lutter contre le travail au noir, des mesures concrètes viennent d’être lancées pour faire respecter la loi qui, a-il rappelé, interdit à toute entreprise nationale ou étrangère implantée sur le territoire djiboutien de recruter des ressortissants étrangers en situation irrégulière.
Au moment où je vous parle, nos équipes sont sur le terrain et effectuent des contrôles inopinés pour détecter les cas d’infractions et, surtout, mettre à exécution les dispositions prévues par la réglementation en vigueur concernant le travail au noir dont le recours diminue les possibilités d’offrir de l’emploi à ceux de nos concitoyens dans le chômage, a déclaré M. Hassan Idriss Samrieh.
Le ministre du Travail qui a rappelé dans la foulée que la lutte contre le chômage constitue une priorité conformément à la feuille de route tracée par le président de la République et transmise au gouvernement a souligné que les opportunités de création d’emploi demeurent sans effet face à la persistance du travail au noir.
Il en a ainsi appelé au sens de la responsabilité des entreprises nationales et étrangères installées sur le sol djiboutien pour s’abstenir de recruter des personnes étrangères démunies de titre de séjour.
M. Hassan Idriss Samrieh a pris en outre l’engagement de communiquer dans les deux mois qui suivent les résultats des opérations de contrôle effectuées sur le terrain ainsi que le nombre d’emplois que celles-ci auront permis de libérer en rendant caduque toute tentative de se soustraire à la loi et en faisant comprendre aux fraudeurs qu’il n’est désormais plus possible d’y échapper.
"Aucun pays au monde ne peut tolérer que des étrangers travaillent sur son sol au mépris des textes en vigueur et alors qu’une grande partie de ses citoyens connaissent une situation de chômage endémique", a-t-il martelé.
Le ministre du travail n’a pas manqué de souligner que le travail au noir constitue non seulement une violation de la réglementation en vigueur, mais un phénomène dégradant sur le plan humain dans la mesure où il va à l’encontre du respect des droits des travailleurs.
"Nous ne pouvons contenir la montée du chômage qui frappe principalement nos jeunes sans mettre un frein au développement du travail au noir. D’où notre détermination à le combattre efficacement", a-t-il déclaré en substance.
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