Réunion de haut niveau sur les droits des migrants à New York : le ministre de l’Economie et des Finances exprime la position de Djibouti sur la problématique des réfugiés et migrants
Par AAD
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21 septembre 2016
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Source: ADI
A New York où le chef de l’Etat, M. Ismaïl Omar Guelleh, participe aux travaux de la 71e assemblée générale des Nations Unies, les débats sur la crise migratoire qui a atteint un niveau phénoménal se poursuivent ce mercredi.
Lundi dernier, au cours d’une réunion de haut niveau sur les droits des migrants, le ministre de l’Economie et des Finances, M. Ilyas Moussa Dawaleh, a exprimé la position de Djibouti sur la problématique des réfugiés et migrants.
Dans son discours, le ministre Ilyas Moussa Dawaleh est d’abord revenu sur ce qui a été entrepris avant ce sommet de New York en matière de protection des droits des réfugiés.
Il s’est réjoui du fait que, pour la première fois, un cadre d’action comprenant des engagements concrets à l'endroit des Réfugiés et Migrants mais aussi afin d’assurer une migration sûre, ordonnée et régulière, allait être adopté.
Après avoir évoqué les principales étapes qui ont marqué la recherche de solutions aux crises migratoires et les rendez-vous manqués, le ministre de l’Economie a conclu son analyse par cette phrase : « Au-delà des dichotomies traditionnelles pays développés et pays en voie de développements, riches, pauvres, il s'agit fondamentalement de notre humanité, de notre compassion, de notre solidarité et de notre indignation face à l’une des crises les plus tragiques dont les effets nous rappellent les guerres fratricides ayant conduit à la création des Nations Unies ». Ce qui est fort juste.
En outre, le ministre djiboutien, citant un rapport un rapport de l’ONU de 2014, a appelé les participants à ne pas perdre de vue que 86% des réfugiés dans le monde résident dans des pays en voie de développement dont près de 17 millions sur le continent africain.
Il est ensuite passé au cas de Djibouti, ce petit havre de paix de la Corne de l’Afrique qui a une tradition d’accueil qui est aussi ancienne que son indépendance. C’est en effet dès l’accession du pays à l’indépendance que la République de Djibouti fait face à l’afflux des populations fuyant les guerres de la région.
Le ministre Ilyas Moussa Dawaleh a ainsi expliqué que, avec quatre camps, Djibouti accueille aujourd'hui près de 20 000 personnes dont un peu plus de 17 000 ont le statut de réfugiés et plus de 3000 demandeurs d’asile.
"Il y a peu de temps, de l'avis du plus haut responsable du HCR, Djibouti était considéré comme le plus grand pays d'accueil de réfugiés au kilomètre carré eu égard à la mise à l’échelle du nombre des arrivants par rapport à la superficie de notre territoire", a-t-il dit.
Le ministre a ensuite évoqué tout ce qui a été fait au fil des ans pour améliorer la vie des gens dans les camps. "Nous avons développé et consolidé un système d'assistance permettant d'une part que les droits liés au statut de réfugié soient respectés et d'autre part de garantir des conditions de vie décentes dans les camps de réfugiés et enfin de poser les jalons indispensables qui permettront à ces derniers de se voir offrir des perspectives favorisant leurs insertion dans la société djiboutienne", a-t-il fait savoir.
Il a salué le rôle de premier ordre joué par la société civile djiboutienne et notamment l’Union des Femmes dans les camps de réfugiés tant en ce qui concerne la lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre qu’en matière de prévention des maladies sexuellement transmissibles tels que le VIH-SIDA ou de soutien à la formation des femmes réfugiées afin qu’elles puissent acquérir des qualifications et démarrer des activités génératrices de revenus.
Le ministre n’a pas manqué non plus d’évoquer les migrants économiques, ces hommes et ces femmes qui, en quête de conditions de vie meilleures, traversent les frontières nationales pour essayer de gagner la péninsule arabique depuis le territoire djiboutien. Il a estimé le nombre de ces migrants à 100 000 par an.
"Souvent, des drames surviennent en mer et de nombreux candidats à la traversée du Golfe d’Aden sont sauvés par nos garde-côtes", a-t-il ajouté.
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