Journée mondiale des Droits de l’Homme : Discours du chef de l’Etat

Par AGI | 10 décembre 2014
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Journée mondiale des Droits de l’Homme : Discours du chef de l’Etat

Source: ADI

Dans son allocution faite lors de la cérémonie de commémoration de la journée mondiale des Droits de l’Homme organisée aujourd’hui au Palais du peuple, le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, a souligné que celle-ci constitue "l’occasion pour nous tous d’évaluer les progrès réalisés pour faire avancer les droits humains dans notre pays." "C’est également, a-t-il dit, l’occasion de rappeler que la promotion des droits humains n’incombe pas à tel ou tel parti ou bien à telle ou telle organisation, mais que c’est la Grande Cause de toute la nation et demande l’investissement de nous tous, sans exception." L’ADI reproduit ci-après le discours du président de la République en son intégralité. Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons Honorables Invités, Mesdames et Messieurs, C’est un réel plaisir pour moi d’être parmi vous ce 10 décembre ou, chaque année, l’ensemble de la communauté internationale commémore la déclaration universelle des droits de l’homme. C’est, en effet, l’occasion pour nous tous d’évaluer les progrès réalisés pour faire avancer les droits humains dans notre pays. C’est, également, l’occasion de rappeler que la promotion des droits humains n’incombe pas à tel ou tel parti ou bien à telle ou telle organisation, mais que c’est la Grande Cause de toute la nation et demande l’investissement de nous tous, sans exception. Mesdames et Messieurs, Il y a une première vérité qui semble évidente mais qu’il nous faut rappeler sans cesse : Les droits de l’homme sont universels. Je rappelle cette évidence parce que, souvent, il y a une perception, très médiatisée d’ailleurs, qui veut que les droits de l’homme soient des valeurs exclusivement occidentales. De cette perception émerge un sentiment comme quoi il s’agit là d’un ensemble des valeurs imposées par des nations progressistes à des nations sous développées, par des nations du Nord à des nations du Sud. Cette conception civilisatrice des droits de l’homme, Mesdames et Messieurs, n’est ni la vrai ni la bonne. En effet, outre le fait qu’elle repose sur un postulat idéologique vicié, elle n’est pas conforme à la réalité car on parle aujourd’hui de droits humains. A mon sens, ce terme des droits humains est plus vrai et plus authentique par rapport à celui des droits de l’homme qui a une connotation ambiguë et historiquement marquée. Mesdames et Messieurs, Comme vous le savez, notre République a inscrit dans sa constitution le respect des principes fondamentaux des droits humains. En cela, notre République a voulu transcrire fidèlement les préceptes de notre religion ainsi que nos valeurs culturelles. Mais ne soyons pas dupes. Ce n’est pas parce que nous avons inscrit dans notre loi fondamentale le caractère inaliénable des droits humains que cela devient effectif et concret. Nous le savons tous, les sociétés sont très complexes. Combien des droits peuvent être bafoués, voire même violés si nous n’y prenons pas garde ? Combien de situations sociales ou économiques peuvent contrarier l’épanouissement de ces droits si nous n’y prenons pas garde. ? C’est pourquoi la promotion et la protection des droits humains doivent avant tout dériver d’une pratique politique qui met en place ses conditions de réalisation. C’est pourquoi, la paix, la bonne gouvernance et la démocratie sont des vecteurs puissants de cette culture des droits humains que nous devons encourager. Mesdames et Messieurs Ne soyons pas dupes non plus et soyons très concret. Les droits humains, c’est avant tout le droit à l’Education, le droit à la Santé ou encore le droit à un logement décent. Car c’est la conquête de tous ces droits qui donne à l’individu sa liberté et sa dignité. C’est la conquête de tous ces droits et d’autres encore qui rendent les individus tolérants et, partant, qui assurent la cohésion sociale et communautaire. Le rôle de l’Etat est donc plus que crucial dans cette conquête puisqu’il a la mission d’éduquer, de soigner ou encore de loger. Le projet de société que j’ai proposé à mes compatriotes dès ma première élection avait justement pour socle ce triptyque. Aujourd’hui, après plus d’une décennie, les réformes ambitieuses que nous avons mises en place portent ses fruits. Ces acquis doivent naturellement être renforcées et pérennisées. Mesdames et Messieurs, L’Etat ne peut et ne doit pas être le seul contributeur en matière des droits humains. Et c’est heureux qu’il en soit ainsi car le respect des droits humains doit concerner toutes les entrailles de notre société, aussi bien les acteurs étatiques que les acteurs non étatiques comme les ONGs, les leaders religieux et les leaders traditionnels. Car la société civile dans toute sa composante et dans toute sa diversité a un rôle prépondérant dans ce combat. Permettez-moi, avant de conclure d’exprimer la gratitude de la Nation à toutes ces chevilles ouvrières qui font progresser cette grande Cause nationale. En premier lieu, la Commission Nationale des Droits de l’Homme qui, depuis sa création, ne ménage pas ses efforts pour diffuser et défendre la culture des droits humains dans notre pays. Je vous remercie de votre attention.

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