"Devant le peuple souverain, je me porte d’ores et déjà garant pour que chacun des termes de cet accord soit respecté et soit pleinement traduits dans les actes", déclare le Président Guelleh

Par AAD | 30 décembre 2014
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"Devant le peuple souverain, je me porte d’ores et déjà garant pour que chacun des termes de cet accord soit respecté et soit pleinement traduits dans les actes", déclare le Président Guelleh

Source: ADI

Dans un remarquable discours qu’il a prononcé aujourd’hui lors de la cérémonie de signature de l’accord-cadre entre le gouvernement et la coalition de l’opposition, le chef de l’Etat a dévoilé sa vision de la démocratie Djiboutienne qui, selon lui, a pour socle la préservation de l’intérêt suprême de la Nation. "Cet accord, a-t-il dit, vivifie notre idée de la démocratie djiboutienne qui est bâtie sur le dialogue, le consensus, la sagesse et la préservation de l’intérêt suprême de la Nation". Saluant tout particulièrement les députés de l’opposition qui feront prochainement leur entrée à l’Assemblée Nationale, le Président Guelleh a par ailleurs tenu à rappeler les attentes du peuple djiboutien. "Nos concitoyens exigent de la classe politique qu’elle se mobilise autour des questions essentielles, celles qui les touchent au plus près dans leur quotidien. Et les sujets ne manquent pas", a insisté le Président Ismail Omar Guelleh. "Responsables de la majorité comme de l’opposition, nous sommes de ce fait, dépositaires d’attentes immenses qui appellent au dépassement de soi et à un sens élevé du devoir", a-t-il ajouté. Lire ci-après le discours du chef de l’Etat dans son intégralité : Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons Mesdames et Messieurs, Mes chers compatriotes, L’accord politique que nous entérinons aujourd’hui est le bienvenu. Il vivifie notre idée de la démocratie Djiboutienne qui est bâtie sur le dialogue, le consensus, la sagesse et la préservation de l’intérêt suprême de la Nation. Il sied, dans ses conditions, de féliciter toutes celles et ceux, responsables politiques ou acteurs de la société civile, qui ont facilité les échanges, ont su maintenir la sérénité du dialogue et ainsi faire aboutir cet accord. Certes, le chemin parcouru pour y parvenir fut sinueux mais il a eu le mérite d’avoir fait mûrir les acteurs politiques sur le sens profond de leur engagement en politique qui est avant tout d’être au service des Djiboutiens et de la République. En effet, si nous pouvons regretter les deux années d’incompréhension et de mésententes qui ont tendu le climat politique, nous ne pouvons que nous réjouir, aujourd’hui, que tous les partis se soient accordés sur l’essentiel ; sur ce qui les rassemblent au-delà des clivages idéologiques ; je parle bien entendu, du sens de la patrie et de la cohésion nationale. C’est parce que chacun a su mettre de coté certains a priori et certains égoïsmes qu’ont pu émerger les compromis nécessaires pour dépasser les mésententes. Maintenant que nous nous sommes accordés sur les modalités du débat politique, le temps est venu de se mettre au travail. Chacun avec les responsabilités qui sont les siennes doit se mettre au travail et faire honneur au peuple souverain qui l’a investi de la lourde charge de porter, pour un temps, leurs aspirations. Je voudrais saluer particulièrement ici les députés de l’opposition qui feront prochainement leur entrée à l’Assemblée Nationale. Il était grand temps de déplacer les débats dans leur cadre légitime pour l’enrichir des contributions des uns et des autres. Ainsi, à la majorité de proposer et de soutenir la réalisation des projets du gouvernement; à l’opposition, en tant force de contre-proposition, de participer pleinement à la chose publique et de présenter de véritables alternatives. C’est là, à mon sens, la meilleure façon de contribuer de manière constructive au débat public et d’en sortir, grandis. Mesdames et Messieurs, Nos concitoyens exigent de la classe politique qu’elle se mobilise autour des questions essentielles, celles qui les touchent au plus près dans leur quotidien. Et les sujets ne manquent pas. Responsables de la majorité comme de l’opposition, nous sommes de ce fait, dépositaires d’attentes immenses qui appellent au dépassement de soi et à un sens élevé du devoir. C’est pourquoi nous ne pouvons nous permettre d’être pris dans des controverses qui sont autant de contretemps à l’action sociale. Certes, si nos singularités enrichissent notre pluralisme, les ambitions que nous nourrissons pour notre pays doivent, seules, guider nos réflexions et nos actions. Notre premier effort doit aller rapidement à la concrétisation de cet accord. Aussi, devant le peuple souverain je me porte d’ores et déjà garant pour que chacun des termes de cet accord soit respecté et soit pleinement traduits dans les actes. Pour cela, je ne ménagerais aucun effort, ni ne tolérerais la moindre désinvolture qui compromettrait la bonne marche de notre démocratie. Vive la République de Djibouti. Je vous remercie.

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