Les étudiants de l’UD participent à des conférences-débats sur les acquis du gouvernement au cours des 15 dernières années
Par Arteh
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25 novembre 2014
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Source: ADI
Le pays a-t-il beaucoup avancé depuis 1999 ? L’Administration Guelleh est-elle synonyme de progrès social? Quels sont nos acquis ? En savons-nous assez sur les réalités économiques du pays ? En matière des droits de l’Homme et de bonne gouvernance, avons-nous progressé ou régressé ? Toutes ces questions-là et beaucoup d’autres étaient à l’ordre du jour de la conférence-débat organisée hier à l’université de Djibouti par l’association « Génération du concret de Djibouti ».
La séance a débuté par la présentation d’une synthèse des réalisations majeures du gouvernement en matière des droits de l’Homme et de l’état de droit faite par le Dr Abdoulkader Hassan, avocat au barreau de Djibouti.
Sa présentation a été suivie d’une autre effectuée par le docteur Bouh Houssein sur le bilan et les perspectives dans le domaine de l’Eau.
Ces deux présentations ont donné lieu à une série de questions de la part des étudiants qui, comme on pouvait s’y attendre, ont montré un intérêt particulier pour les sujets ayant trait à la justice et à la lutte contre la corruption.
Concernant la lutte contre la corruption et la création d’emplois, le Dr Abdoulkader Hassan a soutenu que depuis le début des années 2000, la république de Djibouti a fait de grands efforts pour renforcer la gouvernance et la transparence dans la gestion des deniers publics, les fondements de la lutte contre la corruption.
"L’architecture institutionnelle et les pratiques administratives ont très fortement évolué ces dix dernières années. Ces efforts se sont matérialisés par la mise en œuvre de plusieurs réformes administratives et par la création de nouvelles institutions de contrôle", a-t-il dit, citant l’Inspection Générale d’Etat (IGE), la Cour des Comptes, etc.
A l’issue de ce premier round, les étudiants de l’UD ont suivi deux autres présentations, la première de Mme Ouloufa Ismail Abdo, juriste en droit et environnement des affaires, qui a projeté une synthèse quant à la croissance et la compétitivité du pays et l’environnement des affaires, suivie d’une autre effectuée par M. Ahmed Ali Dimbio, spécialiste de l’emploi, axée sur les Défis de la Jeunesse face à l’emploi et à une meilleure formation professionnelle.
Là aussi, les étudiants ont démontré un intérêt peu commun et les questions ont fusé. Les uns ont interrogé les conférenciers sur les résultats économiques, la compétitivité mais aussi l’environnement des affaires.
Les questions provenaient des étudiants des filières d’économie ou ceux des transports et logistiques. Mais la majorité des participants ont posé des questions sur les opportunités d’emplois et la formation professionnelle, étant donné qu’ils seront dans quelques années sur le marché du travail. M. Ahmed Ali Dimbio n’a pas manqué de répondre, sans détour, à leurs questions.
Pour lui, il est clair que malgré les efforts fournis, il subsiste toujours des difficultés de coordination entre les différentes parties prenantes quant à l’adéquation emploi et formation.
Une plus grande harmonisation et coordination des interventions des acteurs est indispensable, a-t-il soutenu, pour l’atteinte des résultats escomptés.
M. Dimbio a mis en avant la nécessité pour les autorités d’améliorer l’intensité de la croissance économique en développant davantage les secteurs d’activités créateurs d’emplois.
Il y a lieu, selon lui, de mettre l’accent sur la promotion des PME/PMI qui sont connues pour être des employeurs à grande échelle. Il s’agit du secteur du tourisme, de la transformation (industries), du secteur agro-pastoral et de la pêche, ainsi que du secteur des services aux entreprises et aux ménages.
Avant de conclure, M. Ahmed Ali Dimbio a mis en avant la vision de la Politique Nationale de l’Emploi (PNE) qui prône un emploi décent et productif pour chacun, dans un marché du travail compétitif.
"Le résultat escompté de la PNE pour les dix années à venir est de faire baisser le taux de chômage de 48% à 31% en 2024, par la création de 114500 emplois", a-t-il expliqué.
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