L’UNFD lance la troisième campagne nationale d’activisme contre les violences faites aux femmes

Par AAS | 25 novembre 2012
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L’UNFD lance la troisième campagne nationale d’activisme contre les violences faites aux femmes

Source: ADI

L’Union Nationale des Femmes Djiboutienne (UNFD), en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations Unis pour les Réfugiés (HCR), a lancé aujourd’hui au camp d’Ali Addé la troisième édition de la campagne d’activisme contre les violences faites aux femmes. Le lancement de cette campagne d’envergure, qui coïncide avec la célébration de la Journée International pour l’élimination de la violence, a été lancé officiellement par la vice-présidente de l’UNFD, Mme Aicha Mohamed Gaas, et le préfet de la région d’Ali-Sabieh, M. Mohamed Waberi Assoweh. La célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes marque également le début des 16 Journées de mobilisation contre la violence sexiste, jusqu’au 10 décembre, où est célébrée la Journée des droits de l’Homme. Le thème retenue de cette année est "de la paix chez soi à la paix dans le monde : défions le militarisme et arrêtons la violence contre les femmes". La cérémonie qui s’est déroulée au sein du camp des réfugiés d’Ali-Addé a vu la présence de nombreuses personnalités et un demi millier des réfugiés dont en majorité des femmes. Le fait que cette campagne soit lancée à Ali-Addeh est tout un symbole pour l’UNFD car, dans ce cadre, le travail de l’organisation commence à porter ses fruits et les habitudes commencent à changer de manière progressive. Il y a trois ans encore, les violences domestiques étaient un sujet tabou, et les femmes avaient peur d’en parler. Et depuis l’ouverture du centre d’écoute et grâce aux campagnes de sensibilisation et d’information effectuées par l’organisation féminine, elles arrivent à venir au centre pour dénoncer les violences dont elles sont victimes, quelles qu’en soient les formes. Même au niveau des hommes, le changement est palpable, ne serait-ce que parce qu’ils savent qu’il y a désormais une structure pour protéger les femmes victimes de violences. S’exprimant en premier à cette occasion le chef du bureau de l’ONARS a indiqué que l’office en sa qualité de responsable de la gestion des camps de réfugiés d’Ali-Addeh et de Holl Holl, est disposé à apporter sa pierre à l’édifice d’une culture de paix et de respect des droits basiques des femmes réfugiés. Il sera suivi au micro par le chef de poste administratif d’Ali-Addeh M. Chabain Moussa. Ce dernier a profité de l’occasion pour rendre hommage à l’Union des Femmes pour cette campagne. Le préfet de la région d’Ali-Sabieh, M. Mohamed Waberi, a souligné que depuis la création du centre d’écoute par l’UNFD, des progrès tangibles ont été enregistrés dans la lutte contre la violence faite aux femmes. Cette troisième édition de la campagne de 16 jours est une initiative d’envergure qui va mettre en œuvre d’intenses activités pour mobiliser et sensibiliser les communautés refugiés et locales sur les conséquences dramatique de la violence perpétrée contre les femmes. Effectivement, cette compagne des 16 jours d’activisme s’inscrit dans la droite ligne des réalisations des objectifs de l’UNFD qui est de prévenir, protéger et fournir les prestations et les services essentiels pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles. Toutes les couches sociales, à savoir les femmes, les jeunes, les hommes, les personnes âgées, les leaders religieux et les personnes handicapées, seront associées à ces activités. Aussi, des séminaires d’informations seront organisés pour les autorités locales, les enseignants, le personnel médical et d’autres. Dans cette campagne, l’UNFD a pour partenaire le HCR et la représentante adjointe de cette agence onusienne, Mme Mylène Ahounou, a pour sa part affirmé que "les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes constituent une campagne à laquelle le HCR accorde la plus haute importance." Après ces interventions, c’est fut au tour de la vice-présidente de l’UNFD de prendre la parole pour lancer officiellement la campagne en ces termes : "Aujourd’hui, en cette journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes, nous réaffirmons notre engagement perpétuel et déterminé pour dire non à la loi du silence et au fatalisme face à la violence". Nos pensées en cette journée, a poursuivi Mme Aicha Mohamed Gaas, se tournent vers les innombrables femmes et filles pour qui la violence et les menaces de violence sont une réalité quotidienne. "Cette violence détruit des familles et des communautés et ne connait aucune frontière sociale, économique, raciale ou géographique", a-t-elle ajouté. Notons que la violence fondée sur le sexe a également des effets néfastes sur l’ensemble de la société. Par le biais de cette campagne, l’UNFD et le HCR invitent tout un chacun de s’engager dans ce combat en remettant en cause les stéréotypes dépassés. Car la violence contre les femmes n’est pas une affaire privée. Il s’agit d’une violation des droits humains et un problème mondial urgent. Rappelons qu’en 1999, l’Assemblée générale des Nations Unies a fixé au 25 novembre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Le problème de la violence à l’encontre des femmes et des jeunes filles atteint les proportions d’une pandémie. Au moins une femme sur trois dans le monde a déjà été battue, contrainte à avoir des rapports sexuels ou a été victime d'autres mauvais traitements.

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