Une délégation djiboutienne participe à Lima, au Pérou, aux négociations internationales sur le climat

Par KM | 11 décembre 2014
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Une délégation djiboutienne participe à Lima, au Pérou, aux négociations internationales sur le climat

Source: ADI

Une délégation du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement se trouve actuellement au Pérou pour participer aux négociations internationales sur le climat. Les travaux de cette conférence onusienne, qui se sont ouverts le lundi 1er décembre dernier dans la capitale péruvienne, se poursuivront jusqu’au vendredi 12 décembre prochain. La délégation djiboutienne, conduite par le Secrétaire général du Ministère de l’Habitat, l’Urbanisme et de l’Environnement, M. Dini Abdallah Omar, est composée du conseiller technique auprès du Premier ministre, M. Hassan Mohamed Kamil, et le conseiller technique auprès du ministre de l’Environnement, M. Abdoulkader Oudoum Abdallah. Les représentants djiboutiens et ceux du reste du monde ont entamé depuis une dizaine de jours des négociations en vue de conclure un accord sur le climat d’ici 1 an à Paris en France. Les sujets, qui fâchent, ne manquent pas entre les pays développés, les pays les moins avancés et les pays émergents. Citons notamment la gestion de la responsabilité historique des pays riches dans les émissions de gaz à effet de serre, l'aide aux pays du Sud et le contenu possible des engagements de chaque pays pour réduire les gaz à effet de serre ou "contributions nationales". Sur ce dernier point, les pays en voie de développement veulent voir inclus leurs efforts d'adaptation au changement climatique et les moyens que les pays riches pourraient mettre en oeuvre pour aider le Sud. La question des contributions doit faire l'objet d'une décision approuvée par tous d'ici la fin de la semaine. Autre question épineuse : la différentiation entre les pays est sujette divise les conférenciers à Lima. Ceux du Nord, dont les pays ont une responsabilité historique dans le réchauffement climatique, rejettent toute interprétation rigide de la convention de l'ONU qui a créé deux catégories, l'une pour les pays développés et une pour les pays en voie de développement. Ils estiment ainsi que notre monde d’aujourd’hui n’est pas celui de 1992, date de signature de la convention de l'ONU sur le climat. Arguments à l’appui, ils se référent au boom des économies émergentes de la Chine et l’Inde qui a fait de ces pays de gros émetteurs de gaz à effet de serre ces dernières décennies.

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