Les conférences-débats organisées par l’association "Génération du Concret" se poursuivent à l’hôpital italien de Balbala

Par Arteh | 26 novembre 2014
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Les conférences-débats organisées par l’association "Génération du Concret" se poursuivent à l’hôpital italien de Balbala

Source: ADI

La salle de conférence de l’hôpital italien de Balbala a abrité hier la 3ème séance des conférences-débats organisées par l’association "Génération du Concret" dans le cadre de la semaine de sensibilisation de la société civile sur les actions majeures du gouvernement. Cette journée qui visait particulièrement les femmes de la grande Banlieue de Balbala a vu la participation de dizaines de représentantes du mouvement associatif féminin de Balbala, des leaders communautaires, ainsi que de nombreuses représentantes des conseils des différents quartiers de cette même banlieue. C’est le Président de la GCD, M. Nasser Ibrahim Kayad, qui a lancé les travaux de ces conférences par une brève allocution dans laquelle il a mis en exergue le bien-fondé de cette initiative. "Notre approche repose entre autres sur une stratégie de communication basée sur les performances économiques et sociales du gouvernement au cours des quinze dernières années, dans l’objectif de mieux répondre aux attentes et aux besoins de nos concitoyens", a indiqué le Président de la GCD. "Nous avons pour ambition de renforcer et de raffermir le partenariat stratégique entre l’Etat et la Société civile", a-t-il ajouté avant d’ouvrir la séance. Ensuite, c’est Charmarké Idriss Ali, spécialiste reconnu dans le domaine du genre et de la lutte contre la pauvreté, qui a pris la parole pour exposer l’un des principaux thèmes de la journée, en l’occurrence la femme, ainsi que les réalisations et les perspectives dans les secteurs sociaux. D’emblée, le spécialiste a énoncé les indicateurs Genre de 2013 déclarant qu’entre autres, 25 femmes occupent des postes de directeurs sur 93 dans l’administration publique, que les Djiboutiennes constituent 20% des cadres de la fonction publique, que 30 magistrats sur 94 sont des femmes et que 6 femmes siègent à la Cour Suprême sur 17 juges. Dans la foulée, Charmarké Idriss Ali a mis en lumière la volonté politique manifeste de renforcer davantage les écarts entre les hommes et les femmes ainsi que la politique d’autonomisation de la Femme prônée par le gouvernement. Il s’est appuyé sur bon nombre de programmes poursuivis par le ministère de la Promotion de la Femme comme celui de la Promotion du rôle social de la famille, du renforcement du rôle économique de la Femme, de l’équité et l’égalité Genre entre autres. "En dépit des progrès réalisés en matière de promotion de la femme, des défis importants restent à relever, notamment en ce qui concerne la représentation des femmes dans le processus de prise de décision et aux postes de responsabilité, l’éducation, en particulier la scolarisation des filles et l’alphabétisation des femmes, ou la santé où les résultats obtenus sont encore insuffisants vis-à-vis de l’emploi", a-t-il expliqué. Il est ensuite passé aux réalisations en matière de protection des groupes vulnérables, énonçant par la même occasion, les programmes à succès du MPF comme l’élaboration d’une politique de prise en charge des orphelins et enfants vulnérables (OEV), les programmes d’assistance alimentaire en zone rurale et dans les centres urbains et l’accès aux soins et à l’eau potable ainsi que ceux axés sur le développement rural des programmes d’hydraulique pastorale et de santé animale pour les nomades. L’expert a dans la foulée félicité l’ADDS qui intervient depuis 2007 dans des axes majeurs comme l’employabilité par la qualification des jeunes, la micro-finance, les filets sociaux entre autres, saluant par la même occasion un ensemble d’actions novatrices comme le renforcement du cadre juridique des associations ou des structures à base communautaire, la mise en place des crédits solidaires et de crédits pour les jeunes promoteurs ainsi que la construction des équipements sociaux, etc. A l’issue de l’exposé, les représentantes des conseils de quartiers de Balbala ainsi que les leaders communautaires qui ont salué les réalisations du gouvernement ont unanimement mis en exergue leurs préoccupations quant au chômage. "Il est urgent que les autorités prennent à bras le corps ce fléau qui gangrène nos jeunes", ont déclaré les différentes intervenantes. Pour quelques-unes d’entre elles, il s’agissait surtout de booster la politique d’urbanisation des quartiers. Quant aux jeunes filles, leurs préoccupations majeures avaient surtout trait à l’emploi pour les étudiantes et à la formation pour celles qui ont quitté très tôt les bancs de l’école.

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