"La présence côte à côte de la majorité et de l’opposition constitue un nouveau challenge pour notre démocratie", estime le président par intérim du parlement

Par NF | 08 janvier 2015
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"La présence côte à côte de la majorité et de l’opposition constitue un nouveau challenge pour notre démocratie", estime le président par intérim du parlement

Source: ADI

Dans son discours d’ouverture lors du lancement des travaux de la IVe séance publique de la IIe session ordinaire, le président par intérim de l’Assemblée nationale, M. Mohamed Ali Houmed, a tout d’abord souhaité la bienvenue à ses collègues de l’USN. M. Mohamed Ali Houmed a, par ailleurs, évoqué ce que représente pour lui-même et pour l’ensemble des membres de cette institution l’arrivée dans l’hémicycle des élus de l’opposition. Saluant le rôle joué par M. Guedi Hared dans les négociations qui ont abouti à la signature de l’accord-cadre du 30 décembre 2014, il a indiqué que "ces négociations n’auraient pu avoir un dénouement heureux sans la participation active du chef de l’Etat". "C’est sa volonté sans cesse renouvelée de voir les deux parties trouver un terrain d’entente qui a fait la différence", a-t-il dit. Nous reproduisons ci-après l’intégralité du discours de M. Mohamed Ali Houmed, président par intérim de l’Assemblée nationale : "Chers collègues, nous voilà donc à l’issue d’une crise qui aura duré presque 20 mois. Tout au long de ces 20 mois, la représentation nationale n’avait qu’un seul souhait : voir nos collègues de l’USN intégrer le giron parlementaire. Et Dieu merci, aujourd’hui que ce souhait est exaucé, et en tant que Président par intérim de cette auguste assemblée, vous comprendrez pourquoi je suis plus que comblé de voir réunis tous les protagonistes de la représentation nationale dans cet hémicycle ! Mes chers collègues, nous voilà donc rassemblés dans un lieu qui par excellence, représente la souveraineté nationale. J’aimerais que nous tous ici présents, nous en mesurions l’importance et la portée. J’aimerais en effet que nous tous ici présents nous puissions apprécier l’honneur qui nous est fait de représenter le peuple, de parler et de légiférer en son nom. C’est un privilège comparable à nul autre ! C’est un privilège, chers collègues, mais c’est aussi une responsabilité qui mérite qu’on s’y engage pleinement. Mes chers collègues, le rassemblement d’aujourd’hui signe sans conteste, le début d’une nouvelle ère parlementaire. Certes, notre parlement, depuis l’indépendance du pays en 1977, a eu le temps de se métamorphoser. Le multipartisme intégral, ainsi que l’entrée des femmes dans l’hémicycle ont sans doute constitué des moments d’évolutions et de progrès de notre jeune démocratie. Mais à mes yeux la présence côte à côte d’une majorité et d’une opposition parlementaire constitue un nouveau challenge pour notre démocratie. C’est une nouveauté qu’il va nous falloir désormais intégrer dans nos habitudes et dans notre façon de faire de la politique. Mais à vrai dire, cette nouveauté est une richesse qui constitue un supplément dans le fonctionnement de notre démocratie. Nous devons la percevoir en tant que telle. Bien sûr, nous devrons nous habituer, opposition comme majorité, à fonctionner avec ce nouveau logiciel. Mais je suis de tempérament optimiste et je pense qu’opposition comme majorité, nous sommes assez aguerris pour nous familiariser assez rapidement avec cette nouvelle donne. Car au-delà des clivages politiques qui nous différencient, il y a avant tout le substrat républicain qui nous cimente. Car ce sentiment républicain qui nous anime est assez fort pour nous protéger des discordes et des polémiques qui pourraient parasiter et vicier les travaux parlementaires. Quand à moi, en tant que Président par intérim, je veillerai personnellement afin que notre assemblée soit avant tout un lieu où se confrontent des idées, un lieu où s’organisent des débats et, enfin un lieu où se formulent des propositions. Je vous remercie de votre attention et bienvenue encore à nos collègues de l’USN".

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